2.8.04

Vingt secondes de gloire

Nouvel éclat de rire devant ma télé, bien sûr aux dépens d'un anonyme, mais avec la chaîne d'info Itélé cette fois-ci.
Un reportage sur la grève des employés d'un Tati de Bordeaux qui vont probablement se faire licencier avait attiré mon œil zappeur. Comme tout le monde, je ne connais rien à l'histoire, ma réaction ne peut donc être que la compassion. Comme d'habitude dans ces grèves, une pétition est mise à disposition des clients qui sortent du magasin, l'équipe d'Itélé en profite pour recueillir l'avis d'un de ces clients :
"Je pense pas qu'il y ait d'humanisme quand il y a des profits. Hein, non, quand il y a des profits y a pas d'humanisme."

Merci monsieur pour cette pensée profonde qui permettra à tout le monde de dégager sa colère sur une notion tout à fait claire dans la tête des gens : le PROFIT.

Ce qui m'a fait particulièrement rire, c'était la différence entre les deux phrases. Il est d'abord hésitant, cherchant quelque chose de profond à dire, puis sûr de lui et, avouons-le pas peu fier, il redit sa phrase d'un ton plus assuré, certain d’avoir fait avancer les choses.

Alors, pour toi qui, prochainement, vas passer sur l'antenne d'Itélé, peut-être hésiteras-tu comme ce monsieur sur la bonne phrase qui fait mouche dès le premier coup. La marche à suivre est très simple, il te suffit d'avoir un peu de vocabulaire et de savoir relier deux propositions indépendantes. Dans la première proposition, un terme d'un champ lexical (profit, patron, libéralisme et ses dérivés, capitalisme, argent...) et dans la deuxième un terme d'un champ lexical proche de l'émotion (humanisme comme l'a si bien utilisé notre ami mais encore générosité, pitié, vie, intégrité...)

Quelques petits exemples qui sont utilisables dans de nombreuses occasions :

- Les patrons ne sont pas généreux avec leurs employés
- Le capitalisme n'a pas de cœur
- Les néo-libéraux veulent sacrifier nos vies pour leurs profits
- ...

Attention tout de même à ne pas en abuser, notamment dans des discussions où on pourrait vous demander de développer vos propos.

PS : Je tiens à disposition un extrait du mini-reportage où notre ami fait sa déclaration du cœur.

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1 commentaires

Blogger BugMaster a écrit...
Déjà entendu (et blogué) un monsieur sur France Info qui a répété la même remarque - très profonde - deux fois de suite : "c'est le terrain qui compte, messieurs" d'une voix de désespéré. Désespérant.

Sur le micro-trottoir : http://nologos.killers.cx/index.php?p=52
http://no.logos.free.fr/micro.htm
à 2:30 AM
 

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