31.1.06

Comment Freddy Thielemans "lutte-t-il contre le proxénétisme" ?

En le taxant bien entendu !

Sacré Freddy va !


30.1.06

Le civisme fiscal selon Van Caurleone

On se souviendra que lorsque Jean-Claude Van Cauwenberghe avait tâché de détourner l'attention du scandale de la Carolorégienne, il s'était fendu d'une tirade au sujet de "l'incivisme fiscal" de Daniel Ducarme. Grâce à la complicité de fonctionnaires inféodés au PS, il a par ailleurs tâché d'abattre Olivier Chastel par qui le scandale était arrivé avec, à nouveau, de pseudo-révélations d'ordre fiscal. On comprend que Van Caurleone n'aime pas qu'on ne paie pas ses impôts, puisqu'il est socialiste.

La Libre Belgique révèle cependant aujourd'hui que si Van Caurleone aime à se servir dans la caisse, il ne se sent pas obligé pour autant de contribuer à son alimentation. L'hypocrisie de ces gens ne connait décidément aucune limite. Si réellement les parvenus n'ont plus leur place au PS, on se demande ce que Van Caurleone y fait encore.


29.1.06

Les politiciens ne savent pas compter

J'adore les histoires vraies où l'on voit qu'un homme politique se ridiculise, je vous livre ce morceau d'anthologie, rapporté par Pascal Mercier sur son blog
C’est l’histoire d’un entrepreneur de l’Internet dont la société a été introduite en bourse, il y a quelques mois, qui rencontre un des ténors d’un grand parti politique.
Le politicien : « Et elle vaut combien votre action ? »
L’entrepreneur : « Pas loin de 20 euros. »
Le politicien : « Donc votre entreprise vaut presque autant que France Telecom (NDLR : dont l’action vaut dans les 21 € ), mais comment est-ce possible ?»
No comment.
Comme vous le savez, la valeur d'une entreprise cotée en bourse se calcule en multipliant le cours par le nombre d'actions. Divisez le nombre d'actions par dix (échanges d'une action ancienne contre dix actions nouvelles) et vous diviserez par dix le cours, sans que la valeur ait changé d'un iota.
Par exemple, dans le cas d'Alstom, on sera surpris de voir un cours de moins d'un euro par action avant juin 2005, et un cours de près de 65€ actuellement. Mais la décision de la société de regrouper 40 actions anciennes en une action nouvelle n'y est probablement pas pour rien.


Libération ou la rigueur journalistique

Je viens de terminer, furibard, un article de ce journal pourri qu'est Libération. L'article parle de Christian Vanneste, récemment condamné pour propos homophobes. Il ne s'agit pas, ici, de discuter cette condamnation, voir à ce sujet ce fil de discussion sur Libéraux.org.

Les raisons de ma colère peuvent se lire ici :
Son premier métier, c'est «philosophe», «en dehors des modes». Cet enseignant en lycée déteste les tendances. S'est tenu à sa ligne. A 7 ans, en 1954, il voit les Français se rendre, en photo dans le journal, lors de la chute de Diên Biên Phû. Son engagement politique date de là, avec cette «honte» de la République. «Si la piétaille ne se décide pas à participer à la stratégie, elle se fait écraser à tous les coups», dit-il. Vanneste, donc, ou la défense des intérêts de la piétaille. Avec de Gaulle. Il est de droite. Mais aussi libéral. «La droite n'est pas assez à droite, il n'y a qu'en France qu'elle est molle comme cela.» Vanneste aligne les mots, les citations. Il s'écoute parler avec gourmandise, dévore les livres : sur sa table, un ouvrage sur les métiers d'art, une biographie de Claude Debussy. Il aime «retourner les idées comme des gants», abuse des citations, noie son interlocuteur sous les auteurs (un peu de Péguy, beaucoup de Robert Schuman, le père de l'Europe). Il a ce côté «fiches». Chez les auteurs, il prend les mots qui l'arrangent et les tord dans son sens.
Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment Didier Arnaud, le journaliste de Libération coupable d'avoir écrit cet article, arrive à une telle conclusion? D'où sort-il que ce Vanneste est libéral, surtout?
Didier Arnaud est-il un analphabète, incapable de lire une simple définition du terme "libéral" dans un dictionnaire? En quoi ce Vanneste correspond à cette définition?

Il n'y a décidément rien à attendre de ce journal de nazes, de propagandistes anti-libéraux qu'est Libération.


Marc a un message pour vous

Toi, le lecteur beau gosse, si tu veux faire craquer ta copine/femme/maîtresse, fais-lui souhaiter une bonne Saint-Valentin par Marc "French Lover" Lavoine en personne. C'est par ici.


