15.2.05

Efficacité économique et banque nationale

Aujourd'hui, il existe encore des imbéciles pour croire qu'en matière d'économie, l'action étatique est largement supérieure au capitalisme. Est qu'il faut, pour cela, nationaliser les entreprises (et surtout les organismes financiers) Vous direz ça aux contribuables (NOUS, en quelque sorte) chargés de rembourser les dettes du Crédit Lyonnais résultant de fraudes réalisées sur le sol Californien.

Mais, rassurons-nous, l'Etat Français ne sera redevable que de quelques centaines de millions de dollars (au mieux) ou de 40 milliards de dollars (au pire) Soit un total allant de 10 à 670 dollars (soit 7.7 à 515 euros) par Français.

Quels salauds ces ricains, ils ne laissent même plus nos compagnies nationales magouiller en paix.

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2 commentaires

Blogger Sous-Commandant Marco a écrit...
Ce qui est ironique, c'est que dans beaucoup (tous?) de cas de scandales financiers touchant des entreprises publiques, les causes premières sont à chercher dans le contrôle même qu'exerce l'état sur l'économie.

Le scandale du Crédit Lyonnais a initalement été causé par les dissimulations de lourdes pertes dans les années 91, 92, 93. En effet, la banque devait absolument respecter le ratio Cooke, qui stipule que toute banque doit couvrir ses dettes avec un minimum de 8% (si je me souviens bien) de fonds propres. L'état français ayant refusé de renforcer les fonds propres de la banque, Haberer ne pouvait pas annoncer de pertes, cela l'a incité (de concert avec la volonté de plaire au pouvoir politique, avec le manque de transparence et l'incompétence étatique, cela va sans dire) à la "créativité financière" pour retarder l'émergence des problèmes. Le ratio Cooke est une exigence des accords de Bâle entre les banques centrales du G10. En France, c'est la commission bancaire, dont 4 membres sur 6 appartiennent à l'état, qui l'applique.

Dans le cas de France Telecom, les lourdes dettes ont été causées par la volonté de l'état d'augmenter les profits de FT (pompe à phynances de l'état) et de financer les acquisitions de FT en cash plutôt que par échange d'actions. En résumé, FT a acheté au prix fort des canards boiteux, afin que l'état puisse améliorer ses recettes tout en restant au-dessus de 50% du capital, seuil critique comme l'annoncaient à tout bout de champ la CGT et le PCF associé au gouvernement.

Ceci démontre le caractère auto-contradictoire de la politique économique étatique, qui prétend contrôler les entreprises par un carcan réglementaire et politique, tout en étant incapable d'en assumer la responsabilité, puisque c'est le contribuable qui paye les pots cassés au final.

Si le Crédit Lyonnais est condamné (souhaitons néanmoins pour nos porte-feuilles que ce ne soit pas le cas), il faudrait ajouter une ligne "Scandale du Crédit Lyonnais" dans les avis d'imposition et dans les cotisations sur les feuilles de paye. Cela aurait au moins comme avantage de réveiller les contribuables par trop endormis.
à 12:41 PM
 
Blogger Octavius a écrit...
Tout à fait.

Lorsqu'on constate ce genre d'agissement, il n'est pas étonnant d'entendre autant de critiques de personnalités proches du pouvoir politique contre le système de comptabilisation Bâle II.

En présentant clairement des données comptables, il sera d'autant plus difficile à un étatiste de mentir sur les résultats de sa politique.
à 1:26 PM
 

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