6.8.04

La gerbe

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire (j'ai 22 ans), mais j'ai mal dormi, parce que je me suis couché sur des images gerbantes.

Figurez-vous que j'ai vu la six hier soir. J'ai vu la putain d'inquisition à l'oeuvre au XXIème siècle, qui pour protéger un putain de principe de merde a enfermé et torturé un être humain - qui s'est humiliée au point de reconnaître devant le monde qu'elle était folle dans l'espoir qu'on la laisse en paix. J'ai vu une foutue inquisitrice sûre de sa vertu parler à cette "récidiviste" d'opportunité manquée et de condamnation inévitable - comme si cette salope que je n'appellerai jamais juge, par simple respect pour la justice, avait compris que le Droit n'était pas de son côté et que la seule criminelle du tribunal, c'était elle - comme si elle refusait d'appliquer une condamnation absurde en son nom, alors même qu'elle signe la condamnation.

Elle a fait quoi, la victime (j'allais dire l'accusée, mais je refuse de l'appeler comme ça) de cette mascarade? D'abord, elle a couché avec un élève de 12 ans. Pour ça, on l'a condamnée à 7 ans de sursis, dont 6 mois ferme. Mais surtout, surtout, à la sortie elle a continué à le voir - et là, le sursis a sauté. En fait, ils sont tellement visiblement amoureux que ça crevait les yeux, même quand elle a prétendu les larmes aux yeux devant une putain d'audience qu'elle en avait "abusé" (ben voyons!) et qu'elle n'avait jamais eu le droit de faire ça. En fait, si cette femme a une seule culpabilité morale à mes yeux, c'est d'avoir aidé ses accusateurs à la faire passer pour une violeuse.

Toute cette histoire me flanque la gerbe. Vous cherchez des coupables? J'en vois plein, moi, dans cette histoire. D'abord, toute la chaîne des enculés qui ont soi-disant "juste exécuté les ordres", à commencer par la parodie de juge qui l'a condamnée, jusqu'aux policiers et aux gardiens de prison qui ont exercé la contrainte sur elle, en passant par tous ceux qui, à un échelon ou à un autre du gouvernement américain, ont le pouvoir de la gracier et déshonorent leur fonction en ne le faisant pas immédiatement. Tous les journalistes qui n'ont pas hurlé à la parodie de justice à la vue de ce scandale.
Mais surtout, surtout! Ces salauds qui se prétendent ses "proches" et qui l'ont enfoncée ; celui ou celle qui l'a dénoncée "parce que c'était trop grave" - ben voyons!, et ces ordures qui osent déclarer devant une caméra qu'elle est "irresponsable", qu'elle "n'a pensé qu'à elle" - comme si c'étaient eux les victimes alors que cette pauvre femme est en cage, bordel, avec des vrais criminels!

L'élève a eu dix-huit ans. Quand elle sortira, ils vont se marier - "s'ils y sont autorisés", c'est lui qui le dit, il a peur qu'on les empêche encore. Elle, elle est à l'isolement, parce qu'elle a continuellement tenté de le contacter malgré l'interdiction. Et moi, je regarde ça à la télé et je me dis : alors, c'est ça la civilisation? Les prêtres du tabou qui enferment les mécréants dans des cages?

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53 commentaires

Blogger xxc a écrit...
Jabial, tu n’as que 22 ans et tu n’es peut-être pas encore papa. Quand tu sera le père d’une gamin de 12 ans et que son prof de dessin lui apprendra la sodomie par la pratique alors tu repenseras peut-être aux posts inconséquents que tu écrivais jadis.

Car il est facile pour un adulte de charmer et de convaincre un jeune adolescent de passer à l’acte. Voilà pourquoi on parle de détournement de mineurs. Un gamin ou une gamine, cela se manipule. Et le faire, c’est dégueulasse. Bon dieu mais comment se fait-il qu’il faille expliquer des choses pareilles!

Je crois Jabial que tu te laisses emporter par des raisonnements totalement intellectuels: tu perds totalement pied avec la réalité et tu dérailles.

Je suggère au collectif « Chacun pour soi » d’envoyer ce post à la corbeille.
à 7:57 PM
 
Blogger Chitah a écrit...
>>>Je suggère au collectif « Chacun pour soi » d’envoyer ce post à la corbeille.

Les deux arguments utilisés, "tu ne sais pas de quoi tu parles" et "tu as perdu pied avec la réalité" sont absolument génériques.
Pour quelle raison devrait-on supprimer ce message?
à 8:14 PM
 
Blogger Constantin a écrit...
Jabial parle d'une demoiselle (si je ne m'abuse elle a 21 ans) et d'un jeune garçon, lesquels sont apparemment amoureux. Par contre son contradicteur parle d'un jeune garçon sodomisé par son prof de dessin. J'aimerais qu'on m'explique en quoi les deux situations sont comparables.

Quelques souvenirs de mon adolescence me passent par la tête. A les revoir, je me dis paraphrasant Jésus "que celui qui n'a jamais fantasmé sur la sillhouette de sa prof de français jette la première pierre à cette jeune demoiselle".

Tiens, au fait, il est amusant de constater qu'en même temps que ce jugement est prononcé, tout le monde continue à éprouver une certaine indulgence, voire de la compréhension, pour les aventures contées dans "Lolita", "Le diable au corps", "Qui j'ose aimer" ou "Le blé en herbe", filmées dans "Les noces blanches", voire chantées dans "Lady Lay".
à 11:58 PM
 
Blogger xxc a écrit...
J’ai pas envie de jouer au con. Je trouve ce post malsain. C’est tout.
à 12:20 AM
 
Blogger Constantin a écrit...
Et bien si vous n'avez pas envie de jouer au con, mon ami, je vous suggère de changer de comportement.

Que ce post ne vous plaise pas, c'est votre opinion. Quand vous exigez de le faire effacer, vous voulez imposer votre opinion aux autres. Cela, pour moi, ca s'appelle jouer au con.
à 12:27 AM
 
Blogger BugMaster a écrit...
xxc : Ce que tu veux en fait, c'est interdire à tes enfants d'avoir une sexualité s'ils en ont envie, et en plus, histoire de ne pas en avoir la responsabilité, tu voudrais que ça soit interdit pour tous.
à 12:59 AM
 
Blogger jabial a écrit...
C'est précisément ça. XXC cherche à justifier sa superstition et sa violence, mais aussi à s'en déresponsabiliser. L'utilisation du mot-symbole "pédophilie" pour qualifier un cas qui n'a si clairement rien avoir avec cette pratique répugnante relève tout simplement de l'exorcisme : changer la réalité par l'imposition des mains - et des mots.
à 11:22 AM
 
Blogger xxc a écrit...
Un petit résumé:

Chitah: Dois-je me répéter? Des enfants de 12 ans amoureux de leurs profs, il y en a dans tous les collèges. Des élèves prêts à passer à l’acte et particulièrement accrocheurs. Les professeurs qui profitent de cette situation sont des irresponsables: les gamins ne sont pas maîtres d’eux. Les parents confient leurs enfants à des professeurs, et cette confiance ne peut exister que si les professeurs s’engagent notamment à ne pas toucher les gamins. Il n’est pas besoin de violer pour abuser. De nombreux enfants sont des victimes consentantes en puissance. L’amour de l’enfant pour l’adulte qui couche avec lui n’est pas une circonstance atténuante: il y a abus sexuel et abus moral. Un enfant n’est pas un adulte: ce n’est pas un être totalement responsable. Laisse-le être encore un enfant, il aura tout le temps de vivre plus tard sa vie d’adulte.