27.1.06

La cyber-tyrannie est en marche 3

Un lien intéressant trouvé sur Liberaux.org :

"La prise de pouvoir des internautes inquiète les institutions"

La discussion a également lieu ici.


26.1.06

Copyfights !

Je lis sur le site de la BBC (merci Firefox !) que deux personnes sont traduites en justice pour avoir, respectivement, subtilisé un DVD de "Revenge of the Sith" avant sa sortie et l'avoir mis sur le net. Cinq autres sont poursuivies pour en avoir reçu des copies. Les pénalités maximales qu'elles risquent sont, accrochez-vous, une amende de 100.000 $ et un peine de prison de pas moins d'un an. Celui qui a volé une copie physique du film et celui qui l'a tapé sur le net méritent sans doute une condamnation exemplaire (ce qui ne signifie pas "barnumesque" pour autant), mais les autres ?

D'une certaine manière, je suis heureux de cette démesure. Peut-être qu'enfin elle poussera le citoyen à s'interroger sur le monstre qu'est devenu le droit d'auteur et, qui sait, de se demander si son existence se justifie encore en 2006.

Je conseille par ailleurs à ceux qui s'intéressent à ces problèmes de lire ce blog consacré au combat contre les droits intellectuels.


Politique bruxelloise

Climax nous signale un nouvel article de la Tribune de Bruxelles au sujet des mandats d'Yvan Mayeur. Je devine que d'ici peu Flup "Stal" Moustache va leur demander s'ils sont payés par le Vlaams Blok. On sait en effet avec quel brio ce fin marxien manie la trinité dialectique "thèse-antithèse-in â fraise !" Sauf qu'évidemment, il sort d'une famille trop chic pour parler bruxellois, mais soit.

Dans les commentaires du blog du même Climax, je découvre un blog politique d'excellente facture (bien que plutôt de centre-gauche) consacré à Bruxelles. Je conseille à mes gentils lecteurs d'examiner avec une attention toute particulière les rubriques "politique fédérale", "politique régionale" et "politique communale". L'auteur est visiblement bien introduit dans le landerneau politique et j'y ai appris pas mal, notamment au sujet des Elio boys (and girls).


Une vision pessimiste mais réaliste de la politique


Qui a écrit ceci ? Un cadeau surprise au premier qui trouve :

« Démocratie ou dictature, la fin demeure la même : la conquête et la possession du pouvoir par tous les moyens, aussi longtemps que possible. »
[..]
« Faire et défaire les carrières, être le dernier recours pour toutes les faveurs, distribuer ses grâces au gré de ses préférences ou de ses antipathies... »
[..]
« la décision des peuples supposés plus libres n'a pas comblé le fossé entre la politique et la morale. Au point que, pour triompher, il faut davantage encore d'hypocrisie, ne pas tromper seulement quelques-uns mais tous ».
[..]
« le parcours pathétique du politique, des journalistes, des sondeurs, des conseillers en communication ou encore des intellectuels, qui prétendent posséder le privilège de l'intelligence et du savoir, et que chacun s'y soumette ».
« Culte des idées nouvellement reçues, naïvement provocatrices, adhésion à toutes les fantaisies changeantes de la mode. »


Le principe de la grenouille

Une histoire trouvée sur le net, je vous la livre telle quelle, j'aimerai avoir les réactions du peuple. C'est un certain Olivier Clerc qui l'a écrite, je ne sais pas trop qui c'est.
Imaginez une marmite remplie d'eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille.

Le feu est allumé sous la marmite et l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper et l'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, cela la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude, la grenouille commence à la trouver franchement désagréable, mais la chaleur l'a affaiblie. Alors elle supporte et ne fait rien. La température continue de monter jusqu'au moment où la grenouille va finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quoi que ce soit pour s'extraire de la marmitte. Si la grenouille avait été plongée directement dans une eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Alors qu'un changement s'effectue de manière suffisament lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart de temps aucune réaction, aucune oposition, aucune révolte.


La cyber-tyrannie est en marche 2

Google propose donc aux Chinois un moteur de recherche ad usum delphini.

On remarquera que ses concurrents font pareil et même pire, puisque Yahoo ! a été jusqu'à fournir aux autorités chinoises des informations qui ont permis de condamner un dissident.

Pour vous donner une idée de ce que cela signifie, voici ce que donne une recherche images sur Google Chine et sur Google Belgique lorsqu'on introduit "tiananmen square".

Sans commentaires.


