29.11.06

Duplicité des États européens

Un rapport européen confirme bien la complicité au moins passive de plusieurs gouvernements européens dans les enlèvements commis par la CIA. Pire, la plupart d'entre eux savaient et certains continuent même de le nier en prétendant avoir été maintenus dans l'ignorance.


L'affaire Swift avait déjà montré ce qu'il fallait penser de ces misérables boniments proférés par nos gouvernants.



Petite chronique du clientélisme ordinaire

"Tu sais, Constantin", me disait un collègue enseignant la semaine passée, "moi si j'ai trouvé mon travail c'est grâve à l'échevin Machin. Je l'ai croisé un jour dans mon club de football, et il m'a demandé ce qu'il pouvait faire pour me convaincre de voter pour lui. Je lui ai dit que me trouver du travail comme enseignant serait un bon début. Il m'a dit qu'il s'en occupait. Le lendemain après-midi, je recevais un coup de fil du ministère pour m'annoncer que je commençais en septembre dans notre école. Alors, tu sais, moi je suis jeune, je n'y comprends rien en politique, mais je vote socialiste, parce que les socialistes m'ont trouvé du boulot".


24.11.06

Le pillage collectif

Avant-hier, écoutant distraitement un énième politocard commenter les événements de VW Forest à la radio, j'ai soudainement levé la tête de la biographie de Milton Friedman que j'étais en train de parcourir. Le bourgmestre de Forest venait de dévoiler ce que l'usine VW "rapporte" à la commune, c'est-à-dire ce que la commune parvient à lui extorquer par ces rackets légaux que sont les taxes communales sur les écrans d'ordinateur, sur la force motrice, et que sais-je encore. Cinq millions d'euros par an. Avec un ouvrier moyen payé 2.000 euros bruts de l'heure, et en tenant compte des cotisations patronales, cela représente de quoi payer le salaire annuel de 136 ouvriers, pécule de vacance et treizième mois compris.

Et ce cynique individu de déplorer par ailleurs que les licenciements massifs allaient diminuer le nombre d'écrans d'ordinateur nécessaires à l'usine et donc les revenus de la taxation d'iceux.

Je n'ose même pas imaginer ce que la Région et l'Etat fédéral prélèvent sur la bête à l'agonie. Et ce que le fisc va à son tour dérober aux pauvres types qui se feront licencier. Grâce à ces merveilleux taux progressifs de l'IPP, plus de la moitié des primes de licenciement versées aux ouvriers remerciés finiront dans les coffres de l'Etat. Il y a de quoi vomir ...


21.11.06

La trahison des valeurs néerlandaises

En décidant d'accélérer son projet visant à interdire la burqa, le gouvernement néerlandais a probablement essayé de détourner l'attention du scandale militaire le frappant. Pour rappel, des troufions bataves postés en Irak ont été accusés de torture.

Pourquoi le gouvernement Balkenende s'accroche-t-il tant à ce thème vestimentaire et pas à un autre ? Parce que cette mesure d'interdiction ne concernera en vérité qu'une poignée d'individus (y compris au sein de la population musulmane), aisément identifiables (non malgré, mais à cause de leur tenue). Autrement dit, une bonne partie des citoyens néerlandais percevront cette loi comme indolore. Plus encore : en raison du consensus anti-islam et anti-immigration qui règne aux Pays-Bas, il y a fort à parier qu'une majorité d'électeurs approuveront cette législation vexatoire qui s'ajoute à d'autres décisions du même acabit, dont l'objectif est de diviser la société néerlandaise en deux camps artificiels : les Néerlandais "fiers de leurs valeurs" et les autres, "obscurantistes" et "barbares".

Mais de quelles valeurs s'agit-il, justement ? Autrefois, ce pays ne se targuait-il pas d'être celui de la liberté religieuse et de la tolérance civile ? Il apparaît donc qu'une entreprise de subversion langagière et morale est en voie d'achèvement, ayant pour finalité d'accorder des pouvoirs discrétionnaires aux autorités publiques. Les efforts de toute une fraction de totalitaires de gauche, repentis ou non, seraient-ils en train de porter leurs fruits, transformant la patrie d'Oldenbarneveldt, de Grotius et de Johan de Witt en triste réplique de la France jacobine ?


