3.4.07

Le MR au chevet des rouges

Les dirigeants du Mouvement réformateur montrent une fois encore toute l'étendue de leurs accointances avec les socialistes. Vexés que Moureaux leur ait tiré la langue, les caciques MR se comportent tel un amoureux transi, rejeté par sa fiancée. Il y a deux jours, c'était Daniel Ducarme qui en appelait à une révolution au sein du parti socialiste; aujourd'hui, c'est Richard Miller, "l'idéologue" du "libéralisme social(iste)" qui exprime son voeu de voir un parti socialiste fort et qui s'inquiète de sa "crise d'identité".

Au lieu de se réjouir d'un affaiblissement (pas si évident que cela, du reste) du PS, les Bleus s'en désolent et lui prodiguent des conseils pour se requinquer, dans l'espoir sans doute qu'il ruine totalement Bruxelles après avoir transformé la Wallonie en république néo-soviétique. L'Institut Emile Vandervelde est ainsi décrit par Miller comme une machine en panne, parce qu'il ne produit plus aucune idée susceptible de "rénover" le socialisme... Outre qu'il devrait se réjouir - s'il était vraiment libéral, bien sûr - de cette avarie idéologique, il omet que le rôle de l'IEV (dirigé par le plus proche conseiller de Di Rupo, Frédéric Delcor) est de fournir le gros des futures législations qui asphyxieront un peu plus le pays (par exemple : la politique de genre), en sus de préparer de futurs cabinettards ou ministres (tels que Flahaut).

Dans l'interview accordée par Miller à La Serve Belgique, le lecteur observera le couplet classique sur l'opposition entre les idées socialistes et le comportement des dirigeants PS, en supposant donc implicitement que la gauche incarnerait le Bien et que les actions frauduleuses divulguées quasiment chaque semaine seraient une trahison des "idéaux" socialistes. J'ai déjà écrit ce qu'il fallait penser de cette dichotomie trompeuse.

Le second volet de l'entretien éclaire d'une lumière crue les intentions réelles du MR : pour qui en doutait encore, ses dirigeants rêvent de poursuivre leur route vers des lendemains qui chantent en compagnie du PS. Il faut, commente l'éminence grise des Bleus, que "les partis les plus forts puissent s'entendre". Les masques tombent, pour peu qu'il y en ait eu...

En guise d'apothéose dans la complaisance pro-PS, Miller désigne le parti responsable de la faillite wallonne... Le CVP (actuel CD&V), accusé d'avoir été "le parti qui a mis la Wallonie à genoux" ! Dans cette logique, je présume que, pour le penseur de la coalition violette, les USA sont coupables de la tyrannie totalitaire à Cuba.

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