25.1.06

Freya ou le triomphe de la nullité

Une de mes dernières chroniques a poussé certains de mes petits camarades à me demander pourquoi je regarde encore la télé. Eh bien, hier soir, j'ai ri aux larmes en regardant Freya Van den Bossche se faire massacrer à "Terzake", le news-magazine de Canvas. Ses explications au sujet du drame pétrolier qui secoue le budget de notre petit royaume étaient tellement risibles et dénuées de crédibilité que j'ai la quasi-certitude que bon nombre de citoyens ont été se coucher en se rendant compte qu'on les prend pour des cons. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

Mais peut-être se trouve-t-il encore en francophonie de pauvres hères qui ignorent qui est Freya ?

Cette charmante personne est ministre fédéral du budget et vice-premier ministre pour le parti socialiste (tiens ?) flamand. Elle est la fille de l'ancien ministre (re-tiens ?) Luc Van den Bossche et s'est fait remarquer à diverses reprises ces dernières semaines. Il s'est par exemple trouvé de mauvaises gens pour s'étonner qu'un ministre du budget ne sache pas la racine carrée de 25 et s'en "excuse" en disant que de toute manière, pour établir un budget, il suffit de savoir additionner et soustraire. Je rassure tout de suite mes lecteurs français, ce n'est pas une histoire belge, ou plutôt, c'en est bien une ! Le manque de bagage intellectuel de Freya n'étonnera pas ceux qui savent qu'elle n'a pas terminé ses études de droit sous prétexte que "l'ambiance en fac de droit ne lui plaisait pas". Elle avait d'ailleurs bien mieux à faire, se lancer en politique à peine ses études terminées par exemple. Pas besoin de beaux diplômes pour représenter la nation !

Freya la branchée a récemment fait parler d'elle en insultant le gouvernement néerlandais dont les membres ont l'air tellement "stijf" ("engoncés", pour ceux qui ignorent notre belle langue bruxelloise) qu'ils ont probablement - dixit Madame le ministre - du naître en costume trois pièces. Hélas, le gouvernement hollandais a ignoré cette saillie, probablement parce qu'il a estimé que son auteur est une nullité à laquelle il est inutile de répondre.

Mais venons-en au vif du sujet. Freya a donc reçu fin 2005 quelques 100 millions d'euros du secteur pétrolier, ce qui lui a permis de présenter un budget "en équilibre" à l'adoration des masses. Le hic, c'est que les pétroliers doivent être remboursés, ce que Freya a héroïquement nié jusqu'à ce qu'on lui présente le contrat qu'elle avait elle-même signé avec eux. Son interprétation dudit contrat est d'ailleurs particulièrement hilarante, et on peut espérer que ses récents déboires lui ont fait comprendre qu'il aurait peut-être été utile de poursuivre ses études de droit, condisciples péteux ou pas. Ce qui est encore plus rigolo, c'est que ledit remboursement doit intervenir dès que le budget sera définif, en d'autres termes, dès que le petit tour de passe-passe financier de notre SUPER-gouvernement sera coulé dans le bronze. Vous imaginez le privé falsifier ses comptes de la sorte dans la plus parfaite impunité ? Moi non. Mais vous avouerez que lorsqu'on agit "pour le bien commun" (ouarf ouarf !) la fin justifie les moyens.

Puisque cet argent doit bien venir de quelque part - ledit "quelque part" ne pouvant bien entendu être le jack-pot fiscal cinq fois supérieur à la somme empruntée que l'état a touché grâce à la hausse des prix des produits pétroliers - Freya entend rançonner le secteur pétrolier. Donné, c'est donné, reprendre, c'est voler ! Non seulement Freya ignore les maths et le droit, on remarquera que ses notions d'économie politique présentent elles aussi de sérieuses lacunes, puisque d'une manière ou d'une autre, cela signifie en effet qu'au final, c'est le consommateur qui paiera. Quant à la morale, et notamment "tu ne voleras point", n'en parlons même pas. Mais n'est-ce pas là, gentil lecteur, l'essence même du socialisme ?

Enfin, à leur décharge, il faut reconnaître que grâce aux socialistes, n'importe qui peut devenir vice-premier ministre de Belgique. Et ça, c'est un acquis civilisationnel que le monde entier nous envie.


CPE, CDE, CTE, CEPL...

Un grand raout national d'une centaine de milliers d'étudiants et de millions de syndicalistes se met en place contre le CPE (Contrat Premier Emploi) de M. Borloo.

Mais, mise à part la droite socialiste UMPiste ou radicale, qui peut défendre un tel projet, qui ajoute un nouveau mode opératoire dans un système déjà hyper-complexe ?

D'autant que M. Borloo oublie qu'après le premier emploi, il y en a un deuxième pour lequel un cadre juridique est à mettre en place via le CDE (Contrat de Deuxième Emploi), puis un troisième (le CTE).