20.11.06

La faillite, nous voilà !

S'il fallait organiser un concours du plus beau panier percé belge, la Communauté française l'emporterait probablement haut la main. Voilà que les Régions, et en particulier le gouvernement wallon - dont le ministre du Budget est le même que celui de la Communauté française, i. e. l'enivrant dyslexique Michel Daerden - s'apprêtent à satisfaire le lobby enseignant, assise électorale décisive dans le paysage politique francophone. Le budget, à peine bouclé, est donc renégocié au moindre coup de sifflet des syndicrates.

Il convient de rappeler qu'en 2001 avaient été signés les accords de la Saint-Polycarpe, dont l'objectif était de financer l'incontinente et incurable dépensière qu'est la CF. Le MR n'était, d'ailleurs, pas le dernier à réclamer de l'argent frais. Il faut dire que les enseignants du secteur public font partie de sa clientèle-cible, au même titre qu'ils le sont pour le PS. A en croire les chefs de partis, tout allait s'arranger : la CF retrouverait rapidement une bonne santé financière et atteindrait l'horizon 2010 en sage et pimpante gestionnaire des derniers publics. Personne n'y croyait, évidemment. Qui aurait pu sincèrement accorder quelque crédit à cette fable ? D'autant plus que la CF est structurellement le bastion du PS, au point même que l'on peut dire qu'elle a été créée quasi exclusivement afin d'augmenter sa puissance politique.

Des dizaines, voire centaines de millions d'euros par an tombent depuis dans l'escarcelle de cette institution en faillite, comme des pommes tombent de l'arbre - et tout le monde fait mine d'oublier que l'heure du dépôt de bilan a pourtant largement sonné depuis belle lurette. Chaque corporation y va même de ses revendications en faveur du "toujours plus de moyens", comme si un bon enseignant avait besoin d'autre chose que de talent et de connaissances solides (tous deux formant la base de son autorité) pour dispenser son savoir à ses élèves. Preuve est faite que nous vivons effectivement bien dans une société de plus en plus matérialiste, non pas à cause de "l'ultralibéralisme", mais parce qu'elle est de plus en plus socialiste.


16.11.06

Le surgauchisme : maladie sénile de l'ULBisme

La liberté de circulation est un principe que nombre de jeunes "conscientisés politiquement" affirment partager sans restriction. Il semble pourtant que ce droit s'arrête à l'entrée de l'ULB, dont l'accès a été bloqué par des gueulards gauchistes opposés à la "privatisation du campus".

Il est d'ailleurs amusant (enfin, façon de parler !) de constater qu'ils barricadent ce site comme s'ils s'en octroyaient de facto (et donc usurpent) la propriété, de la même manière que l'Etat ferme ses frontières aux immigrés déclarés clandestins. En somme, ils privatisent ce terrain à leur propre profit (idéologique), visant ainsi à inculquer aux masses étudiantes prolétarisées (on rigole, on rigole) leur idéologie mortifère et stérilisante.

Ensuite, du point de vue du renversement de la réalité, il est intéressant de noter le débordement sur sa gauche de l'idéologie ULBiste, dont les dirigeants se voient reprocher leur "ultralibéralisme"... Il y a de quoi se frotter les yeux d'ébahissement, quand on sait que c'est en cette enceinte qu'y enseignent les derniers marxistes de Belgique et qu'une salle porte le doux nom du tyrannique Salvador Allende.

Enfin, autre signe d'inversion des faits et d'alter-réalisme, relaté également dans cet article de La Libre Belgique les obstructeurs à la circulation se plaignent de la "violence" des étudiants qui osent leur résister et souhaitent, ô les traîtres, étudier paisiblement. L'histoire ne dit pas si des séances de rééducation sont prévues dans l'immédiat à la Jefke à base d'à-fonds vodka-bacardi et autres "gueules en terre".

