21.11.05

Les Irresponsables

Après le trou noir des prisons militaires américaines, je m'intéresserai aujourd'hui aux conséquences des trous de mémoire de nos (très !) chers élus. L' affaire de Francorchamps risque de coûter des millions aux contribuables wallons - tout cela parce que leurs "dignitaires" politocards, secondés de leurs sous-fifres intercommunaux, sont incapables de lire un contrat, en anglais ou non. Le seul aspect réjouissant de cette histoire est qu'ils n'ont vraiment pas l'air bien fiers, maintenant que le roi est nu, et semblent même avoir perdu de leur superbe, les MRdistes et les socialeux wallons, à présent que leur incompétence a éclaté au grand jour. Néanmoins, ils semblent ne pas encore saisir toute l'importance de ce qui leur arrive, puisqu'ils s'improvisent imitateurs de Gavroche en nous chantant l'air "Je ruine la région wallonne/C'est la faute à personne" (la variante étant :" C'est la faute à Ecclestone"). Or personne n'est dupe, ou ne devrait encore l'être.

Devant un tel étalage d'irresponsabilité, il est temps que l'électeur (accessoirement contribuable...) comprenne que ces gens-là ne songent qu'à se comporter comme de nouveaux sybarites en dépensant du fric qui ne leur appartient pas, tout cela au nom du soi-disant "prestige" régional ! Comment peut-on encore s'aveugler quand eux-mêmes se traitent de de menteurs et/ou d'escrocs ? Que dire aussi devant la prime à l'incompétence que vient de se voir accorder le Quimby de Waterloo ?

Comment peut-on encore croire dans leurs discours - au choix - mielleux, virils ou rassurants ? Comment, surtout, encore croire que ces individus qui prétendent régir nos vies sont légitimés à le faire, alors qu'ils se rejettent la patate chaude une fois que leur inaptitude est enfin découverte ?

Un (é)lecteur intelligent comprendra qu'il ne doit plus accorder du crédit à ces étatistes de gauche ou de droite. Une seule option lui reste. A savoir, réclamer aux analphabètes de Namur : "Rîndez les liards" (version wallonne de "I Want my money back") et s'abstenir de voter désormais pour l'un ou l'autre de ces apparatchiks ventripotents et infatués.

Ca sent la fin de règne, tout ça. Et peut-être, soyons fous, enfin le vrai début d'un redressement wallon ?

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4 commentaires

Blogger melodius a écrit...
Tiens, on s'intéresse bien peu au "quatrième pouvoir" dans cette affaire. On voyait un peu partout les autocollants "Sauvez Francorchamps" de la DH lorsque nos maîtres ont pris les glorieuses décisions que l'on sait. Comment se fait-il que je n'ai pas encore lu de mea culpa circonstancié de nos journaleux ? Est-ce seulement parce que je suis trop snob pour lire la DH régulièrement ?
à 10:39 AM
 
Blogger Constantin a écrit...
Bien que je sois loin d'être un chaud partisan de l'organisation de quelque activité que ce soit au moyen d'argent extorqué au contribuable, j'avoue ne pas comprendre votre remarque. La DH appelait in tempore au maintien du grand prix, lequel, soit dit en passant, était la victime d'une mesure liberticide, à savoir l'interdiction de la publicité pour le tabac.

Les journalistes de cette publication n'en appelaient pas à ce que les politiciens fassent cela au mépris des règles de prudence les plus élémentaires en matière de gestion.
à 2:08 PM
 
Blogger pankkake a écrit...
Bouh, y a des fautes sur lalibre.be.
à 7:57 PM
 
Blogger patrick a écrit...
Ca n'est pas vraiment très juste, Constantin. Effectivement, la DH n'a jamais formellement appelé au mépris des règles de prudence etc, mais le matraquage médiatique était tel qu'il encourageait les politiciens à privilégier ce type de solutions plutôt qu'à oser annoncer à l'opinion publique que, publicité ou non, montage financier ou non, ce grand prix n'est pas rentable tel qu'il est organisé. Et peut-être pas rentable du tout.

Il suffit de voir la chasse aux sorcières qui a déferlé sur les écolos à l'époque (je ne dis pas ça pour les défendre, simplement pour rappeler l'état d'esprit d'alors, qui n'aurait laissé aucune pitié à des politiciens qui n'auraient pas été capable de présenter un montage financier capable de "sauver le grand prix").

Je ne dis pas ça non plus pour trouver une quelconque excuse aux politiciens qui ont pris ces pathétiques décisions, mais, en acquiesçant aux propos de Melodius, pour que certains ne se débinent pas maintenant en hurlant une fois de plus dans la foule, sans admettre sa part de responsabilité.
à 9:45 AM
 

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