9.6.04

Mariage homosexuel

Mon étonnement ne cesse de grandir face aux multiples réactions stupides pour condamner le mariage homosexuel. Citons un commentateur anonyme de ce blog, qui a l'avantage de résumer le seul vrai argument des opposants au mariage homosexuel :

"C'est quand même un formidable coup de novlangue vous trouvez pas ?! "mariage homosexuel"...

on aurait pu employer le mot union, alliance, groupement, accord, pacte... mais non, on emploi le mot mariage. Alors que tout le monde sait bien que le mot mariage traine des casserolles conceptuelles telles que la famille, l'adoption, les enfants, l'héritage, etc..."


Je suis opposé à l'étatisation du mariage, mais cette idée ne risque pas de traverser l'esprit d'un homme politique avant longtemps.
Alors en attendant, voilà quelques vraies bonnes raisons pour ouvrir le mariage aux homosexuels. On voit ici en quoi le mot mariage et le passage devant le maire a une réelle importance pour les homosexuels... à condition bien sûr que l'expression "égalité des droits" ait toujours une signification.

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19 commentaires

Blogger Chitah a écrit...
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
à 4:32 PM
 
Blogger Chitah a écrit...
Ce tableau comparatif est éloquent: les homos sont des citoyens de seconde zone.

A notre époque, les hommes de l'Etat sont bien trop malins pour persécuter directement une catégorie de gens. La technique actuelle est au contraire de favoriser une catégorie, de lui octroyer un privilège.

Ce qui revient au même, et est tout à fait abject.

Politicien, tu n'es pas mon ami.
à 4:34 PM
 
Anonymous Anonyme a écrit...
Le commentateur anonyme s'appelle Richard M. si vous aviez pris la peine de trouver un système ou les lecteurs pouvaient laisser ne serait ce qu'un pseudo sans s'enregistrer, je l'aurais laissé en première instance.

Deuxio, je ne me bat pas contre ou pour le mariage homosexuel du point de vu des privilèges qui sont accordés autre que ceux qui échoient naturellement à la famille hétérosexuelle. La famille, le couple hétérosexuel est naturellement capable de procréer donc seul le couple hétérosexuel à le droit d'élever des enfants.

La partie financière, je m'en fout et je vous laisse ca. Si vous croyez que la première raison des couples qui se marient est la thune, vous vous plantez.

Et pour terminer. Le mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme devant une autorité administrative OU religieuse. C'est pas l'union de deux hommes ou de deux femmes devant un maire.

Je suis navré d'être parmis les individus mariés pour lesquels le Mariage à encore un sens.
à 5:27 PM
 
Blogger pourceau d'Epicure a écrit...
Cher Richard M.,

Sachez que nous apporterons les modifications techniques indispensables à notre blog dès que possible.

Permettez moi de ne pas trouver l'implication qui lie vos deux propositions, à savoir 1)"
le couple hétérosexuel est naturellement capable de procréer" et 2) "seul le couple hétérosexuel à le droit d'élever des enfants". Vous m'instruiriez en me l'expliquant.

Bien que les finances ne vous intéressent que peu dans le cadre de notre discussions, notez bien que je m'intéressais dans mon article à l'égalité des droits.

La suite de votre message manque d'argument et me paraît confuse. Nous avions bien compris que dans l'état actuel de la loi le mariage civil ne concerne pas deux hommes ou deux femmes.

Cependant, c'est bien l'Etat qui fait que ce mariage donne des privilèges aux couples qui y ont accès et en font la demande.

Enfin, ne soyez pas navré, même si je me permets d'ajouter qu'à ma connaissance, "mariage" n'est pas une marque déposée.
à 5:46 PM
 
Anonymous Anonyme a écrit...
"Vous m'instruiriez en me l'expliquant."

Cherchez un peu savoir laquelle des deux unions est féconde et à même d'offrir l'environnement multiculturel (au sens bipolarité sexuelle) propice au développement intellectuel et émotionnel le plus optimal des enfants. La suite coule de source…

"l'égalité des droits."

Quel droits ? droits ou privilèges; il faudrait savoir… les privilèges de l'état, tout le monde vous les laisse. Mais Le droit que la nature à octroyé aux couples hétérosexuels de procréer et par conséquent d'élever les enfants, je crois que cela ne se discute pas tant l'avis est partagé au niveau des spécialistes de l'enfance. Tiens, pour une fois j'adopterai avec plaisir le principe de précaution !

"La suite de votre message manque d'argument et me paraît confuse."

Employez correctement le mot "droit" sans pour autant le confondre avec privilège et ensuite nous rediscuterons de cela. Employez correctement le vocabulaire sans utiliser les tournures de langage des collectivistes et ensuite nous en reparlerons. Ensuite, dites clairement ce que vous voulez que les homosexuels aient et on pourra discuter parce que là, ils avancent à pas de loup… pourquoi ?

"Enfin, ne soyez pas navré, même si je me permets d'ajouter qu'à ma connaissance, "mariage" n'est pas une marque déposée."