L'ULB forme décidément de la graine de vopos.


Milton Friedman RIP


12.11.06

Le stage parental : une nouvelle lubie de l'Etat-parent

Quand les étatistes et autres socialistes veulent étendre leurs filets sur la vie de leurs concitoyens, ils attendent l'heure propice pour appliquer leur projet. Le meurtre du jeune Joe Van Holsbeeck leur a offert l'occasion de transformer une fois de plus la sécurité en débat politique au lieu de laisser la justice appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi. De manière générale, chaque fois qu'un fait divers se produit, les politiciens se pourlèchent les babines, clamant à l'unisson qu'une nouvelle disposition législative règlera le problème, comme si une loi possédait la fonction miraculeuse d'empêcher un délit de se commettre, alors que son rôle est de sanctionner le coupable et évidemment de rendre justice à la victime ou ses ayants-droit.

En l'occurrence, la Communauté française et le gouvernement fédéral se sont mis d'accord pour soviétiser un peu plus le sens de la justice en la transformant en outil d'édification des masses au moyen de leur dernière lubie : le stage parental, prévu pour avril 2007. Au lieu de se contenter de punir les mineurs délinquants et de retenir les allocations familiales pour dédommager les victimes, nos bienveillants maîtres ont décidé qu'il fallait éduquer les parents en les jetant dans les griffes des psycho-sociologues au service des Forces de Progrès. Comme l'indique cet article, les parents de délinquants juvéniles seront "conviés" à "réfléchir sur eux-mêmes et à prendre conscience de leurs responsabilités éducatives". Car, bien entendu, ils ont besoin des lumières de psychologues pour se rendre compte de leurs erreurs. Traiter les adultes comme des enfants, c'est le propre d'une société proche de l'abîme. Notons d'ailleurs que le simple refus de se présenter à ce stage entraînera un risque d'emprisonnement !

L'essentiel pour les caciques au pouvoir était évidemment de satisfaire leur assise électorale en jouant la carte de la démagogie subventionnée, puisque ces mesures permettront de "créer de l'emploi" (air keynésien connu), en l'espèce des postes parasitaires de "protuteurs" qui bénéficieront du droit de garde des enfants confisqués à leurs parents jugés indignes de les élever. Personne ne semble être scandalisé que les pouvoirs publics s'arrogent la mission d'éducateur, la pervertissant nécessairement en lavage de cerveau systématique. Or cette monstruosité est caractéristique des régimes les plus abjects que l'histoire ait connus. Je redoute le moment où les hommes et femmes de progrès décideront de remettre dans le droit chemin les déviationnistes idéologiques, comme c'est encore le cas en Chine.

Inversement, je ne crois pas m'avancer en prédisant que le gouvernement fédéral et la Communauté française n'exigeront pas des électeurs ayant voté pour les Van Cau et consorts de visionner tous ensemble Le Parrain puis de participer à des séances de réflexion sur leur soutien irresponsable aux mafieux socialistes.

L'Etat-parent, c'est évidemment le souhait plus ou moins avoué des socialistes de tout poil, qui rêvent de transformer notre société en vaste garderie où le vrai tissu social, spontanément créé, serait remplacée par l'immense toile d'araignée fabriquée par les agents de la Bienveillance factice.


9.11.06

The Wall

La chute du Mur de Berlin, dont on fête l'anniversaire cette nuit, n'est pas passé à l'histoire comme le triomphe des bananes, ce qu'il fut pourtant. La première chose que firent les ossies lorsqu'ils purent fouler la fabuleuse terra incognita qu'était Berlin-Ouest fut d'entrer dans les supermarchés et d'acheter à manger. Et ils revenaient à la maison heureux et chargés, plus particulièrement de régimes de bananes. Fruit courant et banal pour nous, le nec plus ultra de l'exotisme pour eux. Certains même n'en avaient plus vu depuis la construction du Mur, en 1961. La banane, les aliments, la réalité triomphèrent alors sur l'idéologie qui provoquait et justifiait la pénurie. Et les Berlinois orientaux passèrent enchantés du royaume de la nécessité au royaume de la liberté, bien que dans la direction contraire à celle prophétisée par Marx.

