17.7.06

Le musée des horreurs de la gauche, épisode 2

La Guerre d'Espagne, comme le rappelle l'historien britannique Paul Johnson, a été l'évènement du 20e siècle sur lequel le plus de mensonges ont été écrits. La soirée Thema proposée hier soir par la chaîne d'État franco-allemande, Arte, nous le confirmait encore une fois.

Pour nous mettre d'emblée dans l'ambiance, on ouvrit le bal avec Fiesta, un film français de 1995, dirigé par un français et joué par des français. Bref, une référence dans la filmographie. On ne s'étonnera pas, d'ailleurs, de savoir que Jean-Louis Trintignant fut nominé pour le César 1996 du meilleur acteur pour son très représentatif rôle d'une tantouze cynique et sadique, accessoirement colonel dans l'armée nationaliste, et dont les dialogues qui étaient mis dans sa bouche révèlaient toute la médiocrité imbécile de la propagande de bas étage : « Cette guerre, nous la faisons pour le plaisir. Nous la faisons parce qu’elle est le seul moyen de ne pas s’ennuyer » ou encore « Cette guerre est une guerre des riches contre les pauvres ».

Certes, on eût pu faire un autre film pour nous montrer toute l'horreur que peut signifier une guerre fratricide. Par exemple, montrer comment un bon père de famille et catholique pratiquant devient un psychopathe et criminel officier de l'armée nationaliste, après que sa nièce, jeune novice chez les carmélites, se soit suicidé après avoir été violée par des anarchistes catalans, ou bien après que son cousin, prêtre, ait été achevé à coup de crosse de fusils par des militants des jeunesses socialistes alors qu'il était crucifié à la porte de son église, ou bien encore après que toute la famille de son frère ait été assassinée à Paracuellos de Jarama - le Katyn espagnol - par les tchékas communistes de Madrid dirigées par Santiago Carrillo, futur patron du parti communiste espagnol, aujourd'hui politicien à la retraite et docteur honoris causa de l'Université Autonome de Madrid. Pensez-vous, on risquerait d'éprouver de la compassion pour une raclure fasciste.

Vint ensuite un reportage censé nous éclairer sur la personnalité de la crapule espagnole par antonomase, Francisco Franco y Bahamonde. Là, pendant une heure, à coup de mensonges, de demies vérités, d'occultations des faits et de psychologisme de superette, on s'évertua à nous démontrer qu'avant d'être le grand criminel que tout le monde connaît (ou devrait connaître), Franco était un connard fini. Un exemple parmi d'autres : le documentaire commence sur les années de formation du jeune Franco en nous signalant que ce dernier ne put suivre la tradition militaire familiale - la Marine de guerre - parce qu'il « rencontra des difficultés à l'Académie navale de Ferrol ». Était-il décidemment trop petit, même pour rentrer dans la marine ? Puait-il vraiment si fort de la gueule ? Le téléspectateur aura compris que Franco était simplement trop bête pour devenir officier de l'Armada. Vous savez, c'est compliqué la marine : on ne dit pas droite, mais tribord, on ne calcule par en kilomètres par heure, mais en noeuds, il faut avoir de solides notions de trigonométrie, etc. Bref, Franco était tout juste bon pour rester fantassin.

Évidemment, celui qui veut vraiment savoir peut se renseigner et apprendre que si Franco ne devint pas officier de marine, c'est simplement parce que l'Académie navale de Ferrol ferma ses portes avant même qu'il puisse y entrer. (À l'époque, l'Espagne, après la désastreuse guerre hispano-américaine de 1898, avait bien des officiers de marine, mais ses navires de guerre gisaient par le fond au large des côtes de Cuba et des Philippines.) Le reste du reportage est de la même eau. Ce qui ne manque pas de nous laisser perplexe. Si Franco était si médiocre, nul et con, comment se fait-il qu'il fut le plus jeune général nommé en Europe durant l'entre-deux-guerres, comment réussit-il à s'imposer aux autres généraux insurgés, comment gagna-t-il la guerre civile, comment survécut-il à la Seconde Guerre mondiale, alors que personne ne misait un kopeck sur son régime, comment réussit-il à conserver le pouvoir durant 40 ans, sans pour autant faire de l'Espagne un camp de concentration et en laissant Espagnols et touristes y entrer et sortir à leur guise ? Faut-il comprendre que ses adversaires étaient-ils encore plus abrutis ?