Mariage n'est pas une marque déposée. OK ? alors on va commencer à rassembler tous les courants politiques sous le terme libéraux ou libertarien, ou anarcho capitaliste. Comme ca, à travers l'histoire, il y a eu les libéraux-nazis, les libéraux communistes, les libéraux socialistes, les libéraux neo cons… ou pire, les anarcho capitalistes nazis, ca sonne bien non ? Ben ouais, vous comprendrez, il étaient anarcho capitalistes mais aussi nazis, voulaient bien échanger pacifiquement mais pas avec les juifs, surtout pas… ou alors les libéraux nationalistes… etc. on peu continuer comme ca pendant longtemps. Ca s'appelle de la novlangue tout ca !

Richard M.
à 6:22 PM
 
Blogger Anonymat a écrit...
J'aime bien ce que dit Richard.
Je rappelle que moi aussi, ce qui me gêne en premier, c'est l'intitulé de la chose : l'union de deux personnes du même sexe n'est pas un mariage; l'expression de "mariage homosexuel" est un oxymoron.

Le fait que nos médias utilisent volontairement cette expression à des fins évidentes de propagande est assez révélateur.
à 6:46 PM
 
Blogger pourceau d'Epicure a écrit...
Il n'y a toujours pas de relation de droit naturel dans ce que vous disiez, mais puisque vous vous engagez sur un terrain utilitariste, je peux vous répondre.
Je ne nie pas que d'avoir une mère et un père soit une meilleure chose que de ne pas en avoir pour des enfants.
Mais il conviendrait de ne pas oublier qu'un enfant adopté n'avait pas a priori ces parents pour l'élever. Il y a certainement des couples homosexuels incapables d'élever des enfants, et qu'ils soient proportionnellement plus nombreux dans cette incapacité que les couples hétérosexuels (ce qu'il faudrait déjà prouver) ne suffit pas pour imposer une interdiction.

Sur la question des droits, je parlais précisément de "droits" dans l'état actuel des choses, c'est à dire au sens de la loi, et vous seriez bien naïf d'avoir cru le contraire, car j'aurais été bien incohérent. Dans tous les cas, permettez moi de préférer l'égalité des droits à toute autre répartition arbitraire.

Si "les droits" dans le sens collectiviste est une expression qui vous déplaît, remplacez par "privilège" dans mon précédent paragraphe. Vous noterez cependant qu'au sens strict ce mot n'est pas plus approprié lorsque le privilège consiste à voler moins les uns que les autres.

Pardonnez-moi encore une fois d'utiliser le mot mariage, consacré par l'Etat pour désigner une classe favorisée juridiquement et fiscalement. Si votre refus de ce mot pour parler de l'union de deux personnes du même sexe, voire d'un plus grand nombre d'individus, est fondée sur une réelle analyse linguistique plutôt que sur un conservatisme appuyé par un dictionnaire qui peut évoluer, merci de m'en faire part afin que je puisse me corriger à l'avenir.
à 7:19 PM
 
Blogger Chitah a écrit...
>>>>Quel droits ? droits ou privilèges; il faudrait savoir… les privilèges de l'état, tout le monde vous les laisse. Mais Le droit que la nature à octroyé aux couples hétérosexuels de procréer et par conséquent d'élever les enfants, je crois que cela ne se discute pas tant l'avis est partagé au niveau des spécialistes de l'enfance. Tiens, pour une fois j'adopterai avec plaisir le principe de précaution !

Tous les économistes français disent qu'un petit niveau de protectionisme est bénéfique à l'économie. La démonstration du contraire doit dater de 300 ans environ, peut-être plus.

Mais j'ai plus important à dire.

Actuellement, je suis assis à mon bureau, et je me tiens mal. Je me fais probablement très mal au dos dans cette position, n'importe quel spécialiste du dos vous le dira, le consensus est planétaire à ce sujet.

La question est: pourquoi, face à ce gachis de mon corps, Richard n'essaie pas d'intervenir pour que mon dos aille mieux, de même qu'il s'enorgueillit d'agir au nom d'un principe de précaution, s'agissant de protéger les zzzzzenfants?

En fait, Richard, je pense que ce qui te gène est dans la liste qui suit (je me trompe peut-être:
- un authentique conservatisme, que je partage personellemnt en partie(mais mes goûts, tout le monde s'en fout, n'est-ce pas), que tu comptes appliquer à tout l'univers. Richard ne veut pas que des homos élèvent des enfants, en somme, ce qui me différencie de toi. Moi, je n'en ai rien à cirer.
- "salir un mot, c'est me salir moi": la valeur de ton mariage ne dépend pas de la définition que je donne, moi, Chitah au mot "mariage". Si c'est le cas, c'est inquiétant. Il n'y pas très longtemps (c'est véridique), j'ai assisté en tant que témoin au mariage de deux chiens. Quel est ton problème à ce sujet?
- Etant dans la position des privilégiés (ton union est reconnue par le big boss, tu as le droit d'élever des enfants, etc...), il te paraît facile de dire "ces privilèges, on vous les laisse", je demande à voir quand même.
- enfin, cette histoire de "droit d'élever des enfants" est pour le moins très floue, tant la notion de famille a évolué au cours des siècles (depuis l'origine de l'homme). Cependant, je pense que c'est une conviction générale chez toi (dis moi si je me trompe), pas seulement liée au cas des homos)
à 7:53 PM
 
Anonymous Anonyme a écrit...
"Tous les économistes français disent qu'un petit niveau de protectionisme est bénéfique à l'économie."

