4.9.06

Le FDF, le PS du petit bourgeois ?

Le Soir publie aujourd'hui un reportage consacré aux malversations de l'homme fort du FDF d'Anderlecht, l'échevin Jean-Jacques Boelpaepe.

Les tribulations de ce personnage issu du PS illustrent bien la wallonisation de Bruxelles. Le FDF, parti également connu sous le doux surnom de "reliquat ridicule", doit ses bastions à un clientélisme qui n'a rien à envier à celui qui a cours à Liège ou à Charleroi.

Le mimétisme entre PS bruxellois et FDF est d'ailleurs assez étonnant : action politique réduite à la recherche de clientèles ethniques par la coöptation de personnages discutables, multiplication des ASBL ("associations-loi 1901", pour nos amis français) dévoreuses de fonds publics, cupidité dévorante d' "hommes forts" souvent barbus et/ou moustachus, bref, la panoplie totale de la démocrassie belge en action. Les mêmes causes aboutissant aux mêmes effets, ce sera finalement à la Despi, sur une affaire de notes de frais, que notre potentat de village chutera. J'épargne à nos lecteurs l'énumération des multiples avantages qu'il s'est indûment accordé: c'est d'une telle banalité que ça ne mérite que l'attention du Parquet.

Or, le vrai problème n'est pas tellement que des élus s'approprient des fonds publics à leur usage personnel. Ces incidents n'ont d'intérêt que parce qu'ils révèlent la grande rigueur morale de ceux-là même qui prétendent nous gouverner. Les malheureux 12.000 balles de leasing que paie tous les ans la commune d'Anderlecht pour que Boelpaepe puisse se pavaner dans une caisse de beauf pâlissent face aux montants qui sont dépensés au bénéfice du système politique en tant que tel. Ce genre d'affaires n'est, en d'autres termes, que la pointe d'un iceberg pour qui le réchauffement climatique est plus loin que jamais...

Mise à jour:

Voir également le billet de Prométhée.

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5 commentaires

Blogger RonnieHayek a écrit...
Diantre, voilà que tu m'as devancé ! ;-)
à 2:34 PM
 
Blogger PYL a écrit...
Je trouve qu'il faudrait mettre sur pied une sorte de plate-forme virtuelle pour la démocratie avec une liste de propositions concrètes tant pour protéger les "whistle-blowers", ces gens "de l'intérieur" qui osent dénoncer des malversations dans leur administration ou leur entreprise que pour garantir que les sanctions, si les faits sont prouvés, soient rapides, significatives et incluent une interdiction à vie d'exercer tout mandat public au sens large.
Je suis sûr qu'un tas de mandataires actuellement en place se retireraient rapidement "pour raisons de santé"...
à 2:52 PM
 
Blogger melodius a écrit...
Il me semble que des législations de ce genre existent à l'étranger. Ce serait intéressant de voir vers quoi elles ont mené.

J'avoue mon scepticisme face à une telle idée, mais il est vrai que ça vaut la peine de s'y intéresser de plus près.
à 3:29 PM
 
Blogger Jean-Paul a écrit...
Français, résident en Belgique, je suis sidéré par le nombre d'ASBL qui servent à certains élus. En France, il existe la gestion de fait qui est condamnable au pénal: http://www.associanet.com/docs/gestiondefait.html
Un élu communal ne peut donc pas gérer une association financée par des fonds publics.
Les comptes et bilans des Associations loi 1901, recevant des subsides publics doivent être annexés au budget de la collectivité qui finance cette association. Les associatins dont le financement représente plus de 50 % de leur budget sont contrôlables par les cours régionables des comptes qui, en cas de malversations, ont obligation d'en informer le procureur de la République. Ainsi, bon nombre d'élus ont été déclarés inéligibles pour gestion de fait. Certains ont même fait de la prison.
à 6:25 AM
 
Blogger melodius a écrit...
Je n'ai pas souvenir qu'un élu belge ait jamais valsé en taule. Ce doit être en raison de la légendaire probité du personnel politique de notre joyeux royaume.
à 4:58 PM
 

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