Mais, pendant que le peuple rattrapait quarante ans de privations, d'enfermement et de contrôle total, ils ne furent pas peu les intellectuels qui observèrent le spectacle avec dégoût. Du côté occidental, les « progressistes » se divisèrent entre ceux qui se sentirent trahis par ces gens, dont le désir impudique de manger et vivre mieux mettait en évidence la honte du socialisme, et ceux qui trouvèrent un motif supplémentaire pour mépriser ceux de l'Est, qui d'abord s'étaient soumis aux vopos et maintenant se disputaient pour acheter des bananes. La gauche « alternative » - qui rejetait tant le régime socialiste de la RDA que la démocratie libérale - finissait comme la traditionnelle : en rejetant la faute sur le peuple lui-même. Comme c'est toujours le cas lorsque ce dernier ne se comporte pas comme le désirent ses « libérateurs » et ses « avant-gardes » - celles qui terminent toujours pour n'être plus que ses « gardes » -.

À l'Est même, beaucoup qui avaient compris le grand mensonge du socialisme eurent honte de la conduite de leurs compatriotes. Quelle image ! Faire la queue pour recevoir les marks offerts par le gouvernement occidental, perdre le souffle à faire ses petites courses. Quelle honte ! Mais le peuple n'a pas le sens du ridicule. Il acheta, il musarda, il profita : au cas où leurs dirigeants péteraient les plombs et fermeraient à nouveau la barrière. C'est alors que la partie la plus célèbre et célébrée de l'intelligentsia, avec Günther Grass comme tête visible, donna à ce moment la pleine mesure de son envergure morale et de sa capacité d'analyse : zéro.

On aura bien dit mille fois que la chute du Mur de Berlin symbolisa l'échec du communisme. Mais ce qu'a dit Revel est bien plus proche de la réalité : ce fut la construction du Mur le symbole de l'échec du socialisme réel. Si le système se voyait obligé à emprisonner ceux qui s'y trouvaient c'était parce que son degré de décomposition atteignait son stade terminal. Mais seulement une minorité comprit le message en Occident. Si minoritaire que, pendant les décennies qui suivirent, l'expansion des idéologies totalitaires socialistes et révolutionnaires atteignirent leur zénith en Europe et dans le reste du monde. Et cela grâce, en bonne partie, aux intellectuels et aux « gens de culture », aux Sartre, Brecht, Picasso, etc.

Tandis qu'en Europe les différents groupes marxistes gonflaient leurs rangs de jeunes qui se rêvaient rebelles, alors qu'ils n'étaient que les laquais d'un système d'esclavage, les ossies jouaient leur peau en tentant d'échapper au Pays des Merveilles. Le 5 février 1989, neuf mois avant la fin du Mur, tombait Chris Gueffroy, abattu, assassiné, le dernier fugitif, un Berlinois de 20 ans. Il mourut pour quelque chose d'important : la liberté incarnée dans un régime de bananes. C'est cela, chose si vulgaire, qui file des allergies à l'enfant de bonne famille progressiste, à ces « gens de culture » qui seulement se préoccupent des nécessiteux seulement si l'on peut les jeter à la face du libéralisme.


7.11.06

Coopération et nature humaine

Dans son dernier numéro, The Economist consacre un bref mais passionnant article aux caractéristiques du regard humain. Contrairement à celui des singes, dont la pupille et l'iris recouvrent de leur opacité le globe oculaire, l'oeil de l'homme est délimité par une surface blanche et luisante. Cela implique qu'il est aisé pour un individu, en suivant le regard d'un autre homme, d'identifier l'objet que contemple ce dernier.

Selon des chercheurs de l'Institut Max Planck pour l'Anthropologie évolutionnaire, établi à Leipzig, cette caractéristique distingue l'homme de ses cousins les singes, dont le regard dissimulé suggère qu'il leur permet de cacher à leurs rivaux ce qu'ils regardent (la femelle convoitée ou la banane qu'ils comptent savourer, par exemple). La présence d'une surface blanche et brillante chez l'être humain facilite, au contraire, une communication non verbale et, partant, une coopération reposant sur l'accès à l'information.

