31.10.04

De l'indignation sélective des pro-Bush et de leur comportement bolchévique

Rien ne m'amuse plus, actuellement, que de voir les pro-Bush s'indigner des consignes de vote données par les Européens, comme si leur propre positionnement n'en était déjà pas une ! Ainsi, je viens de voir sur RTL-TVi Yves Roucaute, auteur du récent essai La Puissance de la liberté gueuler comme un putois contre des citoyens américains parce qu'ils refusaient de voter pour son camarade-président chéri. Il leur a même lancé, si je me rappelle bien: "Vous devriez avoir honte !" En outre, comme Marchais ou Roland Leroy jadis répétaient le catéchisme du Kremlin, Roucaute employait le vocabulaire en vigueur à Washington en parlant avec une moue dédaigneuse soigneusement étudiée de la "Vieille Europe", et chantant - comme par hasard - les louanges des pays de la "nouvelle Europe", autrement dit ceux dont les dirigeants suivent les conseils amicaux prodigués à la Maison-Blanche. Encore et toujours ce fameux nationalisme transféré...

C'est à ce genre de comportement que l'on s'aperçoit combien les anciens communistes ont conservé leurs tics et manies rhétoriques. Preuve est faite que ce n'est pas parce que l'on change de signe politique - Yves Roucaute est membre de Démocratie libérale (dont le président, Alain Madelin, paraît ignorer que le seul candidat libéral américain soit Badnarik, mais passons) - que la tournure d'esprit idéologique se modifie nécessairement.

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1 commentaires

Blogger Sous-Commandant Marco a écrit...
Le sieur Yves Roucaute, au cours de l'émission de la Cinquième "C dans l'air", vient d'éructer que "tous les amis de la liberté se réjouissent de la réélection de G.W Bush". Ainsi donc, le camp de Bush a le monopole de la liberté.

Pour bien comprendre la duplicité de ce personnage, il faut observer qu'Yves Roucaute est professeur dans une université parisienne (comme Guy Millière, son alter ego). D'un côté, il critique la décadence française, de l'autre il touche des prébendes de l'Etat français, présenté par lui-même comme le premier responsable du déclin en question.

A le voir tancer son voisin qui lui rappelait que Poutine et le leader chinois avaient aussi appelé à voter Bush, je n'ai guère de doute qu'il y a là le début d'une nouvelle peste brune, du type étatisto-messiano-militaire, se drapant dans les oripeaux d'une liberté cadeau de Dieu. Et Bush est son prophète.
à 7:23 PM
 

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