12.3.06

La plus grosse institution de charité du monde

En bon ultra-libéral attiré par l'argent, lorsque je prends l'avion je chope immédiatement un exemplaire du Financial Times pour voir à quel point j'ai pu spolier les masses populaires avec mon portefeuille boursier plein d'actions de sociétés transnationales.

Dans l'édition de ce week-end, on en apprend un peu sur la Bill&Melinda Gates Foundation.
Un article assez étonnant permet de mettre en lumière le niveau d'engagement de Bill Gates dans le développement et le combat contre les maladies dites orphelines, pendant que les bureaucrates de tout poil, à l'ONU et dans d'autres organismes disposant du monopole mental de la charité dissertent et devisent sur la faim dans le monde et les malheurs des peuples.

D'abord, on apprend des choses étonnantes pour l'étatiste de base, mais pas étonnant pour ceux qui connaissent les tenants et aboutissants des organismes privés de charité :
[The Bill&Melinda Gates Foundation] now has an endowment of $30bn, making it the largest charity in the world. Since it was formed in 2000, it has spent $6bn on global health alone, and its annual disbursements now exceed those of the World Health Organisation.
La plus grosse du monde? Plus de dons encore que l'Organisation Mondiale de la Santé? Mais est-ce un cas isolé?
In 1997 Ted Turner, the founder of CNN, pledged a $1bn donation to the United Nations and criticised other wealthy business people for failing to be sufficiently community-spirited.
Ensuite on apprend que les causes défendues par cette fondation ne correspondent pas toujours au politiquement correct ou à ce qu'il y a de plus "sympa" et de plus "cool" à défendre :

When I asked Gates whether his philanthropic work had been motivated by a desire to improve his public image, he retorted: "In that case, we sure picked a dumb thing to fund." While others have chosen more obvious causes in the arts, or health matters affecting ordinary Americans, he focused on neglected diseases, which are both more obscure and often raise delicate ethical questions.

Not all recipients of the Gates Foundation's funding are easy to sell to Middle America. One day, in the southern Indian city of Chennai, we made our way to a tiny community clinic in the city that the foundation funded and provides treatment and HIV prevention for male sex workers. We were greeted by a colourful group of transvestites and transsexuals, all of whom had tales of abuse and harassment.

There was a display of condoms hanging on the far wall, and Bill asked the men whether they engaged in safe sex. At the end of a 30- minute discussion, one of them said: "And what do you think of us?" A mute Gates turned quickly to Melinda, who swiftly said: "I think it's great that you are willing to speak out and share."

"We thank you for thinking of us as human beings," the man replied.

Il est bien évident que le cas de Bill Gates est singulier, lorsque l'on a eu 56 milliards de dollars en banque, il n'est pas très difficile d'en lâcher une trentaine, comme il l'a fait, dans une fondation de charité.
Mais il est à noter que personne, notamment en France, ne cherche à rendre grâce au fondateur de Microsoft, l'éditeur de logiciel qui a changé l'informatique, de ces actions. Espérons que cette Fondation permettra de sauver les vies que les politocards et autres bureaucrates parasites de tout poil promettent de rendre meilleures.

Et pendant ce temps, notre bon président Français, Jacques Chirac, lance l'idée de la taxe sur les billets d'avion. L'idée des étatistes est toujours la même : prendre l'argent des autres pour créer un nouveau "machin" bureaucratique, afin de placer à leur tête des amis, et de prendre des petites commissions de fonctionnement au passage, payant voitures de fonction et dîner de gala, bien sûr.

links to this post

Links to this post:

<\$BlogItemBacklinkCreate\$>

2 commentaires

Blogger yozz a écrit...
Eh oui, malgré les reproches que l'on peut faire à Bill Gates -- et il y en a -- personne ne peut lui enlever cette contribution énorme à la lutte contre des problèmes sociaux qui ne sont, en effet pas "cool" du point de vue des masses. Et pendant ce temps, les imbéciles continuent de crier pour plus de centralisation "étatisante" au profit de cette ONU largement inefficace. Déprimant.
à 11:17 AM
 
Blogger gil_caeiro a écrit...
A propos de la WHO et autres machins du genre, pour ceux qui ont envie de rire (jaune), Mario Giordano a décrit le (dys)fonctionnement de la FAO (organisation onusesque "contre" la faim) dans un chapitre de son livre "Attenti ai buoni": mégalomanie, luxe effréné, inefficacité complète.
à 10:49 AM
 

Enregistrer un commentaire

<< Retour à l'accueil