Constantin: le rapport entre *une* prof qui couche avec un gamin de 12 ans et entre *un* prof qui couche avec un gamin de 12 ans, c’est qu’il s’agit dans les deux cas de profs qui couchent avec un gamin de 12 ans. Je suis bien obligé de penser que tu joues au con quand tu écris que ce rapport n’existe pas.

Bugmaster: oui, je ne souhaite pas que mes enfants couchent avec des adultes à 12 ans. Ni non plus que les mômes d’autrui couchent avec des adultes. C’est parce que je suis un autocrate dépravé. (J’ai une explication à mon inhibition: cela remonte à mon enfance et je n’ai pas envie d’en parler parce que je n’arrive toujours pas à trouver cela sympa vingt-cinq ou trente ans plus tard.)

Jabial enfin: si l’adulte aime vraiment l’enfant, en supposant qu’il n’y ait rien de pathologique là derrière (parce que franchement je ne vois pas trop à quel niveau peut s’articuler un échange sain et équilibré), alors l’adulte n’a qu’à prouver son amour en laissant s’écouler le temps nécessaire au mûrissement de l’être aimé avant de consommer. S’il ne peut pas se maîtriser quelques années par respect pour la jeunesse de celui qu’il aime, alors j’ai un sérieux doute sur ce fameux amour.

Clairement à tous: je suggère que le post disparaisse, je ne l’exige pas. Il devrait disparaître parce qu’il tend à légitimer la pédophilie et parce qu’il insulte tous ceux qui tentent de défendre le gamin.
à 12:14 PM
 
Blogger xxc a écrit...
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
à 12:52 PM
 
Blogger Constantin a écrit...
XXC : ce n'est pas parce que nos opinions divergent que vous êtes obligé de ressortir aux insultes. Cela fait deux fois que vous me traitez de con. Qui plus est, nous n'avons pas gardé les gauchistes ensemble, je ne vous permets donc pas de me tutoyer, et ce d'autant plus que vous me manquez du respect le plus élémentaire.

Ce n'est pas parce que la situation et l'opinion de certains ici vous choquent que vous pouvez en tirer le droit d'adopter le ton paternaliste qui est le vôtre en ce moment, et de sous-entendre que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec vous sont des pervers ou des crétins (ou les deux).

En un mot comme en dix, votre muflerie est inexcusable et je refuse de poursuivre le débat tant que vous n'aurez pas fait amende honorable.
à 1:22 PM
 
Blogger xxc a écrit...
«C'est précisément ça. XXC cherche à justifier sa superstition et sa violence, mais aussi à s'en déresponsabiliser. L'utilisation du mot-symbole "pédophilie" pour qualifier un cas qui n'a si clairement rien avoir avec cette pratique répugnante relève tout simplement de l'exorcisme : changer la réalité par l'imposition des mains - et des mots.»Dans ma précédente réponse, je n’avais pas pris connaissance des mots reproduits ci-dessus.

Pour le mot "pédophilie", je ne l’avais pas employé! L’exorciste qui change la réalité par l’imposition des mots n’est pas celui qu’on croit…

Concernant ma violence, elle se borne à exposer mon opinion. (Un problème avec la liberté d’expression?)

Responsabilité: j’étais irresponsable à 12 ans et j’aurais alors bien aimé que des adultes prennent fermement leurs responsabilités.

Tu pousses le bouchon extrêmement loin, Jabial.
à 1:58 PM
 
Blogger xxc a écrit...
M. Constantin:

ce n'est pas parce que nos opinions divergent que vous êtes obligé de ressortir aux insultes. Cela fait deux fois que vous me traitez de con. Qui plus est, nous n'avons pas gardé les gauchistes ensemble, je ne vous permets donc pas de me tutoyer, et ce d'autant plus que vous me manquez du respect le plus élémentaire."Jouer au con" n’est pas une insulte: c’est une expression familière qui signifie faire semblant de ne pas comprendre alors que l’on a très bien compris.
Pour le tutoiement, désolé, je ne savais pas. Prenez une petite verveine et ça va passer.


Ce n'est pas parce que la situation et l'opinion de certains ici vous choquent que vous pouvez en tirer le droit d'adopter le ton paternaliste qui est le vôtre en ce moment, et de sous-entendre que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec vous sont des pervers ou des crétins (ou les deux).Je m’arroge le droit (je suis comme ça!) d’utiliser le ton qui me convient. Si je crois voir de la bêtise, je l’écris. Si je crois voir de la perversité, je l’écris aussi. Par contre, il est faux d’affirmer que je vois bêtise et/ou perversité chez tous mes contradicteurs. Cela peut arriver mais ça n’a rien de systématique.


En un mot comme en dix, votre muflerie est inexcusable et je refuse de poursuivre le débat tant que vous n'aurez pas fait amende honorable.Si c’est inexcusable, je ne peux pas faire amende honorable… Non, je plaisante: je joue au con (vous voyez, ce n’est rien de bien méchant).
Bien sûr que je présente mes excuses aux personnes que j’ai pu heurter. Et à vous, monsieur Constantin, en premier lieu.
à 2:38 PM
 
Blogger Jerome Morrow a écrit...
Tout vos commentaires sont bien intéressants mais, à mon avis, n'ont jamais mis le doigt sur votre divergence. Me me propose modestement d'y remédier.
Certain trouvent cela normal qu'un enfant de 12 ans puisse avoir des relations avec un adulte...disons de 21 ans. Ces libéraux qui pensent cela expliquent qu'il s'agit d'une relation consentie, donc volontaire. DONC qu'à 12 ans un individu est reconnu comme responsable, donc apte à l'exercice du libre arbitre.
Ceux qui s'y opposent (Xxc) pensent qu'à 12 ans un individu n'a pas le plein exerce de son libre arbitre, donc n'est pas pleinement responsable, donc ses actes ne peuvent être pleinement volontaires et pleinement consentis... car à 12 ans on est un enfant.
Voici le problème : à partir de quel age peut-on reconnaitre qu'individu est pleinement responsable de lui même ? Pour des besoins pratique la justice et dans n'importe quelle société humaine établit une séparation entre adulte et enfant, en fixant un age de la majorité.

