27.2.06

Gaza, le sac à puces

J'adore ce genre de nouvelles iconoclastes, à la limite du hoax. Néanmoins, il semble que Intel, le leader mondial des semi-conducteurs, planifie un investissement, d'un montant modeste toutefois, dans la bande de Gaza. En effet, Intel va lancer un petit centre de recherche et de formation à Gaza :

Chuck Mulloy, an Intel spokesman, told the newspaper: "We don't want to discount the tension in the area ... but from our perspective, we view it as something that can have a positive impact.

"If you talk to the leaders of the Palestinian Authority, this is exactly the kind of thing they want. They want education, they want paths to improve the economic well-being of their citizens."

Je suis curieux de voir ce que ça va donner, espérons, pour le bien des palestiniens, que cet investissement se concrétisera et se passera au mieux.


25.2.06

Aux innocents les mains vides

Un blog prometteur, celui de Jean-David CHAMBOREDON, trouvé via l'excellent blog de Pascal Mercier.
Capital risqueur depuis 2000, je suis frappé par l'immense décalage existant entre une grande partie de l'opinion francaise et le monde dans lequel nous vivons. Je n'ai aucune confiance dans nos politiques ou nos medias pour réduire cette "fracture". La France va droit dans le mur. Comment le faire comprendre ?
Nous aussi, cher Jean-David, français et belges de ce blog, sommes estomaqués par cette incompréhension.
Alors, bien sûr, M. Chamborderon soutient le Contrat Première Embauche, bien sûr, il est encore englué dans la gangue étatiste, mais je pense qu'à long terme, il verra plus clairement.

Quelqu'un dont le blog pointe vers le site de l'IFRAP ou de Contribuables Associés ne peut pas être complètement mauvais....longue vie à son blog!


Les capitalistes contre les pandémies

Trouvé via le blog de Loic Le Meur, le célèbre fond d'investissement Kleiner, Perkins, Caufield & Byers, à l'origine de quelques succès comme Google, AOL, Electronic Arts, Flextronics, Compaq, SUN, etc.... vient de lever un fond de 200 millions de dollars, pour le lancement d'entreprises spécialisées dans la prévention et la lutte contre les pandémies (telles que la grippe aviaire, ou le chikungunya.

Notamment, Beth Seidenberg, l'associée de KPCB qui sera vraisemblablement leader dans cette nouvelle catégorie d'investissement déclare :
“We have both an urgent and long-term view of the problem,” said Beth Seidenberg, M.D. “The 1918 pandemic resulted in more American deaths than any other event in our nation’s history. The worldwide effects were even more staggering. Even today, ordinary annual influenza causes half a million deaths a year worldwide. Innovations for pandemic preparedness can help our neglected global public health system address potential pathogenic disease.”


Religion et humour

Une chronique étonnante de Sébastien Bolher (voir dans la rubrique "L'actualité en séquences", le troisième reportage listé) a selon lequel la structure cognitive de l'humour et la structure cognitive de la religion, dans l'esprit humain sont à l'opposé l'une de l'autre, ce conflit congnitif semble très difficile à dépasser naturellement.

Il appuie cette affirmation sur des études qui auraient été menées à l'Université de Louvain en Belgique (voilà qui va faire plaisir à nos compères Belges), et après avoir un peu cherché sur le net, je suis tombé sur ceci et cela. M. Bolher a-t-il raison, a-t-il tort, j'avoue que je ne sais pas. Mais j'ai trouvé cette petite explication assez étonnante, elle me semble éclairer d'un jour nouveau certains faits divers récents : La Cène et Benetton, "l'affaire" concernant "l'indignation" à propos des caricatures du prophète de l'islam notamment.


24.2.06

Concours "je vomis le PS"

Les élections communales belges approchent à grands pas. Selon toute probabilité, le PS sera à nouveau le premier parti francophone. Pourtant, le dernier baromètre politique de LLB avait également révélé que le PS était le parti le plus haï de Belgique. Cela n'étonnera personne d'apprendre que c'est un sentiment que nous partageons tous chez Chacun pour soi. Or, le système électoral ne donne pas au citoyen la possibilité d'indiquer quels sont les partis et les personnes dont il ne veut en aucun cas. C'est ainsi que la haine du PS est le grand facteur invisible du paysage politique belge.

Chacun pour soi lance donc un concours: il s'agit de trouver le moyen de permettre au peuple d'exprimer (pacifiquement...) son dégoût du PS. Idéalement, il faudrait qu'il s'agisse d'un symbole, suffisamment souple pour pouvoir être apposé n'importe où (site web, boutonnière, etc.) et qu'on peut reproduire facilement et à très faible coût.

Le gagnant aura la satisfaction de savoir qu'au moins une fois dans sa vie, il aura activement combattu le Mal.

Toutes suggestions à faire dans les commentaires de ce post !


23.2.06

Le torchon brûle

Nos lecteurs belges se rappelleront qu'il fut un temps où les gens de bien étaient représentés par un parti libéral, le PRL, et l'aile droite du parti social-chrétien, le PSC. Cette aile droite fut complètement éliminée durant les années 1980 par la direction du parti et notamment par Gérard Deprez, qui à l'époque ne pouvait voir passer un cul socialiste sans être pris d'une frénésie orale impossible à maîtriser.