Il faudrait également penser aux personnes qui, comme moi, portent des lunettes et ont donc des besoins particuliers à formaliser dans un type de contrat spécifique (le Contrat pour l'Emploi des Personnes à Lunettes). Puis aux chauves (le CEC, les Contrat Emploi des Chauves), dont un dérivé sera adapté au cas des jeunes (le CEPCP, le Contrat d'Emploi des Personnes à Calvitie Précoce) et ainsi de suite.

A ce rythme, le plein emploi sera l'avenir de la France, étant donné le nombre de juristes nécessaires pour pouvoir embaucher quelqu'employé que ce soit (à embaucher avec le CEJCJC, Contrat d'Emploi des Juristes qui ne Connaitront Jamais le Chômage).


24.1.06

Corruption socialiste: la série noire continue

Après la Walbanie, Bruxelles ?

Soudainement, les petites affaires des camarades font surface. On apprend par exemple dans "De Standaard" que le bourgmestre d'Ixelles, pourtant socialiste lui aussi, a établi un rapport sur les malversations au sein de l'asbl GIAL qui fournit à la ville et à la zone de police - dont fait partie Ixelles - son matériel informatique. Un million d'euros auraient tout simplement disparu dans la nature, notamment afin de louer un appartement à Paris. Mais ce n'est pas tout: sont également dans le colimateur LES CUISINES BRUXELLOISES et l'asbl BRAVVO qui s'occupe de "la jeunesse". Rappelons que l'échevin de la jeunesse (et d'autres trucs) n'est autre que la talentueuse Madame Hariche.

Comme j'aime bien savoir à qui j'ai affaire, j'ai été faire un petite recherche. Voici ce qu'on trouve sur le site du Moniteur Belge:

Le conseil d'administration de GIAL est composé notamment de tiens donc, Freddy Thielemans et Faouzia Hariche !

Le conseil d'adminstration des CUISINES BRUXELLOISES est composé notamment de, tiens donc, Freddy Thielemans, Yvan Mayeur et Faouzia Hariche !

Le conseil d'adminstration de BRAVVO est composé notamment de, tiens donc, Freddy Thielemans et Faouzia Hariche ! On remarquera Yvan "le cumulateur" Mayeur parmi les fondateurs.

L'objet de ces asbl coïncide par ailleurs étrangement avec certaines compétences du conseil des bourgmestre et échevins. En d'autres termes, elles sont bien pratiques pour donner des petits postes aux copains sans subir quelque contrôle que ce soit, et surtout pas celui, déplaisant et de mauvais goût, de l'opposition. On peut par ailleurs s'interroger sur un truc tout con qu'on appelle "le conflit d'intérêts" et qui semble réservé au privé, puisque la ville commande des biens à des asbl dont font partie le bourgmestre et ses principaux alliés.

Ah, c'que c'est beau, le socialisme en action !


23.1.06

Vive le service public !

Samedi soir, 19h30. J'allume la télé afin de regarder le journal télévisé de la retebeuf. Générique, la speakerine apparait à l'écran, l'air grave. Et nous lance la terrible nouvelle. Le préfet pervers et sa bonne femme ont également organisé des compétitions de catch féminin topless en Hongrie ! Autant vous dire que je n'ai fait que vaguement attention aux couillonnades qui ont suivi, et notamment un ennième petit détail sur manière dont notre gouvernement falsifie jusqu'à son propre budget.

Ah, heureusement que le service public est là ! Heureusement qu'il nous parle des vrais problèmes de notre temps plutôt que de nous bercer de séries idiotes ! Evidemment, on aurait aimé voir encore plus d'images des donzelles (scandaleusement) dépoitraillées, histoire de juger par nous-mêmes de l'horreur de la chose, mais bon, j'imagine que leur équipe de journalistes d'investigation travaillait heunder-coveure et ne pouvait se faire remarquer. Une chose est sûre en tout cas, ce n'est pas chez ces mercantis de RTL qu'on fait tous ces efforts citoyens et solidaires pour informer les gens !


22.1.06

Tu ne voleras point

Une petite vidéo rigolote, extraite d'un épisode de South Park, au sujet du téléchargement "illégal" de musique. C'est ici pour la rigolade.


20.1.06

La cyber-tyrannie est en marche

Il fallait s'y attendre: le gouvernement américain veut forcer Google à lui communiquer des données statistiques afin de contrôler les habitudes des internautes. Gageons que le prochain pas, s'il n'y a pas de résistance suffisante, sera une surveillance plus individuelle

Le net, jusqu'à peu un espace de liberté extraordinaire, est en train de se transformer sous nos yeux en un monde orwellien où Big Brother nous contrôle tous, ainsi que l'avait d'ailleurs prévu par exemple Larry Lessig dans "Code".

