10.7.06

Les socialistes : fidèles à leurs idées

En guise de réaction aux révélations quasi journalières sur l’état de corruption du PS, il n’est pas rare d’entendre ou de lire : "Ce ne sont que des problèmes de personnes ; cela ne remet pas en cause le parti socialiste ni son idéologie." Ces propos lénifiants me rappellent irrésistiblement l’antienne des politiciens français et de la presse aux ordres, répétant à chaque nouvelle inculpation de mandataire leur mantra routinier : "L’immense majorité des hommes politiques est évidemment d’une honnêteté irréprochable."


Surtout, concernant le PS, nous ne sommes pas loin des discours mielleux et lacrymaux sur la "bonté intrinsèque" du communisme, dévoyé par le méchant Staline (accusé d’avoir trahi les "gentils Marx, Engels et Lénine) de sa "route vertueuse vers le bonheur". Ce n’est pas un hasard : le socialisme, ce n’est jamais que du communisme, le parlementarisme démocratique en plus (et quand on sait que les parlements ne sont, au final, que des chambres enregistrant les décisions des états-majors des partis au pouvoir...).


Si tant de scandales sont imputables aux socialistes, ce n’est pas malgré leur idéologie, mais bien à cause d’icelle. Dès le moment où un groupe d’individus prétend faire main basse sur l’économie d’un pays ou d’une région, en faisant voter des lois taillées sur mesure, comment pourrait-il en aller autrement ? Quand le marchandage politicien et la distribution de prébendes et privilèges particratiques se systématisent et se substituent au libre-échange, comment le favoritisme et le népotisme ne se développeraient-ils pas ? Lorsqu’un parti et ses électeurs estiment qu’il n’y a jamais assez d’Etat, de fonctionnaires, de contrôleurs du marché, de services publics, d’administrations-de-proximité, d’associations subventionnées, d’entreprises publiques, donc d'impôts, et refusent de ce fait la liberté contractuelle, le droit de propriété, et l’indépendance à l’égard des pouvoirs publics et de la politique, comment ces hommes ne se croiraient-ils pas tout permis puisqu’ils sont les souverains absolus ?


En outre, je suis tellement convaincu de la putréfaction morale produite par cette idéologie que je ne serais pas autrement surpris de voir encore ses représentants se pavaner en Wallonie et à Bruxelles après les prochaines élections communales, par la faute de leurs électeurs et des partis qui accepteront de s’allier avec ce gang au lieu de faire bloc contre lui.


C’est pourquoi je mets au défi quiconque de me démontrer que le socialisme ne porte pas en lui le vol et la corruption comme la nuée porte l’orage.

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