Le PRL de son côté, dont la direction avait été infiltrée par des personnages douteux venus de l'extrème-gauche, généralement via le Rassemblement Wallon, se mit tout doucettement à désespérer d'encore jamais arriver au pouvoir en Wallonie. C'est pourquoi il forma une grande coalition anti-PS en s'alliant avec le FDF, un parti de gauche implanté surtout à Bruxelles et qui parvient curieusement à mêler sentimentalisme belgicain et haine du Flamand. Détail amusant, dans diverses communes bruxelloises, le FDF était l'ennemi juré des libéraux depuis des lustres. On récupéra aussi au passage le MCC, micro-scission "de droite" du PSC menée, ça ne s'invente pas, par le même Gérard Deprez qui s'était soudainement - mais tardivement - convaincu que le PS, qu'il avait tant fait pour renforcer, était le Mal et qu'il fallait désormais le combattre. Ces alliances contre-nature qui déplaçaient sensiblement vers la gauche le PRL, désormais nommé Mouvement Réformateur (MR), furent vendues aux sceptiques comme le moyen de renvoyer le PS dans l'opposition. Ceux qui contestèrent furent exclus, dans la plus grande tradition du centralisme démocratique, et comme il fallait s'y attendre, la grande alliance anti-socialiste n'eut rien de plus pressé que de gouverner avec le PS dès que l'occasion se présenta. En d'autres termes, le MR n'a jamais été autre chose qu'une gigantesque escroquerie, dont le principal résultat a été de consolider le pouvoir du PS tout en déplaçant le centre de gravité politique de la Belgique francophone encore plus à gauche qu'il ne l'était déjà. Mais il faut avouer que cela rapporte beaucoup de petits postes aux gens du sérail, et après tout, c'est cela qui compte, non ?

Ceci étant, la grogne parmi les libéraux, y compris au sein du MR, ne s'est jamais complètement éteinte, d'autant que le FDF est un partenaire dont l'arrogance n'est égalée que par l'infidélité. On sait par exemple qu'après les dernières élections régionales à Bruxelles, il a été à deux doigts de rejoindre la coalition de gauche PS-Ecolo. Le président du FDF, Olivier Maingain, le Louis XIVeke de la Woluwe, a ainsi posé son veto à la présence de libéraux flamands sur les listes, poussant des personnalités libérales francophones de premier plan à ne pas se présenter, ce qui garantit une victoire du PS à Bruxelles-Ville. Dans la plupart des communes où le FDF domine, il a tenté de marginaliser les libéraux par tous les moyens. C'est notamment le cas à Auderghem, où Didier Gosuin, bourgmestre et candidat à la présidence du FDF, grand altermondialeux devant l'Eternel, tâche par tous les moyens de contrer et de décrédibiliser Alain Destexhe le seul homme politique francophone de stature nationale qui ose encore s'opposer au PS. La presse nous apprend ce matin que Destexhe franchit le Rubicon et mène une liste PRL contre Gosuin. Mieux encore, il semble être soutenu par la fédération bruxelloise du PRL, présidée par Jacques Simonet.

Espérons que cet événement aura au moins pour effet de rabattre le caquet du FDF, ce reliquat ridicule des années 1970, et signale le début de la fin de la dérive gauchiste du PRL. Quel intérêt possède encore aujourd'hui le MR, qui non seulement n'a pas réalisé son but supposé, être un machine de guerre anti-PS, mais qui a de plus fini par dégoûter bon nombre d'électeurs authentiquement libéraux ? Tôt ou tard, le MR devra choisir: soit il continue à mener sa politique de collaboration avec le PS, soit il devra faire face à un parti libéral sur sa droite. Wait and see...


PS : excellents billets de Climax et de Bruxelles Politique à ce même sujet.


22.2.06

Être Français en France

Alors là, il n'existe pas de plus grand bonheur que celui de vivre en France, quand on est Français. Et ce ne sont pas nos amis Belges qui me contrediront.

En bon Français, je me complais chaque jour à critiquer et à râler. Et de préférence lorsque je suis en tort.

Et, à vrai dire, c’est un vrai bonheur de vivre ici, en pleine Île de France. Quelle joie de pouvoir me plaindre des déficits qui écrasent le Pays, des profs qui enseignent n’importe quoi à mes enfants, des flics qui préfèrent s’abriter que de régler la circulation, de La Poste qui pour rendre son service dit « public » ferme le vendredi à 15 h 30, des syndicats qui descendent dans la rue quand il ne le faut pas (parce que faire grève, c’est un droit intouchable, mais une grève c’est toujours une source d’ennuis intolérables), de la CAF qui est toujours fermée le mercredi, d’attendre 9 h 00 qu'un hypothétique médecin soit disponible dans un service d’URGENCE, de la justice qui fout en l’air la vie de centaines (voire de milliers) de personnes chaque année, et j’en passe.