On se rappellera que MSN et Yahoo ! avaient déjà cédé au gouvernement chinois et censuré des opposants. Ils n'ont évidemment pas résisté au gouvernement US.

Pour ma part, je me propose de boycotter désormais Yahoo ! et toutes les autres couilles molles qui ont trahi notre confiance. Je n'utiliserai plus que Google, en prenant garde toutefois à ce que je fais. Je me demande par exemple si j'oserai encore visiter ces excellents sites que sont Antiwar.com ou LRC en passant par un moteur de recherche. Je n'ai pas envie de finir comme le cheikh Yassine si Dubya pète les plombs...

Je terminerai ce billet en conseillant la visite d'un excellent site, bien que plutôt orienté à gauche, à tous ceux qui veulent défendre nos droits dans le cyber-espace. Et n'oubliez pas : BOYCOTTEZ MSN ET YAHOO !


10.1.06

Encore la TVA sociale

Aujourd'hui, trois points de vue différents dans les Echos, au sujet de la nouvelle idée géniale du président de la République française concernant la réforme des prélèvements sociaux, il s'agirait de financer les organismes sociaux par des prélèvements sur la valeur ajoutée, ce que l'on appele la TVA sociale.

Bien sûr, sur ce blog, cette idée saugrenue a déjà été dénoncée en novembre 2004, comme quoi, les idées pourries ont de l'avenir dans ce pays.

D'abord, le point de vue d'un ancien commissaire au Plan qui, à la surprise générale, y est favorable :
l'option de la TVA sociale mérite mieux que d'être écartée d'un revers de main au profit d'une taxation de la valeur ajoutée des entreprises qui conduirait au bout du compte à affaiblir un peu plus la position de la France dans la compétition internationale.
Ensuite, l'analyse d'un député soi-disant libéral qui passe vraiment à côté du sujet :
les charges sociales, qu'elles soient salariales ou patronales, représentent pour le salarié un salaire différé lui permettant une assurance contre les aléas de la vie (maladie, chômage). Distendre ce lien en changeant l'assiette, c'est risquer de signer la fin du paritarisme de cette construction originale qui permettait aux partenaires sociaux de gérer ensemble les organismes de protection.
Enfin, la tribune de loin la plus convaincante des trois, qualifiant cette réforme de "cosmétique" :
Le président a repris une de ces « évidences » présentes dans les débats depuis deux décennies et que l'ancienneté immunise contre la critique : les cotisations sociales patronales modifient le prix relatif du travail par rapport au capital, d'où une importante substitution du travail par le capital et le niveau élevé du chômage d'équilibre. [..]ce raisonnement bien connu est en fait faux. Tout d'abord, cotisations sociales patronales et cotisations sociales salariales sont économiquement équivalentes : leur montant ne pèse pas sur le coût global du travail payé par les employeurs, mais sur les salaires nets. L'incidence des prélèvements est indépendante du redevable apparent de la taxe. Ce sont les salariés qui supportent la totalité des charges sociales. Si le financement de la protection sociale est réformé, il n'y a pas lieu de se focaliser sur les charges patronales.
[..] les mécanismes de transmission du basculement des cotisations sociales sur la TVA vers l'emploi sont plus que douteux. [..] En fait, en basculant les charges sociales patronales sur la TVA, on substitue une composante du coin socialo-fiscal à une autre. [..]Mais, au total, la réforme annoncée, quelle que soit la forme retenue, sera principalement cosmétique.
Diffusez-donc ces idées simples : les cotisations patronales, ça n'existe pas, elles ne pèsent pas sur le "coût du travail", mais sur le salaire du salarié.

Et observez les prochains débats politiques sur le sujet : aucun, vous le verrez, n'évoquera ces éléments, aucun, je vous le garantis, ne permettra de mettre en évidence cette supercherie. Venez débattre sur le forum de la communauté libérale de ce sujet brûlant.

EDIT : la blogosphère s'agite au sujet de la TVA sociale, jetez donc un oeil à Technorati, j'y ai notamment découvert le blog de Liberalisateur, un blog libertarien, qui s'est fendu d'un article sur le sujet il y a quelques jours.
J'ai même mis la main sur le site TVA-sociale.org qui, aussi stupéfiant que cela puisse paraître, cherche à promouvoir cette "nouvelle" mesure.


Mardi 26 juillet - 2005

(En ce mois de janvier, plutôt que de prospecter sur la nouvelle année, je vous propose un petit épisode qui date de l’été dernier…)



Ci-dessous la vignette du 26 juillet de l’année dernière de l’éphéméride humoristique fixée sur la porte de mon frigidaire :





Dans ce qui semble tenir lieu de pharmacie, une femme s’adresse à ce qui semble donc être un pharmacien :

« La santé n’a pas de prix, revendique-t-elle.

