20.9.04

Pension de reversion

Les hommes de l'Etat n'ayant qu'une parole, mais l'ayant déjà donnée, il y a bien longtemps, s'amusent à remettre en cause les engagements passés. Et les retraites en font, évidemment, partie.

Personnellement, lorsque je me couvre contre un risque en payant une assurance, j'estime être couvert contre ce risque. D'autant plus lorsque j'ai cotisé pendant des décennies.

Et bien, imaginez, le système français de retraite prévoyait un système au poil permettant aux veuves de toucher un revenu correspondant à une partie de la retraite de son époux lorsque celui-ci disparaissait.

On appelle cela la pension de reversion.

Et bien, le système change.

Désormais, cette pension (60 % de la retraite de l'époux) ne sera versé plus qu'à hauteur d'un revenu global de l'épouse de 15.000 euros. Tous revenus compris.

Les veuves apprennent donc que leurs époux ont cotisé toute leur vie pour rien, ou pas grand chose.

Mais bon, il s'agit de sauver la retraite par répartition. Imaginez maintenant les réactions des syndicats si une assurance privée avait annoncé faire de même !

links to this post

Links to this post:

<\$BlogItemBacklinkCreate\$>

2 commentaires

Blogger Sous-Commandant Marco a écrit...
Le fond du problème, c'est le principe même du socialisme et de l'étatisme: faire miroiter des droits qui, en réalité, n'existent pas.

Si l'on y réfléchit bien, quel droit le fait de cotiser à un système de retraite par répartition peut-il bien vous donner?

Lorsque vous donnez votre argent à un système de retraite de répartition, il est aussitôt distribué à d'autres personnes que vous. Tout ce que vous pouvez espérer de cette contribution, c'est la reconnaissance de ces personnes et un joli papier, qui n'est rien d'autre qu'un vulgaire reçu.

Les pensionnés sont-ils vraiment reconnaissants envers les cotisants? Ils sont peut-être bienveillants vis-à-vis de leurs enfants et petits-enfants, mais envers de parfaits étrangers? Il est permis d'en douter, sachant que ce don d'argent est de toute façon obligatoire. Ceux qui bénéficient des largesses d'un voleur sont-ils pour autant reconnaissants envers ceux qu'il a volés? Certes pas. Et de toute façon, cette reconnaissance n'a aucune valeur marchande. Conclusion: la solidarité obligatoire ("inter-générationnelle") encensée à tout bout de champ par les socialistes n'est qu'un leurre.

Et maintenant le papier: lorsque vous cotisez, vous recevez périodiquement un joli papier récupitulatif de vos cotisations, sous la forme de "points". L'analogie avec les bons points de la maîtresse n'est pas fortuite. Ces bons points ne correspondent nullement à quoi que ce soit de tangible, puisque l'argent que vous avez donné n'est plus nulle part. Si la maîtresse est honnête et que vous avez suffisamment de points, elle finira peut-être par vous donner une belle image. Et c'est tout.

Arrivé vous-même à l'âge de la retraite (et même bien avant, pensez à tous les chômeurs de plus de 50 ans), vous serez mis d'office sur la touche, même si vous souhaiteriez continuer à vous enrichir par votre travail. Après tout, Jacque Chirac ne continue-t-il pa à toucher son traitement de président, à bientôt 72 ans? Mais non, vous n'aurez pas d'autre choix que de venir, vous aussi, tendre la main vers l'Etat pour tenter de transformer ces jolis bons points en espèces sonnantes et trébuchantes. "A votre bon coeur, Messieurs-Dames, j'ai cotisé pendant 40 ans, j'ai de jolis papiers qui l'attestent, je suis un bon sujet de Sa Majesté." Ce faisant, vous contribuerez à faire perdurer la sujétion de tous vis-à-vis de l'Etat, car celui-ci, pour vous payer ce que vous demandez, n'aura pas d'autre choix que de ponctionner, par la force s'il le faut, les plus jeunes que vous.

Alors pourquoi tous ces mensonges?

Le but de ce mensonge de l'Etat est de dissimuler le pillage (traitement, frais de mission, corruption, gaspillages) que les socialistes et les étatistes exercent sur le budget de tous les systèmes d'organisation et de protection de ces pseudo-droits.

Combien M. Raffarin est-il payé pour tenter de sauver ce système? Combien M. Jospin était-il payé pour s'asseoir sur tous les rapports selon lesquels le système sera bientôt en faillite? Nous les avons payés pour que l'un nous roule dans la farine (Jospin) et que l'autre nous en sorte en nous reprochant d'en avoir avalé trop (Raffarin).

A l'occasion de ces pitoyables mesures de replâtrage d'un système à bout de souffle, les français finiront peut-être par se rendre compte que tous les droits octroyés par l'Etat ne sont que des mensonges.

Pour mesurer l'ampleur du problème de la retraite par répartition, je recommande la lecture de l'article suivant, trouvé sur le site de Johan Norberg:

http://www.catoinstitute.org/pubs/journal/cj24n1-2/cj24n1-2-6.pdf
à 6:48 PM
 
Blogger Octavius a écrit...
C'est exactement ça.
La classe politique démagogue propose un système non contractuel et modifie les termes de ses engagements lorsque les promesses ne sont plus tenables.
En ajoutant à cela une infantilisation du citoyen...
à 9:42 AM
 

Enregistrer un commentaire

<< Retour à l'accueil