Quel est le rapport ?

"Actuellement, je suis assis à mon bureau, et je me tiens mal."

Je m'en moque, tu fais ce que tu veux à toi-même.

"La question est: pourquoi, face à ce gachis de mon corps, Richard n'essaie pas d'intervenir pour que mon dos aille mieux, de même qu'il s'enorgueillit d'agir au nom d'un principe de précaution, s'agissant de protéger les zzzzzenfants?"

parce que, au cas ou tu n'aurais pas compris la signification de la différence, quand tu décide de faire du mal à ton dos, c'est toi qui entreprends l'action sur toi même. Quand tu confies un enfant à une famille d'accueil, tu confies le devenir d'un mineur qui n'a aucune autre possibilité que celle de te faire confiance. Maintenant, que tu n'aie aucun sens moral, aucun sens des responsabilités ni des valeurs ne regarde que toi, mais de grâce ne fait pas subir aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse subir.

"un authentique conservatisme"

eh oui, je ne vais pas aller voter pour les verts demain… j'aime le progrès, mais pas quand il met en jeu des expériences sur des tiers non volontaires.

"que tu comptes appliquer à tout l'univers. Richard ne veut pas que des homos élèvent des enfants, en somme, ce qui me différencie de toi. Moi, je n'en ai rien à cirer."

C'est juste une question de morale et de responsabilité en somme.

"salir un mot, c'est me salir moi"

ce n'est pas exactement ce que j'ai dit. J'ai dit : un mot à un sens que l'on tente de détourner en accolant des mots au sens totalement différent. On appelle cela de la novlangue.

"Quel est ton problème à ce sujet?"

On ne parle pas des chiens mais des homo sapiens sapiens.

"Etant dans la position des privilégiés

ah ah ah… parce que je suis hétéro, je suis dans la position des privilégiés et je dois la fermer ? C'est un peu facile comme raisonnement… pour rappel, quand je n'étais pas marié, je tenais déjà ce discours, merde je suis hétéro je dois la fermer alors ?

"tu as le droit d'élever des enfants"

à la base c'est la nature qui me confère cette capacité…

"il te paraît facile de dire "ces privilèges, on vous les laisse", je demande à voir quand même."

Ces privilèges sont du même ressort que la discrimination positive puisqu'ils ont trait à compenser des risques personnels par la société. N'étant pas a priori pour la discrimination positive je ne peux pas être en faveur de telles mesures.

"enfin, cette histoire de "droit d'élever des enfants" est pour le moins très floue"

floue ? que je sache la base n'a pas changé : un père et une mère élève les enfants du moins dans la plupart des cas. Mais il faut dire que dans l'atmosphère libertine imposée par l'état, la dégradation des valeurs et la déstructuration de la famille est le premier pas vers la société sans classe.

"tant la notion de famille a évolué au cours des siècles (depuis l'origine de l'homme)."

Vas-y expliques donc !

"Cependant, je pense que c'est une conviction générale chez toi (dis moi si je me trompe), pas seulement liée au cas des homos)"

quand on parle d'adultes consentants, je n'ai jamais rien à redire…

Richard.
à 10:59 AM
 
Blogger melodius a écrit...
Cher Richard,

Il me semble que nous ne parlons pas tout à fait de la même chose: le mariage n'emporte pas nécessairement le "droit" de faire des enfants et, inversément, la fertilité du couple n'est pas une condition du mariage.

Cela étant, j'estime que lorsqu'on affirme qu'être élevé par un couple homo nuirait à l'enfant, on supporte la charge de la preuve. En attendant, je ne vois pas de raison de limiter la liberté des gens. A vous de jouer donc, si vous voulez convaincre ceux qui ne sont pas de votre avis !

Deuxièmement, personne ici ne plaide pour (ou contre d'ailleurs) le mariage religieux homosexuel; cela ne regarde évidemment que les églises, synagogues, etc. qui sont libres de marier ou non qui elles veulent.

Troisièmement, votre déplaisir à l'usage du mot "mariage" pour qualifier quelque chose qui ne vous plait pas est strictement votre problème. Il n'y a pas de droit à ne pas éprouver de déplaisir. Tough luck.

Quatrièmement, en ce qui concerne l'accusation souvent entendu de pratiquer la novlangue et tout le tintouin, accusation qui souvent d'ailleurs vient bien opportunément remplacer toute argumentation, la société évolue et la langue avec elle. Si à titre personnel, il vous plait de désigner ce que d'autres appellent le "mariage homosexuel" par une expression correspondant plus à vos sentiments, genre "accrochage de trombones à coulisse", faites donc.