Vos différents trouvent leurs source en ce que certains prennent un enfant de 12 ans pour un "adulte" et d'autres pas.
En l'état des choses, il me semble que dans cet affaire
la gonzesse de 21 ans (donc reconnue adulte) a adopté un comportement irresponsable. D'un autre coté l'enfant de 12 ans a voulu manifestement vivre comme un adulte (enfin, je crois).

Je pense qu'un age de la majorité doit être fixé. A 12 ans on est pas encore mur biologiquement donc on est difficilement en pleinement possession de notre nature humaine : le libre arbitre. Cela ne veut pas dire qu'un enfant n'est pas sacré, cela reste un individu de la race humaine - donc potentiellement apte à reconnaitre le droit de chacun -, mais qu'un enfant ne peut pas être vraiment considéré comme un être doué de sa pleine volonté.
Si tant est que les êtres humains sont tous différents, y compris en partie biologiquement, les enfants sont "murs" à différents ages (l'adolescence ne démarre et ne finit pas à la même période). Mais il faut se résoudre pour des raisons pratique de Justice à fixer un age de la majorité, sinon cela serait impossible de rendre des décisions claires.

Certains libertariens feraient parfois mieux d'oublier leur progressisme, qui poussé à son extrème devient un nihilisme. Ceux-là feraient bien parfois d'être "conservateur-intelligent", donc de mettre leur intellect et leur éthique au service d'une revolte contre ce processus de déliquescence et une acceptation du risque et de la douleur impliqués par l'histoire et l'évolution.
La solution parfaite n'existe pas, mais cela ne veut pas dire qu'il faut nier toute proposition pour s'en rapprocher. L'age de la majorité est une bonne chose.

Eskoh, libertarien de 3e type
à 3:12 PM
 
Blogger BugMaster a écrit...
C'est ce à quoi j'essaie vainement de réfléchir, sans rien trouver.
Mais 18 ans, c'est beaucoup trop tard, surtout en matière de sexualité... Et on arrive à des absurdités, une personne de 18 avec une personne de 17, ce serait illégal ?
Ce qui me fait peur, c'est surtout ceux qui affirment presque que l'enfant n'a pas de sexualité (des associations "pour l'enfance" par exemple... je dirais plutôt "pour les parents"), et iraient jusqu'à interdire les relations entre enfants.

BugMaster, gros pervers depuis qu'il est tout petit.
à 3:58 PM
 
Blogger BugMaster a écrit...
Oui sinon je suis d'accord, la solution actuelle est nulle à chier, mais y-a-t-il mieux ?
Ce qui m'embête, c'est qu'avec les adultes on dit "laissez faire tant que ça ne fait de tort à personne", mais avec les enfants, on reste avec d'innombrables règles qui ne seront jamais tout à fait adaptées, comme c'est le cas aujourd'hui avec les adultes. Le fait qu'un système comme cela continue d'exister même dans un pays libéral m'irrite (mais ça ne va pas plus loin que ça).
à 4:03 PM
 
Blogger Jerome Morrow a écrit...
J'entends bien, Bugmaster. La solution parfaite n'existe pas. On peut laisser faire un enfant tant que ça ne fait de mal à personne. Mais la sexualité est un domaine très privé, dans lequel les personnes agissent sur la propriété (corps) de l'autre. Je suis persuadé qu'un adulte n'a pas le droit d'agir sur le corps d'un enfant, même si ce dernier est consentant. Bien évidement il y a un progressisme. La loi prévoit qu'un enfant est considéré responsable "sexuellement" à partir de 16 ans, c'est une bonne chose je pense.
Effectivement c'est une grande souffrance que cette affaire ait pris une telle proportion dans le jugement des gens. Mais franchement, faut être complètement irresponsable pour aller coucher avec un gosse de 12 ans, amour ou pas.
Je suis donc d'accord avec Xxc. Ce n'est pas être tolérant que d'accepter les compromis en affirmant une chose et son contraire. Etre libéral c'est être tolérant avec les individus, pas avec les idées.
à 4:35 PM
 
Blogger xxc a écrit...
ESKOH: Merci Eskoh pour ton intervention calme et posée (ça me fait du bien, je commençais à me sentir "un peu chaud").

Relativement à ce que tu écris, je suis entièrement d’accord. Je crois notamment qu’il ne faut pas se laisser bouffer par des engrenages intellectuels. Et quand on en arrive à considérer comme pas gênant du tout pour un adulte de coucher avec un enfant de 12 ans, eh bien il est sans doute grand temps d’ôter ses lunettes libérales et de dire "non!" à la raison raisonnante.


BUGMASTER: Rassure-toi, mon chaud lapin, comme adulte tu peux "compter fleurette" avec une jeune fille dès qu’elle a plus de 15 ans (15 ans et un jour et c’est bon). C’est un âge qui me paraît raisonnable, ni trop jeune, ni trop âgé, même si, comme le souligne Eskoh, ceci est arbitraire. Par contre, comme adulte *et* comme personne ayant autorité (parent, prof, etc.) la limite passe à 18 ans. Là aussi, ça me semble raisonnable malgré l’arbitraire. (J’espère ne pas me tromper sur ce que je viens d’avancer.)


CONSTANTIN: On dépose les armes? Je suis déjà fatigué d’être fâché… Et puis je vous aime bien.


À TOUS: Je m’absente jusqu’à demain matin donc plus de commentaires d’ici là.
à 4:42 PM
 
Blogger BugMaster a écrit...
Oui, tout à fait, je comprends et approuve ce point de vue.

Je pense quand même que vous auriez du voir les humilations qu'a subi cette femme, on se serait presque cru au Ministère de l'Amour.
à 5:12 PM
 
Blogger Chitah a écrit...
Ton argumentation est d'un conformisme absolu, 6 milliards de personnes sur cette planète auraient pu écrire la même chose que toi, XXC.
Et Jabial le sait, je le sais, etc....
En un mot, ton discours se résume sur un ticket de métro, en gros. C'est ce que l'on appele quelquechose d'inintéressant.

Enfin bref. Merci à eskoh et bugmaster pour leurs remarques.