Finalement cette riche soirée s'acheva sur un documentaire réalisé à base d'archives espagnoles, soviétiques, allemandes, anglaises et françaises. Cela aurait pu être intéressant. Mais cela débuta mal : en introduction, on eut droit à de bêtes images de films de propagande. Mais surtout, c'était sans compter avec le commentaire. Qui commença très fort, avec une menterie aussi grosse que pathétique : la Seconde République espagnole aurait été proclamée après que les républicains eussent remporté les élections municipales du 12 avril 1931. Or, rien de plus faux : lors de ces élections, les monarchistes remportèrent 22.150 sièges de conseillers municipaux contre 5.574 pour les républicains. Mais que sont les chiffres face à l'aube de l'espérance républicaine et du rêve socialiste ? Mentir pour la bonne cause est-ce vraiment mentir ?

Car une bonne partie des mensonges qui concernent la Guerre d'Espagne se centrent sur la description de l'époque qui la précéda, à savoir la Seconde République - proclamée en Espagne il y a 75 ans -, qui est généralement dépeinte avec les vives couleurs du Jardin d'Éden, afin de faire ressortir plus clairement le blanc et le noir de la guerre civile espagnole, avec ses bons, très bons, et ses méchants, très méchants. La gauche et la droite, pour être plus clair, pour que personne ne s'égare. C'est ainsi que la majorité des gens, lorsqu'on leur parle de la Seconde République espagnole, se remémore l'image projetée par une historiographie sinistrement politisée : un régime de gauche qui parvint au pouvoir avec la mission de résoudre une série de problèmes ancestraux nés de l'incurie et des privilèges de la droite. Jusqu'à Diane Cambon qui, le mois d'avril dernier, dans les colonnes du Figaro (même pas celles de l'Humanité ou de Libération), se sentait obligée de ressasser la niaise antienne :

[...] les cinq années que dura la République (de 1931 à 1936) sont reconnues internationalement comme l'âge d'or du XXe siècle espagnol. « Ce fut une période brillante d'un point de vue culturel, mais aussi d'une grande modernité sociale et politique », assure l'historien britannique Paul Preston dans le quotidien El Pais. La République fut certes marquée par une profusion d'oeuvres littéraires et artistiques (Lorca, Alberti, Buñuel, Picasso...), mais aussi par une volonté de vulgariser la culture et l'enseignement à travers notamment la construction de dix mille écoles publiques. Le régime républicain permit également d'instaurer le suffrage universel et le droit de vote pour les femmes ainsi que la séparation de l'Église et l'État.

La propagande ne pourrait être plus grossière.

Tout d'abord, ce furent des hommes politiques de la droite espagnole classique, Alcalá-Zamora et Maura, qui unirent les républicains et les poussèrent à prendre le pouvoir en 1931. Et ils le firent non pas avec l'objectif de remplir de supposées « missions », mais bien pour instaurer une démocratie normale, avec une possibilité d'alternance entre la droite et la gauche, afin que la résolution des problèmes s'effectue selon un vote majoritaire. Maura et Alcalá-Zamora connaissaient l'inquiétant messianisme révolutionnaire de la gauche espagnole et ses dangereuses monomanies antireligieuses, mais ils pensaient pouvoir les neutraliser via l'établissement de libertés générales, d'élections libres et la participation active de la droite dans le processus républicain. Ces espérances raisonnables allaient recevoir très rapidement un terrible coup avec ce que l'on a appelé l'« incendie des couvents ».

