28.2.07

Francolâtrie socialiste

La France exerce décidément une influence exécrable sur la Belgique. Alors que vient d'être adopté le désormais fameux décret s'inspirant de la catastrophique carte scolaire hexagonale, voici que le dévoué factotum de Di Rupo, Philippe Courard, Ministre des Affaires intérieures wallonnes, décide d'imposer le retrait des représentations du Christ figurant dans les "locaux publics". La secte des adorateurs du père Combes vient encore de frapper, "oubliant" que la législation laïcarde française n'a pas voix au chapitre en Belgique. En outre, vu la signification extensive que prend le terme "public" dans la bouche de nos maîtres, il y a aussi de quoi s'inquiéter. Rappelez-vous les "lieux publics" que seraient, selon eux, les cafés, tavernes et restaurants.

Mais surtout l'invocation de la neutralité ne doit tromper personne, car il s'agit bel et bien de monopoliser les murs des bâtiments dits publics en faveur d'affiches politiques rubicondes. La neutralité revêt ainsi le même sens pour les socialistes que celui qu'ils confèrent au beau mot de "tolérance" : c'est le fait de s'incliner servilement devant leurs lubies liberticides et totalitaires.


21.2.07

Faites ce que je dis

Le Parlement Européen a finalement décidé de rétablir des espaces fumeurs dans son enceinte. Le 1er janvier, une interdiction totale de fumer au Parlement était entrée en vigueur, mais elle n'aura pas résisté longtemps à la pression de nos élus fumeurs, dont on sait sous le manteau que la plupart fument également dans leur bureau.

Le sujet suscitait depuis plusieurs mois des discussions animées entre parlementaires. Le service juridique du Parlement avait démarré une enquête afin de déterminer si oui ou non les lois belge et française étaient d'application au Parlement, à Bruxelles et Strasbourg.

Pourquoi la même liberté de s'organiser n'est-elle pas laissée à chaque organisation ou entreprise (y compris les restaurants)? Il n'est pas surprenant de voir une fois de plus des élus ou des fonctionnaires en train de contourner ou de se placer au-dessus de lois ou règlements qu'ils ont eux-mêmes proclamés.

Dans le même ordre d'idée, le BEUC (Bureau Européen des Unions de Consommateurs) continue de faire pression sur les instances de l'Union Européenne pour que les tarifs de roaming pratiqués par les opérateurs téléphoniques soient régulés et plafonnés. Ce lobby d'associations de consommateurs semble penser que le bien-être du consommateur passe par une entrave supplémentaire au marché libre. La Commission devrait adopter d'ici l'été un règlement à ce sujet.

Nul doute que Jim Murray, directeur du BEUC, obtiendra enfin gain de cause s'il continue de citer de manière très opportune une étude réalisée sur base des factures de téléphone... de députés européens! Il ressort de cette étude que les députés, par définition grands voyageurs, pourraient économiser en moyenne quelques 1.160 euros par an. Ainsi, l'expression échantillon représentatif prend-elle tristement un tout autre sens...


16.2.07

Pétition contre le projet de décret Arena

Des gens de bien ont lancé une pétition contre le projet de décret Arena qui vise, sous prétexte de "mixité sociale", à ôter aux parents le droit de choisir l'école de leur enfant. L'enseignement de la Communauté française de Belgique est déjà fort mal en point mais limiter la maigre concurrence qui existe encore serait à coup sûr son arrêt de mort.

Il est temps également de mettre le holà aux délires idéologiques de nos dirigeants crypto-bolchéviques qui ne rêvent que de couper toute tête qui dépasse et de modeler les générations futures à leur détestable image.

J'engage nos lecteurs belges à signer cette pétition et à la faire largement circuler. N'oubliez pas que le projet a déjà été voté en commission et qu'il sera proposé au vote du parlement en fin de mois; le temps presse donc !


4.2.07

Thanatocratie, suite et pas fin

Le jour même où l'on apprenait (de surcroît, longtemps après les faits) que des dépressifs avaient été suicidés par de gentils médecins, bien évidemment dans le respect du serment d'Hippocrate, le conseil des ministres approuvait un projet d'arrêté royal relatif à l'enregistrement des déclarations anticipées de patients demandant à être euthanasiés. Concrètement, le médecin aura accès à une banque de données centralisant ces demandes et pourra donc vérifier si le patient dont il a la responsabilité a rédigé ou non une telle déclaration et, par conséquent, si ce dernier peut être envoyé vers un monde meilleur (je pensais pourtant que nous vivions dans le "meilleur des mondes"...).

