16.1.07

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Correa, élu président d'Equateur, et c'est tout le pays qui effectue un virage à gauche. Au programme: réforme de la constitution et réforme de l'économie, renégociation des contrats de fourniture d'électricité, de télécommunication, d'exploitation du pétrole, rejet du libre-échange avec les Etats-Unis... La victoire de Correa, présentée comme une petite victoire politique pour Chavez, son homologue vénézuelien, est le nouveau chapitre de la révolution citoyenne globale sud-américaine.

La résistance à une certaine hégémonie américaine peut s'envisager mais elle devient totalement caricaturale lorsque le socialisme sud-américain ne se définit que contre l'ennemi. Vouloir se libérer de l'influence du FMI ou de la Banque Mondiale, pourquoi pas; mais présenter ces organismes supra-étatiques comme des suppôts d'un ultra-libéralisme diabolique est pour le moins erroné.

Si le socialisme équatorien prend la même direction que le socialisme vénézuélien, on pourrait vite voir arriver nationalisation des ressources, corruption, détournements, intimidation, pressions diverses...

Présenter ces révolutions socialistes corrompues, destructrices et liberticides comme étant bolivariennes paraît pour certains aspects bien ironique...

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