27.9.06

Le gouvernement reçoit la confiance des chefs de parti

Il y a un siècle, en Belgique, quand un gouvernement n’avait plus la confiance des parlementaires, il tombait. Aujourd’hui, quand un ministre est contesté par un partenaire de la majorité, les présidents de parti s’entendent entre eux pour éviter que LEUR gouvernement ne tombe. Il n’y a plus de contrôle parlementaire depuis des lustres, seulement la loi des coalitions particratiques au pouvoir. Pensez donc, si la coalition chutait, cela ferait évidemment mauvais genre, à quelques jours des élections communales et à quelques semaines du bouclage du budget fédéral.


Preuve en est apportée aujourd’hui, avec l’accord trouvé au 16, rue de la Loi. N’est-ce pas merveilleux, une coalition gouvernementale qui se renouvelle à elle-même sa confiance par l'entremise des présidents des partis qui la composent ? On en pleurerait d’émotion !


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2 commentaires

Blogger Roniberal a écrit...
Bon, j'ai décidé de briser l'anathème qui me faisait zapper les articles sur la Belgique car celui-ci concerne une question qui m'intéresse: il me semble que les élections parlementaires sont gouvernés par le système proportionnel.
Or, en France, comme tu le sais, sous la IIIe et la IVe République, les gouvernements étaient constamment renversés car n'apparaissaient pas de majorités claires.
Apparemment, en Belgique ce n'est pas la même chose mais sur www.liberaux.org, tu disais que la proportionnelle conduisait à un "bordel" monstre: à quel niveau exactement?
à 12:39 AM
 
Blogger RonnieHayek a écrit...
La situation actuelle en Belgique en offre une illustration : plusieurs partis s'entendent pour constituer une coalition gouvernementale, et simultanément les états-majors des mêmes partis décident des initiatives parlementaires censées contrôler le gouvernement. Comme le vrai pouvoir réside dans ces organisations partisanes, il est facile de voir que le contrôlé et le contrôleur ne font qu'un.

S'ajoute à cela la complexité résultant du passage d'un Etat unitaire à un Etat fédéral (Etat central + Régions + Communautés linguistiques). Les alliances ne sont pas d'office symétriques, mais vu que les maîtres du jeu sont les partis les conflits ont une influence sur la gestion des autres niveaux de pouvoirs. De surcroît, la déconcentration du pouvoir a offert une prime à l'irresponsabilité aux appareils politiques. Si un scandale mouille tel parti à Charleroi, Namur ou Liège, la direction du parti essayera de faire croire que ce ne sont que des épiphénomènes ne l'atteignant pas en tant que tel. C'est ainsi le discours en vigueur au PS.
à 7:43 AM
 

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