Le 11 mai 1931, les éléments les plus fanatisés de la gauche lancèrent à Madrid une vague d'incendies d'édifices religieux, après une tentative d'assaut avortée contre le journal monarchique ABC. Les incendies s'étendirent les jours suivants en Andalousie et au Levant, avec un bilan final de quelques cent édifices détruits, églises d'une grande valeur historique et artistique, centres d'éducation et de formation où des milliers de travailleurs et de fils d'ouvriers avaient reçus un enseignement de qualité, écoles salésiennes, laboratoires, etc. De même, des bibliothèques furent brûlées avec leurs centaines de milliers de volumes, parmi lesquels des incunables, des éditions originales de Lope de Vega, Quevedo ou Calderón, des collections uniques de revues,... ou encore les irrécupérables archives du paléographe García Villada, produits d'une vie entière de recherches. Furent également réduits en cendres des tableaux et des sculptures de Zurbarán, Valdés Leal, Pacheco, Van Dyck, Coello, Mena, Montañés, Alonso Cano, etc. Un désastre presque inconcevable.

Mais le plus révélateur fut la réaction du gouvernement républicain et de la gauche. Le ministre (et futur Président de la République) Azaña, considérant les incendies comme un acte de « justice immanente », paralysa toutes tentatives de mettre fin aux troubles en déclarant : « Tous les couvents de Madrid ne valent pas la vie d'un républicain ». La gauche, de manière générale, justifia les événements en les attribuant au « peuple », et en accusant la droite d'avoir « provoqué les travailleurs ». Une publication du parti socialiste menaçait : « Si les représentants de la révolution victorieuse ont pêché, c'est par une excessive indulgence envers les vaincus ». (Alors même que la gauche n'avait vaincu personne : ce furent les monarchistes eux-mêmes qui lui offrirent la République sur un plateau.)

L'Église et les catholiques protestèrent, mais pacifiquement. Cela ne calma pas la gauche, qui interpréta ce geste comme un aveu de faiblesse et maintint son attitude agressive. À l'encontre du bon sens, cette dernière continua d'accuser la droite de violence et d'intolérance et lui montra son mépris moqueur en soutenant - sans craindre de se contredire - que ce fut l'Église elle-même qui avait provoqué les émeutes afin de salir l'image de la République. À peine un mois après l'installation des républicains au pouvoir, la Seconde République espagnole portait déjà en elle les germes de la maladie mortelle qui allait l'emporter. Et cinq ans plus tard, ce ne seront plus seulement des bâtiments qui seraient brûlés, mais des milliers de religieux qui seraient cruellement torturés et assassinés.

C'est ainsi que, même si à la naissance de la République, nombreux furent les hommes politiques et les intellectuels espagnols qui désirèrent instaurer une démocratie libérale, l'initiative fut confisquée dès l'instant même de la rédaction de sa constitution par une gauche qui estimait que le régime était sa propriété exclusive et que la droite était une option politique sans légitimité pour exercer le pouvoir émanant des urnes. Aussi rapidement que commencèrent les incendies d'églises, de bibliothèques et de centres scolaires, la charte fondamentale fut imprégnée non pas de laïcisme, mais de haine de la religion. Pour donner un simple exemple, en 1933 furent supprimées les célébrations de la Semaine Sainte dans presque toute l'Espagne. Beaucoup plus grave, les quelques éléments libéraux que conservait la constitution furent réduits à néant avec l'approbation de la Loi de Défense de la République, qui permit au premier gouvernement de gauche d'interdire d'innombrables actes politiques de l'opposition, en plus de fermer quelques 100 journaux de droite. Voilà pour la « grande modernité sociale et politique » de Paul Preston.

