12.10.06

Le Tatayet des socialistes

Le philosophe italien Benedetto Croce avait défini l’État fasciste comme un onagrocratie : c’est-à-dire un gouvernement d’ânes brayants. Eh bien, la blogosphère comprend un onagrocrate qui s’ignore : Serge Federico, alias Aldagor (un pseudonyme qui rappelle vaguement la série "Goldorak "), dont le style pleurnichard se mêle même pas habilement à des métaphores sexuelles que n’aurait pas reniées un Julius Streicher. Quand le même folliculaire ne traite pas, dans le plus évident style léniniste, ses contradicteurs de "cloportes", images à l’appui (ce qui nous donne une haute idée de son goût pour l’argumentation rationnelle).


Le gros de la pensée de ce cultureux typique au mauvais goût très sûr se fonde sur le visionnage de Winnie l’Ourson, influence énorme dont souffre sa prose anesthésiée et niaise. Son style anémique, agrémenté d’apophtegmes étiques qu’on refuserait même aux Grosses Têtes, a pour unique but de servir la cause du Parti, qui l’emploie à faire de la propagande électorale probablement en échange de subventions servant à publier ses plaquettes à prétention littéraire, mais en réalité 100% cancérigènes pour l’intelligence.


Sa pensée politique caduque, qui repose sur une écriture laborieuse comme un cul-de-jatte chercherait à s’appuyer sur des échasses vermoulues, est la proie de trois obsessions : Alain Destexhe, qu’il a baptisé Oui-Oui (reprenant une vieille blague que les Guignols de l’Info avait inventée à propos de Jospin) - et contre lequel il prône la censure -, les libertariens, et les écolos, accusés de servir "l’extrême droite économique" et de trahir les "forces de progrès". Comme par hasard, il fustige à longueur de blog ceux qui - dans la vie politique ou sur le net - refusent les mensonges et magouilles socialistes. Concernant le concept "extrême droite économique", il suffit de garder à l’esprit le programme économique de ladite extrême droite (opportunément rappelé dans ce billet de Constantin pour s’apercevoir qu’il est clairement plus proche de la conception aldagorienne, pour laquelle le marché ressemble à un Léviathan menaçant... Manœuvre dilatoire caractéristique des socialistes de toute couleur (rouge ou brune), affublant les activités économiques de traits monstrueux propres à l’État total qu’il chérissent. Mais les ficelles sont tellement grosses que notre "auteur" finit par ses prendre les pieds dedans - pour user d’une figure de style digne de sa rhétorique champignacienne. Les socialistes sont, au final, plus doués pour les scandales à répétition que pour la ventriloquie, vu qu’ils arrivent péniblement à fabriquer de mauvaises copies de Tatayet telles qu’Aldagor.


Bref, si toutes les machines de guerre du PS pouvaient un jour ressembler à Aldagor, la Wallonie aurait des chances d’être enfin délivrée du joug collectiviste en un grand éclat de rire. Fin dialecticien, Federico - retiré dans sa datcha en compagnie d’Elio et Laurette - conclurait probablement : "Trop de blagues nuit aux blagues".

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