- Peut-être, mais les médicaments ne sont pas donnés » fait remarquer l’homme en blouse blanche.



Ce qui pourrait passer pour un simple jeu de mot est en fait une remarque pleine de bon sens. La santé n’a évidemment pas de prix ; mais les moyens nécessaires pour la « garder » ont un coût. Les médicaments ont un coût, les hôpitaux ont un coût, les médecins qui diagnostiquent et opèrent ont un coût (leur salaire), former des personnes à de telles compétences a un coût, etc. Tout cela représente le fruit du travail d’hommes et de femmes, qui peuvent légitimement réclamer une contrepartie à leurs efforts.

De façon similaire, les alter-mondialistes clament que « La culture n’est pas une marchandise ! ». Or si la culture n’est pas une marchandise, ne peut être une marchandise, elle nécessite néanmoins pour sa réalisation l’usage de marchandises. Pour organiser un spectacle, il faut par exemple disposer d’une salle, de costumes, de machines techniques…et bien sûr des comédiens ! Ces comédiens qui voudraient que la culture soit « gratuite », mais qui eux-mêmes tiennent à être rémunérés pour leur prestation ! La culture et la santé ne sont pas des marchandises, précisément parce qu’elles sont en elles-mêmes des marchés : elles résultent de l’interaction de plusieurs agents qui produisent, échangent, consomment. Et c’est cette interaction qui détermine le prix à payer pour la culture, ou le coût des soins médicaux.


En réalité, ce que les alter-mondialistes attendent, en clamant que la culture n’est pas une marchandise, c’est de bénéficier de subventions illimitées. Seulement, les fonds ne sont pas illimités. L’Etat ne dispose pas d’un chapeau de magicien d’où jailleraient des millions et des millions chaque fois qu’il y en aurait besoin. L’argent que manipule et distribue l’Etat est en fait celui des contribuables, à qui il l’a prélevé – contribuables qui eux-mêmes génèrent cette richesse par leur travail.

Bien sûr, on peut souhaiter que tous les processus d’entraide et de solidarité soient mis en œuvre, afin de permettre à ceux qui n’ont pas les moyens d’assumer ces coûts de tout de même profiter des soins médicaux dont ils ont besoin. Néanmoins il ne faut pas oublier qu’à la base quelqu’un devra toujours payer. Comme le rappelle Jean-Louis Caccomo* : « Les économistes disent souvent "il n'y a pas de repas gratuit". C'est fondamentalement vrai. Il y a toujours quelqu'un qui paie. Ce que l'on vous donne "gratuitement" provient toujours d'autres personnes qui l'ont produit. »

Considérer que la santé « n’a pas de prix » ne veut donc pas dire que nous devrions avoir le droit de profiter de soins médicaux sans jamais se soucier de leur coût. Quand le malade dit que la santé n’a pas de prix, il ne dit pas que la santé ne vaut rien, mais au contraire qu’elle vaut tout : la santé n’a pas une valeur nulle mais une valeur infinie, et c’est en ce sens qu’elle ne peut être gratuite. On peut alors décider qu’il faut dépenser sans compter, certes, mais à force de dépenser il risque d’arriver un moment où il n’y aura plus d’argent.

Les Français pensent que leur système de santé est l’un des meilleurs du monde, si ce n’est le meilleur. Seulement, si nous tenons vraiment à le préserver, nous ne pouvons pas le plomber d’un déficit de plusieurs milliards d’euros. A force de dépenser, il n’y aura bientôt plus d’argent. Le système que les Français défendent est-il un système où l’on se permet de dépenser sans compter – et sans penser aux conséquences –, ou un système qui assure une sécurité sociale minimale de façon durable ? Opter pour le second choix implique de se plier à quelques lois économiques élémentaires, à commencer par une meilleure gestion des organismes de Sécurité sociale, une plus grande transparence, et surtout une responsabilisation des différents acteurs, tant du côté des prestataires que des usagers. Nous devons reconnaître et accepter que les soins médicaux ont un coût, que nous ne pouvons les consommer comme si ils étaient gratuits.



Comme quoi j’ai pu tomber, dans cette éphéméride soi-disant humoristique qui ne m’avait servi que des blagues vaseuses depuis le début de l’année, sur des remarques plutôt pertinentes… ;-)



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* J.-L. Caccomo, Les mensonges de l’Etat-providence, in Le Québécois Libre n°130


Pourquoi les économistes se trompent (presque) toujours

Enjeux-Les Echos de ce mois de janvier nous propose un dossier sur les erreurs de prévisions des prévisionnistes. La conclusion de ce dossier est qu'il faut "garder l'analyse, se méfier des chiffres".