Pour nous, le problème de fond est que nous ne voyons pas pourquoi certains contribuables devraient être discriminés par rapport à d'autres, A la réflexion, vous le noterez avec intérêt, pareilles discriminations sont d'ailleurs l'essence-même de l'état social-démocrate.

Enfin, le fait que la gauche défende, souvent pour de mauvaises raisons, le mariage homo ne nous paraît pas une raison suffisante pour s'y opposer.
à 11:03 AM
 
Anonymous Anonyme a écrit...
"le mariage n'emporte pas nécessairement le "droit" de faire des enfants"

pardon ? vous voulez sans doute dire que le mariage n'en a pas l'exclusivité ? mais d'une manière générale il y a un point commun entre faire des enfants, les élever, en adopter et pour se marier, cette condition sine qua non est être un couple hétérosexuel.

"la fertilité du couple n'est pas une condition du mariage."

Que dans la salle les individus mariés me disent ceux qui se sont mariés pour fonder une famille ?

"Cela étant, j'estime que lorsqu'on affirme qu'être élevé par un couple homo nuirait à l'enfant, on supporte la charge de la preuve."

Seriez vous prêt à prendre la responsabilité de gâcher une vie pour le plaisir de l'idée sachant que l'enfant n'est pas à même de faire le choix qui convient ?

"En attendant, je ne vois pas de raison de limiter la liberté des gens."

Ce n'est pas limiter la liberté des gens que de leur interdire de tuer leur voisin ! Si ? C'est sensiblement la même chose dans le cas présent : il est interdit de jouer avec la vie d'un autre pour le plaisir de se dire qu'on est libre d'exercer une faculté que la nature refuse (l'union homosexuelle étant par nature stérile).

"A vous de jouer donc, si vous voulez convaincre ceux qui ne sont pas de votre avis !"

C'est un renversement de preuve à charge. A vous de prouver que jouer avec la vie d'un tiers, mineur, est sans conséquence sur sa vie future. Et qu'arrivé à l'age adulte il ne viendra pas vous tenir rigueur de ce vous avez pu lui faire…

"Deuxièmement, personne ici ne plaide pour (ou contre d'ailleurs) le mariage religieux homosexuel; cela ne regarde évidemment que les églises, synagogues, etc. qui sont libres de marier ou non qui elles veulent."

Non, c'est juste une plaidoirie pour le mariage homosexuel civil… et c'est déjà suffisant.

"Troisièmement, votre déplaisir à l'usage du mot "mariage" pour qualifier quelque chose qui ne vous plait pas est strictement votre problème."

Ce n'est pas mon déplaisir, c'est un problème simple de compréhension mutuelle et de but politique.

"Quatrièmement, en ce qui concerne l'accusation souvent entendu de pratiquer la novlangue et tout le tintouin, accusation qui souvent d'ailleurs vient bien opportunément remplacer toute argumentation, la société évolue et la langue avec elle."

Le problème n'est pas que la société évolue et le langage avec elle, mais que des individus souhaitent que la société évolue selon leur conception du monde et emploient pour cela un vocabulaire dévoyé (dans les médias) afin de jeter le trouble et la confusion. Que vous n'arriviez pas à comprendre cette "simple" manipulation politique me choque profondément, à moins que vous n'ayez un intérêt personnel dans la chose, auquel cas je comprendrais tout.

"Pour nous, le problème de fond est que nous ne voyons pas pourquoi certains contribuables devraient être discriminés par rapport à d'autres, A la réflexion, vous le noterez avec intérêt, pareilles discriminations sont d'ailleurs l'essence-même de l'état social-démocrate."

Pour moi, le problème de fond n'est pas une seule seconde la partie financière mais le reste de l'équation qui est englobé avec et dont personne ne semble vouloir parler… si ce n'est rappeler le droit de tout le monde d'être égal, sauf les enfants… qui n'ont que le droit de fermer leur gueule et d'aller ou on leur dit d'aller.

"Enfin, le fait que la gauche défende, souvent pour de mauvaises raisons, le mariage homo ne nous paraît pas une raison suffisante pour s'y opposer."

Mais cela aurait du vous mettre la puce à l'oreille… et par obsession idéologique, vous faites fi du bon sens.

Richard.
à 12:09 PM
 
Blogger pourceau d'Epicure a écrit...
Richard,

Dans votre précédent post, vous dites ceci :

"pardon ? vous voulez sans doute dire que le mariage n'en a pas l'exclusivité ? mais d'une manière générale il y a un point commun entre faire des enfants, les élever, en adopter et pour se marier, cette condition sine qua non est être un couple hétérosexuel."

Vous soutenez cette thèse depuis le début et j'insiste sur le fait que vous n'avez en aucune manière montré que l'on peut déduire des lois de la nature la légitimité d'une interdiction politique de l'élevage d'enfants par des homosexuels.

Je vous prie de bien vouloir cesser d'employer de postuler des propositions réfutables. Songez bien que vous ne pouvez attendre de vos interlocuteurs une discussion de qualité si vous refusez d'adopter une rigueur scientifique.