L'arbitraire médical est donc entériné, car qu'est-ce qui empêchera désormais un toubib d'exécuter un malade sous prétexte qu'une déclaration aura été enregistrée plusieurs années auparavant ? Que ce soit pour libérer un lit ou afin de partir à temps aux sports d'hiver avec sa maîtresse, le praticien aura tout pouvoir sur la vie du patient, ou plutôt cette toute puissance lui est dorénavant assurée légalement. Et que l'on ne vienne pas me parler des garanties Potemkine comme le prétendu contrôle exercé par la Commission fédérale d'évaluation et de contrôle ! L'autorité de celle-ci n'est effective qu'a posteriori. De quoi foutre la pétoche aux médecins expéditifs, c'est évident !

Par ailleurs, sans vouloir être parano, constatons aussi que l'euthanasie revient sous les projecteurs, alors qu'au même moment le gouvernement s'inquiète des coûts engendrés par le vieillissement de la population... Simple coïncidence ?


2.2.07

La Thanatocratie est en marche

Nos régimes sociaux-démocrates apparaissent à l'observateur pressé comme autant d'incarnations d'un socialisme de compromis raisonnable, une espèce de collectivisme à visage humain, en résumé un progressisme poli, voire policé, et modéré. Or ce type de régime est passé maître dans l'art de tuer son prochain sous prétexte d'humanité. Tandis que les bellicistes néocons massacrent et torturent en application d'un curieux "conservatisme compassionnel", la gauche démocratique dominant l'Europe occidentale occupe la fonction médiatiquement et politiquement lucrative de chantre sonore d'un socialisme prétendument compatissant (et comme elle ne tolére guère la moindre critique, elle tente de culpabiliser ses détracteurs - avec, hélas, un succès qui ne se dément pas). Ainsi, après avoir dépénalisé la mise à mort des embryons en invoquant la sympathie pour les mères souffrant de l'atroce épreuve de la grossesse - cette malédiction phallocratique bien connue -, un cran supplémentaire fut passé quand l'État belge dépénalisa l'euthanasie.

"Ne vous en faites pas, bonnes gens, il ne s'agit pas de rééditer les méthodes eugénistes des nazis ou des sociaux-démocrates scandinaves: la pratique de l'euthanasie sera strictement encadrée et réglementée sévèrement". Or lorsque le législateur parle en ces termes, il faut autant s'y fier qu'à un serment d'alcoolique. Preuve en est que la Belgique connaît désormais ses premiers cas (en tout cas, déclarés) d'euthanasie de dépressifs. En clair, des gens désemparés, traversant une mauvaise passe, ont mis leur vie dans les mains de médecins qui ont considéré que l'existence de ces patients ne valait plus un clou. Il y a un an, il avait déjà été fait état de l'euthanasie d'une dame atteinte de démence.

Où s'arrêtera ce processus ? Après, sera-ce le tour des chanteurs n'ayant plus de voix, des sportifs devenus invalides, des hommes souffrant d'impuissance ? Il est on ne peut plus évident que les cas évoqués dans le précédent paragraphe ne sont qu'un début. Et ce n'est pas jouer aux Cassandre de Prisunic que de l'écrire; il suffit de s'en référer aux propos des défenseurs de l'euthanasie tenus en 2001, peu avant que la loi fût adoptée. Un petit flash-back n'est donc pas dénué d'intérêt.

« Nous sommes finalement parvenus à une proposition à notre avis équilibrée. Certes, elle n'englobe pas tout, elle n'offre une solution qu'aux patients majeurs et conscients et elle n'est pas complète. Mais c'est un début.» (Janine Leduc, sénateur VLD)

Certains élus considéraient même que la législation n'allait pas assez loin, puisqu'elle n'autorisait pas l'euthanasie des mineurs !