Au fait xxc, pourquoi on peut pas poster de commentaires sur ton blog?
à 8:20 PM
 
Blogger Octavius a écrit...
Personnellement, j'ai beaucoup apprécié le post de Jabial. Je te l'ai déjà exprimé et je le refais ici, ton écrit est d'une grande qualité.
Xxc est donc choqué par ton OPINION ? Elle appartient à Jabial, qui, étant majeur, vacciné et libéral est responsable de ses propos.
Pourquoi décider aujourd'hui qu'il faut avoir 18 ans plutôt que 12 pour être majeur ? Parce qu'on a pas le bac ? Ou plutôt parce que l'Etat décide arbitrairement de l'âge de raison ?
Maintenant, face à une réaction proprement haineuse, hystérique, voire aggressive de Xxc, je lui demanderai : connaissez-vous Jabial pour l'insulter de la sorte ? Parce que vous ne semblez pas connaître le sujet en question (le prof qui sodomise, dans ce cas, aurait vraiment besoin d'une aide artificielle) Et sur ce cas, pourquoi prétendre que ce jeune homme n'ayant que 12 ans n'est pas capable de libre arbitre ? Personnellement, je connais des enfants de 12 ans plus matures et mieux renseignés que des adultes (qui eux, pourtant, ont droit de vote, de compte bancaire, de baise...)
Alors, mon seul regret quant à Jabial est qu'il produise aussi peu de posts, parce qu'au moins ils sont sujet à discussion (d'ailleurs, j'en serais presque jaloux)
à 10:15 PM
 
Blogger Constantin a écrit...
Comme d'habitude, l'ami Eskoh nous propose des réflexions intéressantes sur le sujet. J'aimerais y apporter une petite réflexion : le problème de la loi actuelle vient du fait que l'on a arbitrairement fixé un âge à partir duquel on peut avoir des relations sexuelles avec un "adulte". C'est ce qu'on appelle - en tout cas en Belgique - la majorité sexuelle, laquelle est acquise à l'âge de seize ans.

Cela pose deux problèmes de fond : primo, aucune différence n'est faite entre filles et garçon, alors que tout le monde est d'accord pour affirmer que les filles évoluent plus rapidement. Cependant, l'adolescence est un âge ou de grandes différences se marquent entre individus, même nés le même jour. j'en arrive donc au second point : étant donné les énormes différences entre individus, il me semblerait plus logique de laisser au tribunal l'appréciation de la maturité de l'adolescent impliqué, ainsi d'ailleurs que le caractère grave ou bénin de la relation.

Concernant le procès dont il est question, il est clair que l'hypocrisie sexuelle puritaine qui règne aux Etats-Unis a fortement pollué le débat. Il n'a probablement pas été une seconde question d'évaluer si oui ou non le gamin avait la maturité nécessaire pour ce genre de relation. "He was underage", un point c'est tout. Le fait de savoir s'il est souhaitable ou non que la relation se poursuive - après tout, le mal est fait -n'est clairement pas non plus abordé. Ce qui devient d'autant plus gênant que le "gamin" a a présent dix-huit ans et est apparemment toujours aussi décidé à poursuivre la relation.
à 2:50 AM
 
Blogger xxc a écrit...
CHITAH:
Six milliards de conformistes. Et puis Chitah qui sauve l’honneur.

Pour le coup du résumé qui tient sur un ticket de métro, tu as raison. Mais tu peux dire la même chose pour de nombreux discours, celui de Jabial y compris. Il suffit de résumer suffisamment.

Enfin, s’il n’y a pas de commentaires sur mon blog, c’est parce que je préfère les discussions "en tête-à-tête" par e-mail. Les commentaires donnent des discussions de type "forum" souvent cacophoniques, les positions des uns et des autres deviennent vite tranchées et excessives, l’instinct grégaire joue à plein.


OCTAVIUS:
Mais vous voyez des insultes, de la violence et de la haine partout, bon sang! Arrêtez donc de vous sentir agressés à la moindre contradiction et de faire les précieux! C’est ridicule à la fin. Soit vous m’acceptez rustre comme je suis, soit vous prenez vos responsabilités et vous me signifiez que je suis viré de ce lieu de discussion. Bon, je reprends.

Concernant la majorité, tu poses beaucoup de questions mais tu n’apportes pas vraiment de réponses. Quelle est ton opinion?

À ta question (pourquoi prétendre que ce jeune homme n'ayant que 12 ans n'est pas capable de libre arbitre?), je peux te retourner la question suivante: pourquoi prétendre que ce jeune homme n'ayant que 12 ans est capable de libre arbitre? Comment en décider? Si l’on fait du cas par cas, c’est-à-dire si on définit une majorité pour chacun, alors qui va décider de ces âges pour chacun différents? Il me semble évident que personne ne peut se déclarer majeur ou mineur, responsable ou irresponsable selon son humeur. Doit-on alors embaucher une armada de fonctionnaires qui vont nous étalonner selon des critères bien à eux? J’imagine que cette éventualité te fait autant horreur qu’à moi. Eh bien tourne la question dans tous les sens, et tu verras qu’on en arrive à contrecœur à fixer arbitrairement une majorité commune à tous. Alors bien sûr cet âge officiel est arbitraire et entraîne des injustices. Oui. Ceci dit, dans le cas qui nous occupe, je pense qu’il n’y a pas photo: à 12 ans, on n’est pas capable de libre arbitre et on est un enfant. Soutenir le contraire ne me parait pas sérieux.

En tout cas, il est des tas de salopards authentiquement pédophiles qui sauraient utiliser à leur profit une définition à géométrie variable de la majorité.


CONSTANTIN:
Fille/garçon: c’est juste. Mais en ces temps de parité, le bon sens passe au second plan, hélas.

Concernant une qualification de la majorité qui se ferait au tribunal, deux écueils:
- on passe d’un arbitraire à un autre arbitraire (de la "taille unique" au bon vouloir d’un fonctionnaire),
- et puis surtout: c’est AVANT de coucher avec quelqu’un, qu’il est nécessaire de savoir s’il est majeur ou non, et non après. Sinon si chaque fois que l’on rencontre quelqu’un, il faut d’abord passer au tribunal, bonjour la soirée romantique!
à 9:50 AM
 
Blogger Constantin a écrit...
J'espère quand même que dans la majeure partie des cas les gens seront capables de décider par eux-mêmes. Le cas dont nous discutons est l'exception, pas la norme.

Je ne pensais pas au bon vouloir d'un fonctionnaire, je raisonnais dans un cadre libertarien, c'est-à-dire un tribunal privé avec juges professionnels.
à 11:14 AM
 
Blogger xxc a écrit...
J'espère quand même que dans la majeure partie des cas les gens seront capables de décider par eux-mêmes. Le cas dont nous discutons est l'exception, pas la norme.Ah tiens? Pouvez-vous me dire ce que ce cas dont nous discutons a d’exceptionnel selon vous? (Parce si vous me dites que cela tient à un problème d’âge et/ou de rapport prof/élève, alors je sens que je vais me mettre un petit peu en colère: cela fait tout de même deux jours qu’on me fait passer pour un excité parce que je dis que l’âge du gamin pose un sérieux problème et que l’on me répond que l’âge n’a rien à faire là-dedans.)