"Seriez vous prêt à prendre la responsabilité de gâcher une vie pour le plaisir de l'idée sachant que l'enfant n'est pas à même de faire le choix qui convient ?"

Tant que l'enfant n'est pas à même de prendre une décision, c'est à ses parents qu'il convient de le faire. Si ceux-ci ne sont plus, c'est à celui qui l'aura recueilli et ce tant que l'enfant ne manifeste pas son rejet de cette personne et tant qu'aucune agression n'est commise par cette personne contre lui.

Comme vous êtes ambigu sur ce point, je vous laisse le bénéfice du toute en comprenant que vous dites que certains des enfants élevés par des homosexuels pourraient avoir leur vie gâchée.

D'une part l'appréciation d'une vie gâchée est soit subjective soit arbitraire jusqu'à preuve du contraire. D'autre part, il est évident que seuls des déséquilibres de l'ordre de l'émotionnels ne peuvent préjuger de la qualité de la vie menée par l'individu en question.

Enfin, et je vous ai déjà interpellé sur ce point, les enfants confiés à des couples homosexuels sont des enfants sans ses parents pour les élever.

Les autres options pour eux sont les orphelinats -on trouve mieux pour démarrer sa vie- ou des familles hétérosexuelles en nombre insuffisant et souvent moins performantes que ce que vous devez attendre des couples homosexuels sur le plan de l'éducation.

"Le problème n'est pas que la société évolue et le langage avec elle, mais que des individus souhaitent que la société évolue selon leur conception du monde et emploient pour cela un vocabulaire dévoyé (dans les médias) afin de jeter le trouble et la confusion."

Il me semble que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Certaines similitudes avec le mariage au sens ou vous l'entendez permettent sans aucune restriction de faire l'association de mots "mariage homosexuel". La langue ne se décrète pas cher monsieur. C'est une construction sociale, dynamique, composée de mots et de règles conventionnelles. Il n'y a pas ici infraction à ces règles.
à 2:13 PM
 
Anonymous Anonyme a écrit...
"Vous soutenez cette thèse depuis le début et j'insiste sur le fait que vous n'avez en aucune manière montré que l'on peut déduire des lois de la nature la légitimité d'une interdiction politique de l'élevage d'enfants par des homosexuels."

Alors de quel droit êtes-vous libre de disposer de votre corps et des biens que vous êtes capable de produire ?

"Je vous prie de bien vouloir cesser d'employer de postuler des propositions réfutables. Songez bien que vous ne pouvez attendre de vos interlocuteurs une discussion de qualité si vous refusez d'adopter une rigueur scientifique."

Sachez que si vous n'adoptiez pas une attitude libertaire/libertine totalement dénuée de sens moral et de valeurs vous obtiendrez un discours totalement différent. Mais si c'est la manière des anarcho capitalo libertaires libertins de traiter les autres, alors je comprends bien votre isolement.

"Tant que l'enfant n'est pas à même de prendre une décision, c'est à ses parents qu'il convient de le faire. Si ceux-ci ne sont plus, c'est à celui qui l'aura recueilli et ce tant que l'enfant ne manifeste pas son rejet de cette personne et tant qu'aucune agression n'est commise par cette personne contre lui."

Je crois que vous ne comprenez pas un traître mot de la problématique de l'adoption et des responsabilités qu'elle génère. Soit. Je vais répéter. L'environnement fait partie des déterminismes qui vont influencer sur la vie sociale mais aussi sur la psyché de l'individu. N'étant pas à même de déterminer les facteurs, et jouant avec la vie d'un individu, dont vous vous moquez éperdument, il n'est pas possible de se permettre une telle expérience. Le bon sens veut que l'enfant soit placé dans des conditions propices à son développement et qui se doivent de respecter la nature de sa condition d'être humain : a savoir évoluer entre un père et une mère, reflet de ses parents biologiques.

"D'une part l'appréciation d'une vie gâchée est soit subjective soit arbitraire jusqu'à preuve du contraire."

C'est bien là le problème, c'est pourquoi la prudence est plus que de rigueur. Qui êtes vous pour vous permettre de juger qu'un environnement hétérosexuel est moins bien qu'un environnement homosexuel. C'est du relativisme comme on en fait plus !

"D'autre part, il est évident que seuls des déséquilibres de l'ordre de l'émotionnels ne peuvent préjuger de la qualité de la vie menée par l'individu en question."

Pourquoi seulement ca ?

"Enfin, et je vous ai déjà interpellé sur ce point, les enfants confiés à des couples homosexuels sont des enfants sans ses parents pour les élever."

Et il y a des milliers de parents hétérosexuels potentiels à qui l'on refuse chaque année l'adoption. Je ne vois pas pourquoi les homosexuels auraient ce droit alors qu'ils ne sont fondamentalement pas... hétérosexuels (la normalité, vous savez ?).

