12.11.06

Le stage parental : une nouvelle lubie de l'Etat-parent

Quand les étatistes et autres socialistes veulent étendre leurs filets sur la vie de leurs concitoyens, ils attendent l'heure propice pour appliquer leur projet. Le meurtre du jeune Joe Van Holsbeeck leur a offert l'occasion de transformer une fois de plus la sécurité en débat politique au lieu de laisser la justice appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi. De manière générale, chaque fois qu'un fait divers se produit, les politiciens se pourlèchent les babines, clamant à l'unisson qu'une nouvelle disposition législative règlera le problème, comme si une loi possédait la fonction miraculeuse d'empêcher un délit de se commettre, alors que son rôle est de sanctionner le coupable et évidemment de rendre justice à la victime ou ses ayants-droit.

En l'occurrence, la Communauté française et le gouvernement fédéral se sont mis d'accord pour soviétiser un peu plus le sens de la justice en la transformant en outil d'édification des masses au moyen de leur dernière lubie : le stage parental, prévu pour avril 2007. Au lieu de se contenter de punir les mineurs délinquants et de retenir les allocations familiales pour dédommager les victimes, nos bienveillants maîtres ont décidé qu'il fallait éduquer les parents en les jetant dans les griffes des psycho-sociologues au service des Forces de Progrès. Comme l'indique cet article, les parents de délinquants juvéniles seront "conviés" à "réfléchir sur eux-mêmes et à prendre conscience de leurs responsabilités éducatives". Car, bien entendu, ils ont besoin des lumières de psychologues pour se rendre compte de leurs erreurs. Traiter les adultes comme des enfants, c'est le propre d'une société proche de l'abîme. Notons d'ailleurs que le simple refus de se présenter à ce stage entraînera un risque d'emprisonnement !

L'essentiel pour les caciques au pouvoir était évidemment de satisfaire leur assise électorale en jouant la carte de la démagogie subventionnée, puisque ces mesures permettront de "créer de l'emploi" (air keynésien connu), en l'espèce des postes parasitaires de "protuteurs" qui bénéficieront du droit de garde des enfants confisqués à leurs parents jugés indignes de les élever. Personne ne semble être scandalisé que les pouvoirs publics s'arrogent la mission d'éducateur, la pervertissant nécessairement en lavage de cerveau systématique. Or cette monstruosité est caractéristique des régimes les plus abjects que l'histoire ait connus. Je redoute le moment où les hommes et femmes de progrès décideront de remettre dans le droit chemin les déviationnistes idéologiques, comme c'est encore le cas en Chine.

Inversement, je ne crois pas m'avancer en prédisant que le gouvernement fédéral et la Communauté française n'exigeront pas des électeurs ayant voté pour les Van Cau et consorts de visionner tous ensemble Le Parrain puis de participer à des séances de réflexion sur leur soutien irresponsable aux mafieux socialistes.

L'Etat-parent, c'est évidemment le souhait plus ou moins avoué des socialistes de tout poil, qui rêvent de transformer notre société en vaste garderie où le vrai tissu social, spontanément créé, serait remplacée par l'immense toile d'araignée fabriquée par les agents de la Bienveillance factice.

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3 commentaires

Blogger Jesrad a écrit...
alors que son rôle est de sanctionner le coupable et évidemment de rendre justice à la victime ou ses ayants-droit.

Tu as sûrement voulu écrire "éventuellement" ou "optionnellement". Les peines appliquées aux délinquants et criminels ne servent à peu près jamais les victimes et leurs héritiers. Elles ne sont que l'expression limpide de la façon dont l'état s'attribue les droits des victimes à leur place. C'est au nom de la "société" qu'on punit, jamais au nom des victimes (ce qui serait de la vengeance, bouh, le vilain mot). C'est en imaginant de possibles "futures victimes potentielles" qu'on enferme ou qu'on exécute, jamais en pensant aux victimes réelles, avérées.
à 4:44 PM
 
Blogger RonnieHayek a écrit...
Ma phrase ne se voulait pas descriptive, mais prescriptive.
à 9:56 AM
 
Blogger Joe a écrit...
je ris, ... et je suis inquiet...
car c'est malheureusement vrai.
à 8:46 AM
 

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