Il me semble au contraire que la majorité que vous défendez fait que n’importe qui à n’importe quel âge peut être déclaré mineur ou majeur.

Je ne pensais pas au bon vouloir d'un fonctionnaire, je raisonnais dans un cadre libertarien, c'est-à-dire un tribunal privé avec juges professionnels.Vous raisonnez donc hors du réel: nous ne vivons pas dans un cadre libertarien. Mais d’accord, faisons comme si. Imaginez que des juges privés donnent la majorité à un enfant de 4 ans… Ce n’est pas exclu puisqu’il n’y a aucune majorité unique et normalisée. Vous percevez la limite?
à 12:41 PM
 
Blogger Aristophane a écrit...
Le problème n'est pas là !
Il est clair que ce cas est pour le moins ambigu. On pourrait même le trouver malsain, c'est en tout cas mon sentiment. De toute manière, on ne va pas juger de ce couple, d'ici, sans connaître aucun des protagoniste.
Ce qui, par contre, est manifestement absurde, c'est 1) de mettre l'institutrice en taule pendant plusieurs années alors que la "victime" était à ce point consentante. 2) D'interdire, après exécution de la peine de revoir, cette "victime" qui est désormais majeure et désireuse de cette rencontre.
Il y a une disproportion hallucinante entre le "crime" et la sanction. Pq? Comme le dit Jabial, parce qu'il faut faire un exemple. L'ordre moral ne peut se permettre de laisser penser qu'un enfant de 12 ans puisse avoir des désirs sexuels, voire de l'amour, pour un adulte. Il fallait condamner l'adulte pour maintenir le mythe de l'innocence enfantine. Etca, c'est gerbant !
à 2:27 PM
 
Blogger xxc a écrit...
Le problème n'est pas là! Il est clair que ce cas est pour le moins ambigu. On pourrait même le trouver malsain, c'est en tout cas mon sentiment.Malsain? Aïe, aïe, aïe! J’en connais un qui va se faire allumer…

C’est vrai que le problème devrait être ailleurs, Aristophane, mais étrangement la crispation est bien là: plusieurs intervenants ne voient absolument rien d’un tout petit peu troublant dans le comportement de la dame.

Ce qui, par contre, est manifestement absurde, c'est 1) de mettre l'institutrice en taule pendant plusieurs années alors que la "victime" était à ce point consentante. 2) D'interdire, après exécution de la peine de revoir, cette "victime" qui est désormais majeure et désireuse de cette rencontre.1) "seulement" 6 mois fermes au départ d’après Jabial. Les années d’emprisonnement sont la conséquence de la récidive. Ces durées ne me choquent pas mais j’admets qu’on les trouve excessives.
2) ah ça oui, à première vue, ça me semble idiot.

Ces deux points ne sont pas du tout anodins pour la femme condamnée, mais j’avoue que ce ne sont pas ces aspects-là qui m’ont passionné.

Il y a une disproportion hallucinante entre le "crime" et la sanction. Pq? Comme le dit Jabial, parce qu'il faut faire un exemple. L'ordre moral ne peut se permettre de laisser penser qu'un enfant de 12 ans puisse avoir des désirs sexuels, voire de l'amour, pour un adulte. Il fallait condamner l'adulte pour maintenir le mythe de l'innocence enfantine.Mouais. Je ne suis pas convaincu. Tu veux dire que si l’adulte avait couché avec le môme sans que le môme soit porté par le désir sexuel et l’amour (gamin acheté ou contraint), alors la peine aurait été moins lourde? Je suis perplexe. Si c’est vrai, alors effectivement, c’est lamentable et révoltant.
à 5:00 PM
 
Blogger jabial a écrit...
Quand xxc dit que j'insulte ceux qui cherchent à défendre le gamin, il ignore sciemment le fait que le "gamin" est aujourd'hui plus que majeur et que le couple n'est toujours pas en mesure de se marrier!!!

Quand xxc dit qu'en l'absence d'un âge légal de la majorité un tribunal pourrait déclarer majeur un enfant de 4 ans, il ignore que des critères objectifs autres que l'âge peuvent être utilisés pour déterminer si une personne est majeure - la capacité à gagner sa vie a été suggérée par Rothbard comme condition suffisante (mais pas nécessaire). Il se livre aussi à un "deux poids, deux mesures et une pétition de principe" (copyleft Faré) en ignorant le fait que rien n'empêche un Etat de fixer la majorité à 4 ans, ou à 40 ans - écueils qui sont évités en éliminant l'absurdité de lier la majorité à l'âge, puisque ce critère n'est visiblement pas universel.
à 5:47 PM
 
Blogger BugMaster a écrit...
"Môme" ou même "gamin" sont-ils des mots vraiment appropriés pour une personne de 12 ans ?
Pourquoi utiliser des mots familiers pour désigner cette personne, alors qu'on ne voit pas d'autres mots de la même catégorie dans tes réponses ?
à 6:41 PM
 