"Les autres options pour eux sont les orphelinats -on trouve mieux pour démarrer sa vie- ou des familles hétérosexuelles en nombre insuffisant et souvent moins performantes que ce que vous devez attendre des couples homosexuels sur le plan de l'éducation."

Point de vue strictement personnel… (magnifique attitude provocatrice tout de même, et après on me dit que je suis utilitariste alors que vous développez toutes les facettes de la chose, lol)

"Il me semble que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez."

C'est bien ca le problème, ou va t'on ? C'est la question que je me pose sans pouvoir trouver autant de réponses que je le souhaiterai. Malheureusement, partant des données que j'ai sur la déstructuration de la cellule familliale, la promotion pornocrate et libertine de l'état et de ses édiles… j'en déduis après moult simulations que ca part en couilles.

"Certaines similitudes avec le mariage au sens ou vous l'entendez permettent sans aucune restriction de faire l'association de mots "mariage homosexuel"."

Si pour vous la famille et le mariage n'ont aucun sens, merci de garder cela pour vous. Il y a plus de 300 000 mille personnes qui y croient chaque année.

"La langue ne se décrète pas cher monsieur."

Ben en tout cas, je ne crois pas que les mots arbres et mariages aient changé de sens au cours des quelques derniers siècles…

"C'est une construction sociale, dynamique, composée de mots et de règles conventionnelles. Il n'y a pas ici infraction à ces règles."

C'est beau le relativisme quand ca parle… il n'y a ni bien, ni mal, juste ce que je décrète moral parce que ca me plait et que je trouve que ca n'est pas contradictoire avec ma vision du bonheur…
à 2:42 PM
 
Blogger pourceau d'Epicure a écrit...
"Sachez que si vous n'adoptiez pas une attitude libertaire/libertine totalement dénuée de sens moral et de valeurs vous obtiendrez un discours totalement différent. Mais si c'est la manière des anarcho capitalo libertaires libertins de traiter les autres, alors je comprends bien votre isolement."

Notre objet n'est pas la morale. Le Droit ne fait traite que de l'emploi de la violence. Interdire par la menace et la violence l'adoption d'enfants est une question de Droit. La morale n'a rien à y faire.

Intéressez vous de plus près au Droit et vous comprendrez mieux.

Pour toutes les phrases que je relève ci-dessous, considérant ce qui a déjà été écrit, je me permets de dire que vous n'êtes pas intellectuellement honnête, à moins qu'il ne s'agisse de vos capacités. Pour cette raison la discussion s'arrêtera ici.

"Qui êtes vous pour vous permettre de juger qu'un environnement hétérosexuel est moins bien qu'un environnement homosexuel. C'est du relativisme comme on en fait plus !"

"Je ne vois pas pourquoi les homosexuels auraient ce droit alors qu'ils ne sont fondamentalement pas... hétérosexuels (la normalité, vous savez ?)."

"Point de vue strictement personnel…" (avez-vous entendu parler de viols de la part de parents sur leurs enfants et de maltraitance ?)

"et après on me dit que je suis utilitariste"

"Si pour vous la famille et le mariage n'ont aucun sens, merci de garder cela pour vous. Il y a plus de 300 000 mille personnes qui y croient chaque année."

"Ben en tout cas, je ne crois pas que les mots arbres et mariages aient changé de sens au cours des quelques derniers siècles…"

"C'est beau le relativisme quand ca parle… il n'y a ni bien, ni mal, juste ce que je décrète moral parce que ca me plait et que je trouve que ca n'est pas contradictoire avec ma vision du bonheur…"
à 3:08 PM
 
Anonymous Anonyme a écrit...
"Notre objet n'est pas la morale. Le Droit ne fait traite que de l'emploi de la violence. Interdire par la menace et la violence l'adoption d'enfants est une question de Droit. La morale n'a rien à y faire."

C'est nouveau ca ?

"Intéressez vous de plus près au Droit et vous comprendrez mieux."

Quant à vous, faites une petite recherche sur la morale et le droit...

"Pour toutes les phrases que je relève ci-dessous, considérant ce qui a déjà été écrit, je me permets de dire que vous n'êtes pas intellectuellement honnête, à moins qu'il ne s'agisse de vos capacités. Pour cette raison la discussion s'arrêtera ici."

C'est bien le comble ca ! Quant aux phrases, elles sont sorties de leur contexte…

""Point de vue strictement personnel…" (avez-vous entendu parler de viols de la part de parents sur leurs enfants et de maltraitance ?)"

et alors ? Le problème n'est pas là puisque pour ce qui ressort de l'adoption, ce genre de "détail" semble être observé…

Ce que je retiens de tout cela, c'est que pour vous, le droit se limite strictement à ce qui tient de votre bon plaisir sans pour autant inclure la responsabilité de vos actes (à aucun moment vous n'y avez fait référence). Que vous séparez droit et morale, alors que ce sont deux points qui, s'ils sont séparés, participent au délitement du tissu même de la société (je vais bien finir par croire que c'est bien de décadence dont on parle)… Que la violence supposée à l'encontre des homosexuels en mal d'adoption est purement fictive…
à 3:54 PM
 
Blogger melodius a écrit...
Cher Richard,

Je note que vous me "suspectez" d'être homosexuel et je dois malheureusement vous détromper; c'est dommage, ma mère me dit que je suis plutôt beau gosse, mais je suis donc irrémédiablement hétéro. Jamais, même durant ma tendre enfance, je n'ai joué avec le zizi/trouduc de mes camarades ou laissé jouer avec mon zizi/trouduc.