« Le fait que les jeunes se trouvant dans les mêmes circonstances ne puissent être aidés est très éprouvant au plan émotionnel. » (Myriam Vanlerberghe, sénateur SP.A).


Cette digue morale n'est plus très loin de céder, puisque, persévérant dans l'eugénisme suave et émotionnel, cette dernière élue déposa en avril 2006, nous apprit ensuite La Libre Belgique, une proposition de loi favorable à l'euthanasie infantile - la VLD Janine Leduc n'étant pas en reste, puisqu'elle souhaitait l'étendre aux déments.

Un aspect qui est souvent négligé est que la légalisation de ces pratiques jusque là clandestines, donc considérées comme répréhensibles, a fait sauter un verrou dans la tête d'un nombre croissant de personnes (les chiffres - officiels... - en hausse en témoignent). Une opération de banalisation est en route, de sorte que beaucoup en arrivent à considérer qu'une vie ne vaut plus la peine d'être vécue. Un homme malade n'est plus un homme digne de vivre - voilà le message en train d'être diffusé... au nom de la dignité. Et ce fait est d'autant plus grave que la notion de maladie connaît une déformation inquiétante. Souvenons-nous, par exemple, de ce sénateur socialiste, expert autoproclamé de "l'éthique médicale", qui voyait dans l'obésité rien de moins qu'une épidémie ! Je frémis d'avance aux solutions expéditives en faveur desquelles ses pairs pourraient opter pour "aider" les gros à guérir définitivement de leur problème.

Sans rendre ce type d'acte obligatoire, la propagande instillée par les despotes "éclairés" de la santé et du bien-être en arrive à renverser les valeurs fondamentales d'une société civilisée. En cela, la social-démocratie est bien plus rusée et ô combien plus fine que les totalitarismes avouant d'emblée leur brutalité et leur mépris de la vie humaine, mais le mal prend corps à la même racine.

De surcroît, surfant sur un certain esprit libertaire, la gauche eugéniste prétend parler le langage de la liberté, comme pour mieux dissimuler qu'elle cherche à établir la tyrannie du médecin au détriment de la vie du malade (et de
sa liberté, puisque la mort qui lui est administrée l'empêche par définition de revenir sur sa décision véritable ou extorquée).

En définitive, ce qui sous-tend le plaidoyer des Forces de Progrès, c'est la conception d'un individu couché sur le lit de Procuste : dès que quelqu'un ne correspond plus à la conception naïve que les socialistes se font de l'homme, il doit être raccourci et raboté jusqu'à, finalement, ne plus du tout exister. Ainsi, de l'embryon (qui n'est pas encore en âge de voter ou de devenir syndicaliste métallo), du vieillard sénile (supposé coûter trop cher à la Sécu) ou du retraité non affilié à l'amicale André Renard, dont la pension creuse le budget collectiviste de l'État, etc. Par d'autres méthodes que le nazisme ou le communisme, mais avec un semblable fanatisme et une identique foi dans le mouvement irréversible de l'Histoire, se répand l'idée nocive et pernicieuse qu'il est des êtres humains superflus (pour reprendre la formule de Hannah Arendt).

La social-démocratie tue, et son programme est déjà en voie d'exécution.


Sept raisons contre les subsides agricoles

Ainsi donc, les 150 pays membres de l'Organisation mondiale du Commerce ont soutenu mercredi un appel en faveur d'une relance totale du cycle de négociations de Doha sur une libéralisation des échanges commerciaux dans le monde, suspendu en juillet en raison de profondes divisions entre les différentes parties. Cependant les États-Unis ont beau avoir présenté un nouveau projet de loi d'orientation agricole, pour l'Union européenne, il ne sera que de peu d'effets sur les subventions versées aux producteurs américains. Or Bruxelles estime avoir fait sa part de concessions dans les négociations de l'OMC et attend plus de Washington. Voilà qui risque de prolonger le gel des négociations de l'OMC sur la libéralisation du commerce mondial. Comme on le voit, tout le monde reste sur ses positions, l'obstacle des subsides agricoles semblant être insurmontable. Or rien n'est plus faux : non seulement ces subsides peuvent facilement être éliminés, mais en plus, les agriculteurs en seraient les premiers bénéficiaires, comme le démontre l'expérience néo-zélandaise.