Blogger Jerome Morrow a écrit...
Bon, c'est mon dernier commentaire sur "La Gerbe".
Je suis du coté de Xxc. Il me semble que la fixation d'un age arbitraire de la majorité n'est pas une si mauvaise chose, car l'argument anar-cap des tribunaux privés n'empêche en rien un tel arbitraire, bien au contraire : qui empêche deux tribunaux privés concurrents de rendre deux décisions différente, voire contradictoire ? Rien. J'imagine mal un litige entre un employé et son (riche) patron dans un système où celui qui a les moyens de faire appel à deux systèmes de justices concurrents va produire deux jugements contraires, donc soit une bataille entre les deux bras armées des tribunaux privés pour décider de laquelle des deux décisions doit être respectés, soit une annulation des deux jugements donc une absence de justice. A contrario un pauvre ne peut avoir recours à aucun tribunal privé (ce qui n'est pas une excuse) mais qui prouve que son Droit va être potentiellement et de facto nié.
Mélodius me disait il y a plusieurs mois de cela qu'on peut imaginer que les sociétés de justices solicités les jugements contraires peuvent trouver un compromis entre leurs différentes décisions de justice antagonistes.
Je sais pas vous, dans cette société anar-cap, je vais essayer de trouver la société de justice la plus puissante en fonction de mes moyens, car au moins en cas de petit "dérapage personnel" elle sera là pour frapper un grand coup et prouver mon innocence face aux autres tribunaux. Mais parle-t-on encore de justice dans ce cas précis ?
Il me semble donc que la concurrence en terme de Droit, annihlie, l'existence même du Droit naturel.
L'expérience montrerait qu'un bon service de justice est une justice monopolistique. Tu ne souscris pas à une justice privée si elle n'est pas présente physiquement et si elle n'a pas les moyens (inconstabilité) d'appliquer tes droits. D'où la tendance monopolistique des services de justice.
Mais je m'écarte du sujet qui nous intéresse.
Ce qui manque dans les reflexions anar-cap ici c'est de la modestie, donc de la sagesse.
Votre/Notre système intellectuel qui est le libéralisme - du moins dans ses bases - n'est pas la perfection, et ne peut résoudre tous les problèmes. Le propre du libertariens, et de tout libéral est de faire que ce nous enseigne Hayek : faire confiance au marché, donc à la raison, à l'histoire et à l'évolution. Un age de la majorité arbitraire est un système qui fonctionne et qui a fait ses preuves ! Laissez fluctuer l'age de la majorité dans votre anarchie et vous verrez que les mêmes forces qui guide la justice vers une situation de monopole vont faire de l'age de la majorité, un age fixe ou tournant autour d'un nombre bien précis. Pourquoi ? Parce que les individus veulent des règles claires pour agir, sinon ils les ignorent. L'age la majorité est l'age du murissement, qui est certes différent entre les individus, mais à l'échelle d'une vie cela représente une moindre différence. L'universalité réside en ce qu'il existe pour tout les individu une maturité sexuelle, c'est à dire un age qui sépare l'enfant de l'adulte, l'individu pleinement autonome en capacité.
Je reste persuadé que l'age de la majorité reste un bon deal dans une société. Les débats hystériques collectifs et les pogroms autour de l'affaire qui nous intéressent n'ont pas pour origine l'existence d'un age de la majorité, mais plutôt d'un débordement des fonctions de la justice dans les décisions de l'individu. La cause est qu'une morale (puritaine, bien-pensante, anti-libérale) s'est attachée à l'exercice de la justice. Le mécanisme de l'age de la majorité est à contrario tout ce qu'il y a de plus neutre dans l'affaire, selon moi.
à 7:01 PM
 
Blogger xxc a écrit...
JABIAL:
Pour ta première remarque, je parle de ce qui c’est passé quand l’enfant avait 12 ans bien sûr: ce qui m’importe, c’est l’acte pédophile que je trouve répugnant. Ce qui se passe aujourd’hui est bien triste mais si la femme n’avait pas déconné, les deux amoureux seraient à la colle depuis un bon moment et pourraient se marier aujourd’hui sans problème. À coup sûr, tu vas me dire que ce n’est pas la faute de la dame, c’est la faute de la société. Eh bien, la dame aurait peut être dû tenir compte de la société dans laquelle elle vivait. On appelle ça je crois le principe de réalité.

Pour ta deuxième remarque, tu m’as trouvé une nouvelle manière d’être majeur. Bon OK. Alors disons que gagner sa vie à 12 ans me semble bien difficile (tu en connais beaucoup d’enfants de 12 ans qui gagnent leur vie?) et puis c’est pas la tradition par chez nous (encore une horreur que l’on impose à nos gosses). Donc, comme le jeune amant avait 12 ans et qu’il ne pouvait pas gagner sa vie, il n’était pas majeur donc la dame était bien coupable. Si tu as de nouveaux critères, tu peux les garder parce qu’ils sont forcément mauvais: si un critère légitime le fait qu’un prof a le droit coucher avec son élève de 12 ans, alors c’est qu’il est mauvais.

Enfin, je me doutais bien que quelqu’un allait me présenter ton dernier argument. Il se trouve qu’à ma connaissance, aucun État démocratique actuel n’a fixé des majorités absurdes: on est dans l’arbitraire mais dans le raisonnable. Tu auras beau jeu de me dire que ça serait encore bien mieux dans le monde de la liberté intégrale. Je n’en doute pas: dans ce monde enchanté, tout fonctionne toujours beaucoup mieux que dans le monde réel. Deux poids, deux mesures, certes, et c’est bien normal: d’un côté quelque chose qui existe (le monde réel), de l’autre quelque chose qui n’existe pas (le monde enchanté).

--

Bon, je crois qu’il est temps pour moi de lever le pied: je ne suis pas convaincu par vos arguments, chers contradicteurs. En fait, j’ai l’impression que plus vous coupez les cheveux en quatre, plus vous vous enfoncez. Je dirais que c’est pathétique si vous n’étiez pas aussi susceptibles.

Je jetterai un coup d’œil par ici de temps à autre pour voir si des arguments nouveaux et décisifs m’amènent à trouver normal qu’un très jeune élève se fasse toucher le zizi par son professeur et à estimer que sont des chiens ceux qui s’opposent à ces aimables caresses.

Enfin, je n’ai aucun regret pour vous avoir écrit en usant d’autant de sarcasmes: ce que vous défendez mérite à mon avis plus que des sarcasmes.
à 9:47 PM
 
Blogger Octavius a écrit...
Ma réponse à Xxc "À ta question (pourquoi prétendre que ce jeune homme n'ayant que 12 ans n'est pas capable de libre arbitre?), je peux te retourner la question suivante: pourquoi prétendre que ce jeune homme n'ayant que 12 ans est capable de libre arbitre?" est la suivante :

Tout homme ou femme est présumé innocent. Donc, aux accusateurs de prouver le crime. Hors, nous vivons dans un système pour lequel l'âge de majorité est arbitrairement et socialement prédéfini.

En aucun cas, il n'est étudié le niveau de maturité des protagoniste, seul l'âge est pris en compte dans cette affaire.
à 10:46 PM
 
Blogger Jerome Morrow a écrit...
Octavius : tu as lu mon dernier commentaire avant d'écrire ceci ?
à 10:50 PM
 
Blogger Pentium a écrit...
Je suis parfaitement d'accord avec xxc et Eskoh, ainsi qu'avec le 2) d'Aristophane.
à 10:59 AM
 
Blogger melodius a écrit...
Eh bien, je vois que ça bouge quand je ne suis pas là ! ;-)

J'avoue que je suis un peu surpris par le ton acerbe de la discussion alors que la position de xxc me semble tout ce qu'il y a de plus défendable. Oublions un instant les effets rhétoriques qui polluent son argumentaire ("effacez ce commentaire que je ne saurais voir", "sodomie", etc.), il n'en reste pas moins que nous avons affaire à un adulte, investi par les parents d'une mission éducative et de l'autorité qui l'accompagne, et qui profite de la situation pour coucher avec un gamin de 12 ans.

Il y a là à tout le moins un problème de responsabilité contractuelle envers les parents, et je m'étonne qu'aucun anarcap ne le relève. Selon les propres critères des critiques de xxc, le gamin n'était pas majeur faute de gagner sa vie et il y a donc à tout le moins un problème potentiel. Que pensent les parents, voilà la question essentielle !