Quant aux succès politiques des gouvernements républicains, rappelons que sous le premier gouvernement de la gauche augmentèrent les chiffres des grévistes, du chômage et même celui des personnes mortes de faim. La réforme agraire, étendard du programme de la gauche, fut exécutée avec plus d'efficacité par le gouvernement postérieur de Lerroux. Bien qu'en définitive, ce projet se solda par un cuisant échec. Par ailleurs, l'augmentation du nombre d'écoles publiques doit être mis en balance avec la fermeture des collèges religieux, mesure promulguée selon les critères du plus atroce sectarisme. Voilà pour la « séparation de l'Église et l'État » de Diane Cambon.

Durant la Seconde République, nombreux furent les secteurs politiques qui se soulevèrent contre elle. Bien sûr des monarchistes radicaux, Sanjurjo, etc. Mais surtout les anarchistes, durant toute la République, et, en 1934, après la victoire de la droite aux élections, la totalité de la gauche, menée par les socialistes, qui tenta un coup d'État avec lequel, comme l'expliqua très clairement le grand philosophe Salvador de Madariaga, « la gauche espagnole perdit jusqu'à l'ombre de toute autorité morale pour condamner la rébellion de 1936 ».

Vinrent les élections de 1936, les plus anormales de la Seconde République, qui donneront le pouvoir à la coalition des gauches du Front populaire. Par ce que, de manière extraordinairement suspecte, le gouvernement du Front populaire ne publia aucun chiffres officiels, encore aujourd'hui les résultats de ces élections ne sont que des estimations qui, selon les auteurs, peuvent varier d'un million de votes. Généralement, on estime que la gauche gagna plus de sièges, mais que la
droite recueilli plus de voix. La question était : la gauche avait-elle suffisamment modéré ses instincts insurrectionnels ou utiliserait-elle son succès au service de la revanche ?

Dès les premiers instants du nouveau gouvernement de gauche, ses membres les plus fanatiques imposèrent leur loi à partir de la rue. Les auteurs de la sanglante tentative du coup d'État de 1934 furent élevés au rang de héros, retrouvèrent avec honneur leurs anciens offices ou charges et les entrepreneurs se virent obligés de les réembaucher, ce qui, dans beaucoup de cas, signifiait le renvoi de travailleurs pacifiques qui avaient été engagés pour remplacer les putschistes. On vit même une veuve forcée de reprendre les triomphants assassins de son mari. Recommencèrent immédiatement les incendies d'églises et les attaques aux sièges des partis de la droite. Le 25 mars 1936, le syndicat socialiste, l'UGT, organisa l'invasion simultanée et violente de 3.000 propriétés dans la province de Badajoz. La situation ne fit qu'empirer les mois suivants. Le 1er mai, défilèrent dans différents villes à travers toute l'Espagne les milices paramilitaires gauchistes en uniforme et en formation.

L'insécurité généralisée paralysa l'initiative privée qui, pourtant, avait permis, lors des deux années du gouvernement de la droite, à l'économie de surmonter la crise apparue lors du premier gouvernement de gauche de la République. Augmentèrent ainsi rapidement le chômage et la misère. Toutefois, pour la gauche, cette situation n'avait rien à voir avec la violence déchaînée par ses membres, mais bien avec la méchanceté congénitale des propriétaires qui fuyaient avec leurs capitaux pour « saboter la République ». Ainsi, les révolutionnaires exploitaient le chômage pour exacerber chaque fois plus des masses désemparées et augmenter leurs exigences, dans un cercle vicieux que multipliaient les grèves et le chaos économique. En seulement cinq mois, on comptabilisa plus de 300 morts, des milliers d'incendies et d'attaques contre le domicile de membres de la droite, ainsi que d'immenses dégâts causés au patrimoine artistique.