Enfin un journal arrive à la même conclusion que l'école autrichienne, avec un certain retard, il est vrai.

Pour vous en convaincre, reportez-vous à l'Action humaine de Mises, Scientisme et sciences sociales de Hayek ou Economistes et charlatans de Rothbard. Déjà, ces auteurs montraient en quoi l'économie ne pouvait produire d'analyse chiffrée qu'ex post (a posteriori) et que toute analyse ex ante (a priori) ne pouvait être réalisée que par des analyse qualitatives (quand un prix augmente, l'offre augmente et la demande diminue, mais ne me demandez pas de quantifier ces impacts).


8.1.06

La manne pétrolière

Lisez cet article de la publication liberale Le Quebecois Libre, de l'excellentissime Cécile Philippe, Directrice Générale de l'Institut Economique Molinari.

Elle y décrit très bien l'inconsistance des vociférations des hommes politiques cherchant à réduire les profits des compagnies pétrolières pour faire baisser le prix des hydrocarbures, notamment à la pompe.
Face au mécontentement populaire et catégoriel suscité par l'envolée du prix de l'essence à la pompe, du gaz et de l'électricité domestiques depuis 2002, les gouvernements de nombreux pays tels que les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Belgique, la France, etc., ont annoncé des promesses de subventions (les chèques énergie) et, de façon récurrente, ils menacent de taxer les profits des compagnies pétrolières. Déjà Jimmy Carter en 1977 affirmait que le meilleur moyen de maintenir des prix bas était de baisser les profits de ces compagnies.
Au début de l'année 2005, Tony Woodley, le chef du syndicat britannique T & G, proposait d'instaurer une taxe exceptionnelle sur les profits à l'instar du ministre français de l'Économie Thierry Breton qui, le 9 septembre dernier, menaçait les compagnies pétrolières d'une taxe exceptionnelle. Le 11 novembre, le Sénat américain demandait aux grandes compagnies pétrolières de s'expliquer sur des profits exceptionnels tant décriés.[..]
Les profits perçus par les groupes pétroliers ont certes atteint des niveaux records. Les cinq premières compagnies d'énergie de la planète, Royal Dutch Shell, BP, PLC, Chevron, et Total, ont réalisé 32,7 milliards de dollars de bénéfices au troisième trimestre 2005 (+52% par rapport à la même période l'an dernier) et devraient dépasser le cap des 100 milliards sur l'ensemble de l'année.
Je n'apporterai qu'un modeste complément : n'oublions pas, dans la composition du prix à la pompe, les ponctions étatiques.
A titre d'information, sachez que le seul Etat Français a ponctionné, en 2005, 25 milliards d'euros de taxes sur les produits pétroliers.

Ce que l'on appele la manne pétrolière, ce sont les prélèvements des Etats sur les produits pétroliers, représentant l'écrasante majorité du prix de vente de ceux-ci.

En moyenne, les taxes représentent, dans le monde, les deux tiers du prix de vente des produits pétroliers. Pourquoi les Etats, plutôt que d'entamer un bras de fer avec les compagnies, n'agissent-ils pas sur un levier dont ils ont la maîtrise totale? Il suffirait d'un décret, d'un projet de loi, d'une signature de ministre, pour que dès aujourd'hui, les prix à la pompe baissent instantanément!


Notion de service public

Une nouvelle chronique de Jean-Marc Vittori dans Les Echos à propos de la notion de services publics. Citant Wikipedia, il rappele la seule et unique définition possible pour cette notion :
En réalité est service public ce que la puissance publique définit politiquement comme tel, dans le but soit de lui appliquer des règles spécifiques, soit de l'intégrer directement dans le secteur public.
Son analyse est intéressante, lisez-donc son article. Toutefois, il me semble qu'il commet une petite erreur dans son analyse, ouvrant la voie à un maintien, par les constructivistes et étatistes de tout poil, de ce concept de service public :
Les économistes ont, eux aussi, défini un critère justifiant un service public : le monopole naturel. Dans ce type de marché, une seule entreprise peut fournir l'ensemble de la demande à un prix moins élevé que plusieurs entreprises concurrentes. L'archétype était le phare. Las ! la technique détruit un à un ces fameux monopoles. La fonction du phare peut être assumée par un signal radio ou un système GPS.
JM Vittori, ainsi, laisse penser que ce n'est que depuis peu que le phare peut ne plus être un "service public", étant donné qu'il conditionne la rentabilité (et donc l'existence) de ce bien économique à la réalisation d'un progrès technique donné. Je crois qu'ici il se trompe, des phares nés de l'initiative purement privée de particuliers ont bien entendu existé bien avant que ces technologies existent, comme le montre cet article du Quebecois Libre, qui s'est inspiré du fameux article de Ronald Coase intitulé "The Lighthouse in Economics".
L'erreur de M. Vittori provient ici du fait qu'implicitement, il a supposé que le consommateur du phare était également son financeur. Or, l'article du Quebecois Libre montre clairement que, si le consommateur est effectivement le bateau voulant s'amarrer au port, les financeurs du phare étaient en réalité d'autres acteurs économiques, les marchands du port en question. C'est ici le concept de "modèle économique" d'un bien ou d'un service qui est en jeu, je ne m'étendrai pas dessus, sauf si le peuple le réclame.