Par contre, j'ai déjà lu que les homophobes les plus virulents étaient des pédés refoulés. Si c'est votre cas, comme le laisse supposer votre dégoût irrationnel à l'idée d'être associé à eux par un simple mot, libérez-vous, nous vous acceptons comme vous êtes, pourvu pourtant que vous ne menaciez point nos droits de propriété sur le bas de notre dos. Vous verrez, vous vous sentirez bien mieux !

Cette petite mise au point étant faite, je voudrais attirer votre attention sur la profonde inanité de votre argument selon lequel seuls les hétéros pourraient avoir des enfants parce qu'eux seuls sont capables d'en produire. Remplacez "hétéros" par "personne saine" et "enfants" par "insuline" et pensez aux pauvres diabétiques que votre puissant raisonnement vient de condamner à une mort certaine. Que diable Richard, nous ne vivons plus dans les grottes ! Enfin, en tout cas, les auteurs de ce blog ne vivent plus dans des grottes, peut-être ne faut-il pas généraliser notre cas.

Tout aussi risible est l'affirmation selon laquelle livrer un enfant à des parents homosexuels serait un acte comparable à son assassinat. Je croyais pécher parfois par manque de nuance, mais vous venez fort opportunément me rassurer. Le simple fait que vous êtes obligé de recourir à de telles énormités pour défendre votre point de vue démontre que vous êtes à court d'arguments dignes de ce nom.

En ce qui concerne par ailleurs le lien entre mariage civil et reproduction, je le répète, juridiquement il n'y en a aucun. L'impuissance, la ménopause, etc. ne sont pas des motifs d'annulation du mariage. Ca vous ennuie peut-être, mais ce n'en est pas moins vrai pour autant.

Finalement, vous ignorez peut-être que je suis Belge. C'est une triste condition, mais ça nous épargne au moins un tropisme bien français: de faire systématiquement le contraire de la gauche quand on est de droite et inversément, en ayant de plus l'impression de faire preuve d'un génie tactique digne d'un Chirac dissolvant.

Bon, sur ce, je vous laisse.
à 5:10 PM
 
Anonymous Anonyme a écrit...
Mélodius,

"Je note que vous me "suspectez" d'être homosexuel"

du tout, en fait cela n'intéressait mon propos que si en tant qu'homosexuel vous aviez tenté d'imposer cela…

"Par contre, j'ai déjà lu que les homophobes les plus virulents étaient des pédés refoulés."

Suis je un pd refoulé ? est ce qu'au plus profond de moi (sic) j'ai le désir de me faire ramoner par un autre poilu ? je ne crois pas… en fait, j'ai bien peur de ne pas être homophobe, je me fout de ce que font les gens dans la vie privée du moment que c'est entre adultes consentants. Mais j'ai tendance à monter sur mes grands chevaux quand on parle d'interagir avec des personnes non consentantes ou des enfants… navré donc de vous décevoir sur ce point !

"Remplacez "hétéros" par "personne saine" et "enfants" par "insuline""

à la seule et unique différence que "enfant" est un autre individu et que insuline… ben navré de vous décevoir encore une fois, ben ce n'est pas vivant…

"et pensez aux pauvres diabétiques que votre puissant raisonnement vient de condamner à une mort certaine."

Refuser aux homosexuels la possibilité d'élever des enfants ne les condamne pas à la mort que je sache…

"Que diable Richard, nous ne vivons plus dans les grottes ! Enfin, en tout cas, les auteurs de ce blog ne vivent plus dans des grottes, peut-être ne faut-il pas généraliser notre cas."

Encore une fois c'est admirable la manière que vous avez de manier la langue francaise… Effectivement je ne vit pas dans une grotte, pour la bonne raison que je suis SDF. Mais là n'est pas la question, c'est mon choix et je l'assume.

La chose est que même si nous ne vivons plus dans les grottes, nous ne sommes pas affranchis de notre corps et des lois que la nature lui impose (malgré tous les efforts de la médecine et de la pharmacie).

"Tout aussi risible est l'affirmation selon laquelle livrer un enfant à des parents homosexuels serait un acte comparable à son assassinat."

Je crois que vous n'avez pas saisi la nuance… la nuance ne réside pas dans le fait de commettre ou pas l'assassinat, mais de prendre domination de la vie de l'autre et d'en assumer les conséquences. Dans le cas d'un assassinat les causes, les conséquences et les châtiments sont clairs, même si édulcorés… dans le cas d'un enfant élevé par des parents homosexuels, c'est plus délicat : quelles sont les conséquences, qui devra payer le prix ? Et ma question reste valide : "seriez vous prêt à prendre le risque personnel et d'en assumer les conséquences de confier un enfant à un couple homosexuel ?"