Finalement, fut commis le crime qui allait sceller le destin de cette République. Après avoir été plusieurs fois menacé de mort par différents membres du Front populaire - lors de la séance parlementaire du 16 juin 1936, par Casares Quiroga, le Ministre de la Guerre du Front populaire, lors de la séance parlementaire du 1er juillet par le député socialiste Ángel Galarza ou encore le 13 juillet par la Pasionaria, député communiste pour les Asturies -, le monarchiste José Calvo Sotelo, un des principaux chefs de l'opposition au gouvernement du Front populaire, est assassiné par des membres de la Garde d'Assaut - la garde républicaine créée et dirigée par le gouvernement de gauche - et des militants socialistes. Après avoir pris d'assaut la résidence de Calvo Sotelo, les assassins l'emmèneront avec eux pour le tuer à l'intérieur d'une fourgonnette de police. Son corps sera ensuite amené et laissé au cimetière par les membres de la police républicaine elle-même.

Ce crime d'État et le silence complice du gouvernement républicain précipiteront l'Espagne dans la tragédie : quelques jours plus tard, le 17 juillet 1936, il y a aujourd'hui 70 ans, la garnison espagnole de Melilla, sous le commandement du général Franco, se soulèvera contre le gouvernement républicain mettant ainsi fin, cinq ans après sa naissance, à l'agonie de la Seconde République espagnole. Commença alors une guerre qui ne pouvait se conclure, hélas, que par une dictature, militaire ou « du prolétariat ».

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13 commentaires

Blogger RonnieHayek a écrit...
Bravo et merci pour ce 1er post sur CPS, Lucilio !

Parmi les "glorieux" faits d'armes de la gauche espagnole sous la 2e république, il faut ajouter la censure qu'elle exerçait contre ses opposants. Bartolomé Bennassar - historien que l'on peut difficilement qualifier de pro-franquiste - rappelle ainsi que les socialistes et leurs alliés ont interdit une bonne centaine de meetings de la CEDA, de même qu'ils ont refusé de voir cette formation de droite participer au gouvernement alors qu'elle était le premier groupe politique du pays.
à 11:57 AM
 
Blogger Taranne a écrit...
On ne s'étonnera pas, d'ailleurs, de savoir que Jean-Louis Trintignant reçut le César 1996 du meilleur acteur pour son très représentatif rôle d'une tantouze cynique et sadique

Euh non, justement, il ne l'a pas reçu, même s'il a été nominé. Trintignant n'a jamais reçu le moindre César.
à 4:17 PM
 
Blogger Lucilio a écrit...
Trintignant n'a jamais reçu le moindre César.
Très curieux, c'est pourtant ce qui est indiqué sur le site d'Arte.
Bon on corrige.
à 4:32 PM
 
Blogger Taranne a écrit...
Très curieux, c'est pourtant ce qui est indiqué sur le site d'Arte.

Ca en dit long sur leur pratique du fact-checking. Un coup d'oeil à la notice de Trintignant sur ImdB leur aurait évité de commettre une erreur aussi grossière.
Sinon, il faudrait préciser que l'assassinat de Sotelo répondait à celui de Jose Castillo commis la veille par les phalangistes. Et je recommande la lecture des excellents romans policiers de Rebecca Pawel ("Le disparu de Salamanque", "Madrid à mort"...)
à 4:41 PM
 
Blogger Lucilio a écrit...
...il faudrait préciser que l'assassinat de Sotelo répondait à celui de Jose Castillo commis la veille par les phalangistes...
Justement non. C'est la propagande républicaine qui a toujours tenté de mettre sur le même pied l'assassinat de Castillo par des phalangistes et celui de Calvo Sotelo par des membres des forces de police de la République. D'un côté nous avons un crime crapuleux, de l'autre nous avons l'État lui-même qui commet un crime ou qui, du moins, couvre un crime commis par ses agents.
à 8:00 AM
 
Blogger Faré a écrit...
Lucilio: bravo! Tu nous fais la même sur Pinochet?
à 4:51 AM
 
Blogger Sylvain a écrit...
Un texte remarquable. Bravo !
à 9:03 AM
 
Blogger Bsm15 a écrit...
Un détail mais... les chiffres que vous donnez concernant les conseillers municipaux sont inexacts. En fait, ce sont bien les républicains qui ont eu le plus de conseillers élus (sur 50668 conseillers élus - 29804 autres étant seuls à se présenter - 20428 républicains, 12970 monarchistes, 9155 "autres", 4132 "non-apparentés" et 3926 socialistes).