L'article de M. Vittori m'a rappelé une conversation que j'avais eue il y a quelques mois avec Philippe Herzog, ce jour-là invité de l'émission Travaux Publics. Il avait exactement la même définition du terme "service public" que celle de Wikipedia.
Sur le site de son club de réflexion Confrontations, on trouve un article sur le sujet. Cet homme a fait bien du chemin intellectuellement en quelques décennies, lisez donc sa biographie sur Wikipedia pour vous en convaincre.

Il ne reste plus, à la classe politique française, de se débarasser de ce concept fallacieux prétexte à toutes les injustices. Y'a plus qu'à.


7.1.06

Citer Bastiat

Un très bon article des Echos en consultation gratuite expose la liste des principaux gourous de cette discipline que l'on appele le conseil en stratégie (d'entreprise).

Notons en particulier l'intervention de Xavier Fontanet, dont on peut trouver une excellente interview, sur le premier (et toujours seul) forum de la communauté francophone libérale.
Pour sa part, Xavier Fontanet, président-directeur général d'Essilor International, cite volontiers Fernand Braudel, historien français et célèbre représentant de l'école des « Annales », qui a étudié les civilisations et les mouvements de longue durée en opposition avec l'histoire événementielle. « Intégrer la longue durée dans la réflexion. Il faut savoir en tenir compte dans chacun des efforts », estime le PDG d'Essilor. Autres sources d'inspiration : Bruce Henderson, fondateur du Boston Consulting Group, encore mal reconnu dans le domaine de la recherche académique en stratégie (au contraire de Michael Porter ou d'Igor Ansoff). Considéré comme le créateur du métier de consultant en stratégie, Bruce Henderson est l'un des auteurs que Xavier Fontanet a le plus étudiés. « L'esprit de concurrence est certainement l'un des plus grands facteurs de progrès », justifie le PDG d'Essilor. Enfin, Frédéric Bastiat, « un des plus grands économistes français, curieusement méconnu, qui nous apprend à regarder l'économie à partir de l'échange et de la personne ».
Frédéric Bastiat cité dans un journal à gros tirage, c'est assez rare pour être souligné. Surtout lorsque c'est un membre de l'organisation pas du tout libérale qu'est le MEDEF!


2.1.06

Le mal Français

Au cours d'un repas ces derniers jours, un convive a lancé qu'il était "anormal qu'en France, de nos jours, nous soyons dans notre situation et que les services publics soient aussi inaccessibles que dans notre ville. Déjà que pour poster un courrier, c'est pas facile, mais j'ai dû aller à l'hôpital et j'ai eu un mal fou à y aller".

A savoir que ce convive vit à 450 m. du bureau de poste et que dans un rayon de 4 km, il peut trouver trois hôpitaux publics (si, si, c'est vrai).

Moi, j'vous dits, ma brave dame, on devrait avoir un hôpital, un bureau de poste, un commissariat de police, une médiathèque, une salle de sport, une salle de théâtre subventionné, une caserne de pompiers, une université (etc, etc, etc...) au pied de chaque immeuble !


Idée à suivre en France..

Un clin d'oeil pour cette nouvelle année, trouvé via Les Echos, un entrefilet sur la création depuis avril dernier d'un musée de la dette en Argentine.
si les Etats-Unis ont leur « National Debt Clock » (horloge de la dette nationale) installée à New York, à deux pas de Times Square, l'Argentine a ouvert en avril dernier son musée de la Dette extérieure, à Buenos Aires. L'établissement retrace l'histoire de l'endettement du pays depuis 1810 et montre ses effets désastreux sur la population - ou comment un pays prospère est passé de l'opulence à la pauvreté en un siècle.
J'en profite pour souhaiter une très bonne année 2006 à tous nos lecteurs, ainsi qu'à tous mes amis co-auteurs de ce blog, santé et prospérité pour tous !