Le fait que la coopération puisse être considérée comme faisant partie du bagage humain me semble avoir pour conséquence l'invalidation du dogme étatiste selon lequel tout gouvernement doit obliger les individus à collaborer entre eux, faute de quoi ce serait le chaos inéluctable. Cette découverte confirme, en revanche, la nature sociable des membres de l'espèce humaine. Pour survivre, nous devons non seulement coexister, mais coopérer. Les échanges inter-individuels sont donc consubstantiels à notre survie, car le développement du commerce - loin d'aggraver le conflit entre les hommes, cette compétition animale que l'on retrouve, par exemple, dans les rodomontades entre gouvernements voulant protéger l'économie "nationale", quitte à se déclarer la guerre les uns aux autres - favorise l'épanouissement de leur nature.


5.11.06

In Vino veritas

Tout le monde a beaucoup ri des prestations fortement alcoolisées de Michel Daerden après le scrutin communal. Cependant, autant de voix de préférence pour un politicien perpétuellement imbibé donne une idée de la hauteur de vue de pas mal d'électeurs résidant à Ans (commune entièrement dévolue à la gloire de son "grand homme").

Ensuite, derrière cet aspect débonnaire savamment travaillé se cache un homme intelligent, rusé, et très puissant - comme en témoigne le sauvetage "miraculeux" de la Communauté française auquel il s'est livré avec une grande aisance, puisque ministre du Budget dans ce gouvernement, il dispose du même portefeuille à la Région wallonne.

Un témoignage de sa place stratégique nous est offert par cet extrait du JT local liégeois diffusé bien avant les élections communales. S'ouvrant sur l'annonce tonitruante de la présence du clown Caramel en bonne place sur la liste socialiste, ce bref reportage donne l'occasion à l'homme fort d'Ans de prouver à quel point il est influent : déclarant qu'il ne siègerait pas comme bourgmestre, il précise aussitôt qu'il préfère donner ses ordres dans l'ombre... mais proclame ce stratagème au grand jour ! C'est donc qu'il ne craint rien.

C'est à ce genre de propos apparemment anodin que l'on s'aperçoit de l'hypocrisie de la législation sur le cumul des mandats : Untel devenant ministre sera bourgmestre empêché, mais exercera dans les faits cette fonction en donnant ses directives à un homme de paille nommé temporairement bourgmestre faisant fonction. Preuve supplémentaire de l'impuissance du cadre constitutionnel à contenir la soif de pouvoir particratique.


2.11.06

Les néo-puritains jouent à Photoshop

Dans l'émission "L'Arène de France", j'ai appris que le néo-millénarisme venait encore de gagner du terrain : les partisans de la lutte anti-tabac, tout à leur lutte acharnée du Bien contre le Mal, s'amuseraient désormais à retoucher des photos de célébrités décédées ayant eu le grand tort d'apparaître le plus souvent une clope au bec.

Tant que les néo-puritains sont sur leur brillante lancée, à quand le moment où ils réécriront Dieu est un fumeur de havanes, le lancinant tube gainsbourgien, en Dieu est un danseur de pavanes ou encore Dieu est un mangeur de bananes ? Quid aussi des anciens films et séries de Maigret ? Harry Baur, Jean Gabin, Jean Richard et Bruno Cremer seront-ils remastérisés par un prodige de la restauration cinématographique pour que le tuyau de leur inséparable pipe soit effacé comme une trace honteuse de leur manque de convivialité citoyenne ? Le commissaire de Simenon risque-t-il d'être condamné à perpétuité pour ses méfaits tabagiques à mâchonner une sucette à l'instar du lieutenant Kojak ?


Comme dans 1984 d'Orwell, qui contrôle le passé contrôle le futur et qui contrôle le présent contrôle le passé. L'éternel présent gouverné par le Parti de la Santé & du Progrès, voici ce que nous préparent les néo-millénaristes.