Je n'ai pas d'enfants, mais si un prof devait coucher avec un mien bambin, je ne le prendrais pas comme une expérience excitante et éducative que la vie, bonne fille, lui a proposé sur un plateau d'argent. C'est peut-être con, mais c'est mon droit.

Je suis par contre assez d'accord avec Aristophane que le châtiment est inadapté (disproportionné, je ne sais pas trop) et qu'empêcher les tourteraux de se voir après la majorité du plus jeune d'entre eux est idiot.
à 11:58 AM
 
Blogger xxc a écrit...
MELODIUS:
La rhétorique clinquante est utile à ferrer le poisson.

"Sodomie" parce que selon moi Jabial était manifestement sous l’emprise de cette idée machiste selon laquelle c’est celui qui pénètre qui baise. La femme n’était donc pas tellement coupable.

"Fermez ce post" pour qu’ils ne le ferment pas et qu’ils se crispent sur des positions intenables.

Ceci dit, tu as raison, il y a aussi pas mal de pollution dans mes commentaires.
à 4:38 PM
 
Blogger melodius a écrit...
C'est vilain de faire de la provoc'.
à 5:41 PM
 
Blogger xxc a écrit...
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
à 6:34 PM
 
Blogger xxc a écrit...
Et un vilain est un homme libre.
à 6:35 PM
 
Blogger C2H5OH a écrit...
Rappel des faits :
la "demoiselle" avait 34 ans au moment des faits, elle était mère de 4 enfants au moment des faits, son mariage battait de l'aile au moment des faits, le gamin de 12 ans lui a fait 2 filles : une première, elle s'est retrouvée en prison pour six mois et à accouché en prison puis à la sortie de la prison (libérée sur parole) elle s'est retrouvée enceinte une deuxième fois.

La mère du jeune père a élevé les deux filles de son garçon.

La "demoiselle" avait visiblement une attirance marquée pour ce jeune puisqu'il est dit qu'il séjournait régulièrement chez "la demoiselle", cela excédait le mari. Elle autorisait même le gamin de 12 ans à fumer et à boire dans la maison.

Au moment des interrogatoires, le jeune garçon de 13 ans a avoué avoir eu entre 300 & 400 relations sexuelles avec la "demoiselle"

Le 6 août 2004, le no-contact order à été levé à la demande de Vili. La demoiselle de 42 ans et le jeune homme de 21 ans peuvent maintenant vivre ensemble et élever leurs deux filles.

La demoiselle est toujours interdite de voir ses enfants, elle est toujours sous surveillance judiciaire et doit suivre une thérapie. Elle doit s'inscrire dans un fichier de délinquants sexuels dès qu'elle s'installe dans une nouvelle ville.
à 7:47 PM
 
Blogger BugMaster a écrit...
J'y ai réfléchi tout seul dans mon coin, je suis d'accord avec Eskoh sur la nécessité d'une majorité (et pas que au niveau sexuel, même si à mon avis il serait souhaitable de dissocier la majorité sexuelle du reste), même si ça ne fait pas toujours des heureux.

Mais xxc me fait vraiment "gerber".
Pour qu'on ait affaire a de la pédophilie, il faudrait que l'enfant n'ait pas encore atteint sa puberté. J'ai vu le documentaire, et j'en doute. Tout ce que je vois c'est qu'il ne veut pas protéger les enfants mais plutôt interdire des choses qui le "dégoutent", qu'il veut faire censurer ce qui ne lui plaît pas (mais comment peut-on se dire libéral après ça ?!). Et encore beaucoup d'autres choses qui m'énervent, mais j'en écrirais des pages. Exemple :
"Jabial enfin: si l’adulte aime vraiment l’enfant, en supposant qu’il n’y ait rien de pathologique là derrière (parce que franchement je ne vois pas trop à quel niveau peut s’articuler un échange sain et équilibré), alors l’adulte n’a qu’à prouver son amour en laissant s’écouler le temps nécessaire au mûrissement de l’être aimé avant de consommer. S’il ne peut pas se maîtriser quelques années par respect pour la jeunesse de celui qu’il aime, alors j’ai un sérieux doute sur ce fameux amour."
Passons sur la mauvaise foi. Pourquoi faudrait-il qu'il y ait de l'amour ? Pourquoi ne pourraient-ils pas avoir des raports par simple attirance sexuelle ?

S'il y au moins une chose à retenir du post de Jabial, c'est que même si la loi l'interdit, l'humiliation qu'a subi cette femme n'était vraiment pas nécessaire. Appliquons la loi parce que c'est la loi, et c'est tout, pas besoin de rabaisser une personne qui ne le mérite vraiment pas.
à 9:44 PM
 
Blogger xxc a écrit...
Tiens, tiens...

Mais c’est instructif tout ça!

Je croyais que la "jeune" femme n’avait que 21 ans au moment des faits, et puis je ne savais pas qu’elle était mariée, qu’elle avait déjà quatre enfants (à charge j’imagine), qu’elle ne prenait pas de contraceptifs avec son élève, qu’elle avait eu deux enfants avec lui, que ce dernier buvait (ah… les effets relaxants de l’alcool…) et fumait chez elle.

Ces "détails anodins" auraient pu m’être communiqués par ceux qui connaissent bien l’histoire, non?

Mais j’imagine que lorsqu’on veut avoir raison et que l’on défend une pédophile, on n’est pas à un mensonge ou à une omission près. No limit. Quand la réalité est ennuyeuse, on élague pour la rendre plus présentable, plus conforme au dogme.

Tu vois, Mélodius, ce n’était finalement pas moi le plus vilain de l’histoire.

Je crois, chers contradicteurs, que vous méritez une sérieuse fessée assortie d’une paire de claques.



(PS: le nouveau truc pour juger du libre arbitre: tu comptes les poils! Sacré Bugmaster!)
à 10:11 PM
 
Blogger Pentium a écrit...
@ Octavius
La fixation de la majorité à un âge défini est paradoxalement moins arbitraire qu'une évaluation par les juges. En effet, la règle de droit doit être connue ex ante par les individus. Si la règle est fixée ex post, les individus ne peuvent être considérés comme ayant violé la règle en connaissance de cause. Les individus seraient alors soumis non pas à une règle, mais à l'arbitraire des juges.

@ Bugmaster
"Cause correct" à xxc, stp.
à 7:20 AM
 
Blogger melodius a écrit...
Bugmaster (& les autres): comme Pentium.
à 10:03 AM
 
Blogger jabial a écrit...
43 commentaires... ça me souffle.

Manifestement dès qu'il s'agit de sexe on retourne aux pulsions et superstitions tribales, et on "raisonne" avec ses tripes plutôt que de réfléchir.