"Le simple fait que vous êtes obligé de recourir à de telles énormités pour défendre votre point de vue démontre que vous êtes à court d'arguments dignes de ce nom."

Le fait que vous ne saisissiez pas la nuance de mon propos me rassure sur le fait que vous ne puissiez pas comprendre les tenants et les aboutissants de l'adoption ainsi que je le pensais.

"En ce qui concerne par ailleurs le lien entre mariage civil et reproduction, je le répète, juridiquement il n'y en a aucun."

Qui a dit qu'il y en avait ?

"L'impuissance, la ménopause, etc. ne sont pas des motifs d'annulation du mariage."

Il le furent…

"Ca vous ennuie peut-être, mais ce n'en est pas moins vrai pour autant."

Tout cela dépend du pays dans lequel vous vous trouvez. Mais il est vrai que cela ne regarde que les couples, et par conséquent je n'en ai rien à faire.

"Finalement, vous ignorez peut-être que je suis Belge."

Non, non… ne vous en faites pas, je n'ai peut être pas de blog ou je ne poste peut être pas beaucoup sur libéraux ou ailleurs mais j'existe et je sais qui vous êtes (approximativement bien entendu).

"C'est une triste condition, mais ça nous épargne au moins un tropisme bien français: de faire systématiquement le contraire de la gauche quand on est de droite et inversément, en ayant de plus l'impression de faire preuve d'un génie tactique digne d'un Chirac dissolvant."

Malheureusement je ne vote ni a gauche ni a droite et encore moins au centre…
à 5:54 PM
 
Blogger melodius a écrit...
Mon cher Richard,

Tout d'abord, je voudrais vous faire part du vif plaisir que m'inspire la cyber-rencontre d'un SDF aussi cultivé et lettré que vous, marié de surcroît. Vous connectez-vous au net grâce à une borne citoyenne ? Si c'est le cas, je suis fort aise de constater que mes impôts - enfin, les impôts de mes amis français - servent parfois à quelque chose.

Le fait que votre situation socio-économique peu enviable ne vous empêche pas de surfer et de vous préoccuper de problèmes de société qui vous concernent d'aussi près que le mariage homosexuel me réchauffe le coeur et, pour peu, me réconcilierait avec la société social-démocrate.

Cependant, je voudrais vous livrer encore quelques réflexions au sujet de l'importance toute relative de l'aspect "naturel" de la procréation dont vous faites si grand cas. Je ne comparais évidemment pas un enfant à de l'insuline, je me contentais plus modestement d'essayer de vous faire comprendre, à l'aide d'un exemple que j'espérais parlant, que si nous sommes certes "naturels", nous sommes aussi "culturels" et donc en mesure de nous affranchir de certaines contingences naturelles, grâce notamment à la coopération, la technologie et la médecine. Un couple hétérosexuels sans enfants peut lui aussi adopter. Nombre d'enfants vivent par ailleurs déjà de facto avec des couples homosexuels, suite à un divorce par exemple. Votre recours aux forêts n'a donc pas grand sens.

En ce qui concerne les conséquences de l'éducation d'un enfant par des homos, je ne partage pas vos inquiétudes (il me semble qu'il est bien pire, par exemple, d'être élevé par des alcoolos qui votent FN) et dès lors que vous n'avez amené aucun élément susceptible de porter atteinte à mon bel optimisme, je persiste à m'en contenter.

Enfin, l'impuissance est en effet un motif d'annulation en droit canon. La ménopause non par contre. Vous vous rappellerez que nous ne parlions que du mariage civil.
à 6:20 PM
 
Blogger Fausto Maijstral a écrit...
A propos du mot en lui-même... Bien sur, les mots évoluent, mais quelqu'un a parlé ici d'analyse "linguistique". Voilà ce que j'ai trouvé:
"Le terme "mariage" a une racine latine qui vient du terme mas,maris qui signifie : "mâle", (mot qui concurrence son synonyme latin vir), ainsi l'origine lexicale de l'union de deux êtres était masculine, la nouvelle n'y prenait même éthymologiquement aucune part, son père la mariait à un homme, la tutelle de la femme passait du père au mari. Ainsi maritareou donner en mariage était une action passsive.
Au XIIème siècle, alors que le mariage devient un sacrement, le français intègre la notion active du concept, le "donner en mariage" évolue en "action de (se) marier".

Sur un site anglai, on insiste aussi sur le fait que le mot désignait la légalisation d'un acte "barbare", c'est à dire celui d'hommes qui enlevaient une femme. C'était une "légalisation" d'un état de fait, une institutionalisation, en somme. Le mariage n'est donc pas le cadre légal de la reproduction, c'est avant tout une forme légale pour éviter l'enlèvement brutal. Le coté "reproduction" est venu plus tard, ce qui ne devrait étonner personne: les êtres humains n'ont pas entendu "l'inevention" du mariage pour se mettre à copuler et à se reproduire.
à 8:49 PM
 

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