La Nouvelle-Zélande a eu une longue histoire d'aides et de subsides aux producteurs agricoles. Jusqu'au jour où les problèmes dérivés de ce système furent si évidents que les « bénéficiaires » eux-mêmes furent convaincus que le meilleur chemin pour retrouver la prospérité était d'éliminer les subsides et de laisser faire le jeu de la libre concurrence. Laura Sayre, du Rodale Institute - une institution leader dans la recherche et la promotion de l'agriculture régénérative - synthétisait, il y a quelques temps déjà, sept raisons pour lesquelles les Néo-Zélandais, agriculteurs en tête, appuyèrent la fin des subsides à la production agricole et à l'élevage dans leur pays :


  1. Ces subsides généraient la jalousie entre les agriculteurs et les éleveurs eux-mêmes car, inévitablement, une partie de ceux-ci se sentaient moins favorisés que d'autres, ou même préjudiciés par les « aides » perçues par leurs concurrents.


  2. Ces subsides généraient également du ressentiment chez les consommateurs qui payaient deux fois pour le même produit, d'abord au travers de l'impôt et ensuite à cause des prix plus élevés des aliments.



  3. Ces subsides encourageaient la surproduction, ce qui généraient périodiquement un effondrement des prix du marché, lançant ainsi un cercle vicieux : les producteurs réclamant plus d'aides pour compenser la baisse de leurs revenus, la surproduction redémarrait de plus belle, etc. Le comble de l'absurdité étant que l'on en arrivait à payer des producteurs pour qu'ils ne produisent plus.



  4. Cette surexploitation irrationnelle de la terre - pour profiter au maximum des subsides - causèrent de graves dégâts environnementaux.



  5. Une grande partie de l'argent des subsides bénéficiait plus aux fournisseurs et à d'autres secteurs reliés indirectement aux champs qu'aux producteurs eux-mêmes. Bien entendu, ceux qui étaient les vrais perdants à tous les coups étaient les consommateurs.



  6. Des distorsions supplémentaires au marché se créaient comme l'inflation dérivée sur la valeur des certaines terres seulement sur la base du fait que les posséder permettait l'accès aux subsides.



  7. Enfin, ces subsides créaient des incitants pervers comme attribuer des subsides supplémentaires pour améliorer les terrains de ceux qui n'en prenaient pas soin, au détriment de ceux qui, de manière responsable, y avaient été de leurs deniers pour entretenir et conserver leurs terres en bon état.



1.2.07

L'Arrogance du social-régionalisme wallon

Ainsi donc, critiquer le socialisme écrasant avec férocité la Wallonie depuis trop d'années, c'est détester celle-ci - tel semble être le fond du discours faussement niais d'Elio Di Rupo, président du PS et... Ministre-Président wallon, qu'il a tenu hier devant le Soviet suprême wallon. Il s'en est fallu de peu qu'il n'identifiât sa propre personne à la région sinistrée, mais il y a quand même des limites au ridicule, même quand il s'agit de faire pleurer dans les maisons du peuple. Le parti socialiste ayant tout fait, depuis vingt ans, pour que la Wallonie soit identifiée à lui, sa ruse suprême est désormais de pratiquer le terrorisme intellectuel en dénonçant toute opposition à sa politique de stérilisation sociale comme un indice de traîtrise à la "patrie wallonne". Socialisme et nationalisme étant le plus souvent indissociables, ce comportement menaçant de la gauche francophone ne reflète évidemment en rien "L'Union fait la force", devise de la Belgique, mais fait davantage penser à un lointain écho du "Strength Through Unity" du régime totalitaire décrit dans V for Vendetta.

En effet, la manière dirupesque d'ordonner aux voix discordantes (en l'occurrence, Alain Destexhe) de rentrer dans le rang, en leur conseillant d' "aimer la Wallonie", de faire preuve d'empathie", avait de quoi donner des sueurs froides à l'idée de ce à quoi pourrait ressembler une Wallonie totalement autonome et souveraine, dotée d'une police à sa botte... Peut-être à ce qui est en train de se passer au Venezuela, dont le bouffonesque caudillo à la chemise rouge vient de se voir reconnaître les pleins pouvoirs dictatoriaux.