18.8.04

L'Autoroute de la servitude

Un pas de plus vers la politisation de la sécurité routière risque d'être franchi. De brillants experts inféodés au Pouvoir se demandent s'il ne conviendrait pas d'imiter ce qui se passe dans certains pays nordiques: délivrer des amendes proportionnelles aux revenus. Notons qu'une proposition avait déjà été déposée il y a quelques années par le PS. Etonnant, non? Je gage que les pontes du MR doivent se ronger les sangs de ne pas en avoir eu l'initiative.

La socialisation des routes est donc en voie, si j'ose dire, d'être parachevée: après leur financement par l'impôt, et leur contrôle par la police d'Etat (qui n'a évidemment rien de mieux à faire), voici à présent, mesdames et messieurs, les amendes de roulage décidées au prorata des revenus ! Et ces mêmes experts, vrais intellectuels de cour, nous disent la bouche en coeur qu'il s'agit d'une opération guidée par la Justice.

Aucun d'eux ne veut se renseigner sur la vraie signification de ce beau mot. Pour eux, la loi est la loi - quel que soit son contenu (ou plutôt lorsqu'il satisfait leurs préjugés marxisants).

Si les routes appartenaient enfin véritablement à leurs propriétaires légitimes (désolé de le rappeler à nos détracteurs lib-cons davantage soucieux de "guerre des civilisations"), et cessaient d'être sous la "responsabilité" d'une bande de voleurs infatués et faussement bienveillants, on peut parier qu'une telle initiative ne perdurerait pas. Reste maintenant à voir si elle prendra effet... Espérons que les éboueurs de l'Histoire l'emporteront bientôt vers la décharge du néant statolâtre.

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4 commentaires

Blogger Constantin a écrit...
A voir la propagande orchestrée depuis avant-hier par la radio-télévision bolchévique francolâtre, je crains fort que cette loi ne finisse par être votée.

Maintenant, et au risque de vous choquer, on peut légitimement se poser la question suivante : que se passerait-il si les routes étaient privatisées ? Nul doute que leurs propriétaires légitimes tiennent à faire respecter les règles de conduite qu'ils auront édictées. Je présume qu'un "three strikes and you're out" serait de toute façon d'application concernant les infractions, mais ce qui m'intéresse évidemment ici c'est le caractère dissuasif des amendes : pourquoi en effet ne serait-il pas plus efficace de fixer l'amende en fonction du revenu. Après tout, une amende de 500 euros n'a pas le même impact sur votre serviteur que sur Albert Frère ?

Par contre, la proposition de créer - "comme en France", serinent béatement les journaleux serviles - une base de données renseignant le patrimoine des citoyens fait froid dans le dos ...

Tiens, au fait, on va faire comment pour les amendes du Prince Laurent ?
à 9:25 AM
 
Blogger melodius a écrit...
La différence, c'est que si les routes étaient privatisées, le propriétaire qui édicterait des règles trop strictes perdrait un nombre important de clients. Il s'abstiendrait donc de pousser le bouchon trop loin. Aucune contrainte de ce genre ne pèse sur nos édiles. Qu'on ne vienne pas me dire que la démocratie et nananère, nous savons tous pertinemment qu'un réferendum à ce sujet n'aurait aucune chance de passer la rampe. Il s'agit en réalité d'augmenter les recettes de l'état, et de trouver une nouvelle raison de peser la fortune de chacun histoire de pouvoir tondre plus efficacement.
à 10:36 AM
 
Blogger arnaud.divers a écrit...
Il s'agit une fois encore de "faire payer les riches" qui au delà de la faute initiale (infraction) ont une circonstance aggravante : gagner plus d'argent que ce que l'Etat ne parvient à préveler.
Pour certains, être "riche" c'est comme être proteur de lunette au Cambodge dans les années 70. On est déclaré nuisible.
à 11:29 AM
 
Blogger Constantin a écrit...
De fait.

On peut aussi supposer que les limitations de vitesse seraient drastiquement différentes en cas de routes privées. Probablement un peu plus réalistes que maintenant.
à 1:35 PM
 

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