Je ne répondrai donc qu'aux arguments que je juge dignes (ie, ceux qui sont honnêtes selon mes critères).

En ce qui concerne la rupture de contrat : je la vois, mais elle ne me semble justifier ni un traitement psychiatrique ni la prison. Quoi que ce soit de plus qu'une amende me semble démesuré, et il ne me semble pas que ce soit la famille du gamin, seule à même de l'invoquer, qui ait porté plainte.
En ce qui concerne le "sexe avec un mineur" : la réaction du majeur qu'il est devenu le justifier a posteriori, exactement comme, selon Rothbard, une condamnation à mort peut être déjustifiée et requalifiée en meurtre a posteriori si on découvre que le condamné était innocent.
à 10:51 AM
 
Blogger Pentium a écrit...
Jabial,
Il ne t'est jamais venu à l'esprit que les "superstitions tribales" pouvaient avoir une rationnalité échappant à notre raison individuelle ?

Certes, la raison peut formuler un jugement sur les institutions (entendues au sens large), mais il faut garder à l'esprit que notre raison est limitée. Lorsque l'on cherche à bousculer une tradition pour passer à une situation qui paraît plus satisfaisante sur le plan intellectuel, on prend le risque d'éliminer une institution dont l'utilité est peu apparente à première vue, mais qui est peut être nécessaire pour des raisons que nous ignorons. Parfois, le jeu en vaut la chandelle. Mais ici... Bousculer les traditions relatives à la protection de l'enfance... Trop risqué, trop présomptueux.
à 12:06 PM
 
Blogger RonnieHayek a écrit...
Je partage complètement l'avis de Pentium. Et je rappelle que le libéralisme (en particulier dans son inspiration anarcap) n'est pas l'apologie de l'anomie.
à 12:25 PM
 
Blogger melodius a écrit...
Mouais, sur ce coup-là, je ne suis pas trop d'accord avec vous.

La tradition mérite bien sûr certains égards, ne serait-ce que celui d'étudier les raisons pour lesquelles elle existe, mais au bout du compte, c'est la raison qui prime.

Jabial n'a pas tort lorsqu'il relève que sexualité et âge précoce sont un mélange explosif dans les débats, et notamment en raison des idées très "fleur bleue" (et fausses...) qu'on se fait sur la sexualité enfantine.

Je persiste cependant à croire que le prof a commis une faute très grave dès lors qu'il a outrepassé les limites que lui imposaient les parents. Ce n'est pas anodin.
à 12:42 PM
 
Blogger xxc a écrit...
Pour autant, Mélodius, je pense que tu es d’accord pour dire que le problème ne se résume pas à un contrat non rempli. Ce n’est pas comme si le professeur avait lu son journal au lieu d’enseigner. Il y a bien ici quelque chose de "viscéral", "primitif", "reptilien", "rachidien" (je ne trouve pas le mot) qui provoque un haut-le-cœur.
à 6:40 PM
 
Blogger Constantin a écrit...
Il me semble que je dois des excuses à xxc.

L'affaire que j'avais en tête n'est pas du tout celle qui vient d'être décrite. Au moment où j'étais en Floride, un autre scandale - une autre histoire prof-ado - mettait en scène une jeune femme de 20 ans et son élève qui devait en avoir treize. Il faut avouer que ça a déjà une autre tête que l'histoire sordide que je viens de découvrir.

A la lumière de ce dernier post, j'avoue que je donne entièrement raison dans le cas décrit à xxc sur le caractère sordide des faits.

En ce qui concerne la majorité, contrairement à Eskoh - mais nous avons déjà eu des différends similaires à propos d'autres débats relatifs à la justice - je pense que des tribunaux privés en concurrence pourraient fonctionner de manière tout aussi efficace qu'un âge de majorité fixé arbitrairement. Probablement que l'évolution de la jurisprudence amènerait à une norme communément admise, mais l'avantage de la jurisprudence sur la législation est sa plus grande adaptabilité à l'évolution de la société ainsi que la latitude qui est laissée au tribunal de tenir compte de cas exceptionnnels.

Voilà voilà. J'ajoute en outre que j'ai réagi à la provoc de xxc par une autre provoc pas tres glorieuse. Qu'il me soit permis de faire ici amende honorable.
à 12:26 AM
 
Blogger BugMaster a écrit...
Mais qu'est-ce qui est sordide ?
à 12:52 AM
 
Blogger Constantin a écrit...
Ce qui est sordide ? Une femme mariée de 35 ans qi invite un gamin de douze ans chez elle à boire de l'alcool, fumer des cigarettes et accessoirement jouer à touche-pipi et plus si affinités.
à 9:54 AM
 
Blogger xxc a écrit...
CONSTANTIN:
J’accepte vos excuses. Si se tromper n’est pas glorieux, reconnaître que l’on s’est trompé est très honorable.
Je ne suis pas rancunier et je considère notre querelle comme un événement passé: elle ne m’empêchera ni d’apprécier vos écrits ni de discuter à nouveau avec vous avec sérénité de sujets divers si l’occasion se présente.

BUGMASTER:
Je suis, par rapport à toi, d’une espèce préhistorique: tu trouves sans doute que je sens le rance et la naphtaline.
Je crois que tu as franchi un cap que je n’ai pas franchi et que je ne veux pas franchir. Je me fonde pour dire cela sur tes écrits: tu prétends dans ton blog être occasionnellement pédophile et te masturber sur des images d’enfants. Même en admettant qu’il ait une bonne dose de provoc dans ces affirmations, les territoires que tu as décidé d’explorer nous éloignent définitivement. Je ne crois pas que nous puissions tenir autre chose qu’un dialogue de sourds.
Tu argueras sans doute que je devrais "me libérer"; je te répondrai que l’abolition de n’importe quel tabou n’est pas forcément une libération.
à 10:11 AM
 
Blogger melodius a écrit...
xxc, je ne sais pas trop que te répondre, en dehors du fait que le "reptilien" n'est pas une catégorie juridique et que c'est probablement tant mieux.

J'avoue que ces problèmes ne me passionnent pas outre mesure - même si ma morale personnelle est beaucoup plus "conservatrice" que celle de la plupart de mes amis - et que je n'ai pas trop réfléchi à la question. Disons qu'il me semble, à première vue, qu'un adulte n'a pas à avoir des relations sexuelles avec un enfant prépubère.

En ce qui concerne un enfant pubère, dès lors que les parents n'y voient pas d'inconvénient (ce en quoi à mon avis ils se trompent, mais ce n'est qu'un préjugé personnel) je ne crois pas que la loi ait à s'en mêler.

Tu remarqueras que cette réserve ne concerne qu'un nombre de cas infime et certainement pas celui-ci.
à 11:36 AM
 

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