Bien sûr, ça ne change rien : des élections municipales ne sont pas destinées à provoquer un changement de régime...

Et bravo pour ce post d'une manière générale.
à 2:21 AM
 
Blogger Lucilio a écrit...
...ce sont bien les républicains qui ont eu le plus de conseillers élus (sur 50668 conseillers élus - 29804 autres étant seuls à se présenter - 20428 républicains, 12970 monarchistes, 9155 "autres", 4132 "non-apparentés" et 3926 socialistes).

Les chiffres que j'ai donné se basent sur les premiers chiffres des résultats partiels (concernant un quart des sièges à pourvoir) connus - et les seuls connus puisque les résultats définitifs et complets des élections ne seront jamais publiés par les gouvernements de la Seconde République espagnole (et pour cause !) - donnés par la presse espagnole le 14 avril 1931.

Or donc, ces résultats partiels montrent que les monarchistes remportèrent 22.150 sièges de conseillers municipaux contre 5.574 pour les républicains. Chiffre que l'on retrouve sur le wiki espagnol. Par ailleurs, même Bennassar, historien que l'on peut difficilement qualifier de pro-franquiste, comme le rappelle Ronnie Hayek, reconnaît un avantage électoral aux monarchistes.
à 5:09 PM
 
Blogger costa rica a écrit...
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à 9:22 PM
 
Blogger jacques renard a écrit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
à 4:00 AM
 
Blogger jacques renard a écrit...
A Taranne, l'assassinat de Soleto a peut être été fait en représaille au meurtre de Jose Castillo mais pour rappel, si Castillo a été tué c'est à cause du fait qu'il a agressé et tiré sur un étudiant Jose Llaguno Acha ainsi que pour venger le meurtre de Andres Saenz de Heredia, cousin de Jose-Antonio Primo de Rivera.
Il y a trois versions de l'histoire: celle que vous donnez et qui est celle des républicains comme quoi le meurtre de Sotelo est une vengenance en réponse au meurtre de Castillo. Mais il y a aussi deux autres versions: une qui dit que la mort de CALVO SOTELO avait été programmée, dés le 16 juin, par CASARES QUIROGA, le chef de la police et le capitaine CONDES. Et une troisième soutient que l'instigatrice de cette décision aurait été la " PASIONARIA" qui l'aurait prise dès la fin du discours de CALVO du 16 juin. Je penses que personne ne saura laquelle de ces versions est la vraie.
Au final, cela ne change rien au fond de l'article: ce sont les républicains qui ont commencé et Castillo n'est pas une victime innocente
à 4:31 AM
 
Blogger jacques renard a écrit...
Les principaux intellectuels fondateurs de la république (José Ortega y Gasset, Ramón Pérez de Ayala, Gregorio Marañón y Posadillo,...) ont rallié le camp national et non pas le Front populaire alors qu'ils étaient de fervents démocrates et des libéraux. Il ne faut pas oublié que la droite modérée et les centristes ont eux aussi rallié le camp national. Les radicaux (parti rempli de francs macons) a soutenu le camp national (rien d'étonnant quand on sait qu'ils ont été massacrés par les gentils républicains). Même chose pour les démocrates chrétiens. Pour comprendre à quel point le front populaire était composé de fanatiques antidémocrates (y compris les socialistes). Il suffit juste de lire leurs discours où ils disaient clairement qu'ils voulaient faire la révolution et imposer un état socialiste. Il faut aussi regarder leur programme.
à 6:46 AM
 

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