On a l’Etat qu’on mérite. Et en France, nous avons un Etat qui nous permet pleinement de vivre selon notre véritable nature de Français. Eternels râleurs devant l’Eternel. Et cet Etat prépare l’avenir avec attention. En multipliant les déficits qui nous coûteront encore plus cher et pèseront encore plus sur nos revenus et sur ceux de nos enfants. En gardant toujours autant de fonctionnaires et d’administrations publiques. En multipliant toujours plus les lois et règlements stupides et inconséquents. Et j’en passe (bis).

Alors moi, je dis, nous avons, en France, l’Etat qui se soucie le plus du bien être et de la nature de son peuple. Alors, Vive l’Etat français.


Liberté et dignité pour nos pieds !


Affaire GIAL - suite mais pas fin

Chitah attire mon attention sur l'identité du gérant de la société SP EXPERT FRANCE: il s'agit, tiens donc, de René Lambiotte. En cliquant, on accède à des bilans (simplifiés) de la société.

Reste à découvrir si René Lambiotte dispose en effet d'un appartement personnel au 42, avenue Montaigne. D'après ce que me dit le même Chitah - que je remercie au passage - l'adresse est plutôt du genre rupin. Est-ce le contribuable bruxellois qui finance le lifestyle, visiblement très jet-set, de René Lambiotte ? La suite au prochain numéro, à condition évidemment de pouvoir compter sur nos lecteurs français, non seulement ceux qui peuvent aller jeter un coup d'oeil aux sonnettes et boîtes à lettres du fameux immeuble, mais également ceux qui peuvent m'informer de la manière dont on peut découvrir à qui appartient l'appartement au cinquième, s'il est mis en location et, le cas échéant, l'identité du locataire.

A vous lire !


21.2.06

Mani pulite à Bruxelles - appel à témoins

Comme d'habitude, lorsqu'on veut se renseigner sur les suites du scandale de l'asbl GIAL, fournisseur en matériel informatique de la ville de Bruxelles et de la zone de police Bruxelles-Ixelles, c'est la presse flamande qu'il faut lire. Le (grand) Swâr n'en pipe mot et La Libre Belgique ne nous donne droit qu'à un très laconique entrefilet. Espérons que lors de sa prochaine parution, l'hebdomadaire La Tribune de Bruxelles se démarquera de ce triste tableau, qui illustre parfaitement la servilité de la presse francophone envers le monde politique. Mais soit.

C'est donc dans De Standaard qu'on en apprend un peu plus au sujet du résultat de l'audit de l'asbl GIAL.

Tout d'abord, le chiffre : l'asbl GIAL, fondée par la ville de Bruxelles et financée par le contribuable, accuse un trou financier de pas moins de 2,15 millions d'euros. Cet argent aurait été transféré à une société commerciale, la sa FOURWIN, créée par l'asbl GIAL en 1993. Pour "l'anecdote" relevons que "ze trou" n'est pas le seul problème: les services de l'asbl GIAL et de FOURWIN à la Ville de Bruxelles et la zone de police semblent avoir été d'une qualité déplorable, et les marchés attribués en violation de toutes les règles en la matière.

D'après le groupe MR au conseil communal de la ville de Bruxelles, l'asbl GIAL serait également liée à une société de droit français, la SP EXPERT FRANCE, établie 42, avenue Montaigne à Paris. L'examen des sonnettes de cet immeuble révèlerait qu'un appartement serait occupé par René Lambiotte, membre de l'assemblée générale de l'asbl GIAL et administrateur-délégué de FOURWIN. Je profite de l'occasion pour demander si un de nos lecteurs parisiens pourrait avoir l'amabilité d'aller jeter un coup d'oeil à cet immeuble et relever tous les noms figurant sur les sonnettes et les boîtes à lettres, ou, mieux encore, se renseigner pour savoir qui y est propriétaire ou locataire de quoi. Tous renseignements et photos à adresser à l'adresse e-mail melodius2003 arobase yahoo.com, où il en sera fait bon usage !

René Lambiotte et le secrétaire de l'asbl GIAL, par ailleurs "président du conseil" de FOURWIN, Serge Mertens de Wilmars, ont donc été licenciés.

Le bourgmestre Freddy Thielemans (PS), qui a été président du conseil d'administration de GIAL jusqu'à octobre 2005 au moins, prétend maintenant mener une grande opération main propres tout en affirmant que sa responsabilité politique ne serait en rien engagée. Bonjour la crédibilité, surtout lorsqu'on sait qu'il a fait des pieds et des mains pour empêcher l'opposition de mettre le nez dans ce dossier !

Marie-Paule Mathias, échevin ecolo et actuel président de la GIAL, affirme de son côté que les deux responsables licenciés ne se seraient pas enrichis personellement, d'où l'intérêt de mon petit appel à témoins parisien, car je suis un esprit pervers qui ne parviens pas à imaginer qu'il ne s'agirait que d'une banale affaire de mauvaise gestion.

Thielemans tâche donc de limiter la casse - gênante alors que la campagne électorale commence - et annonce à grand bruit qu'il va changer les règles du jeu. Evidemment, il ne saurait être question de dissoudre l'asbl GIAL, si pratique pour placer les copains et claquer l'argent du contribuable sans être soumis aux contrôles qui s'appliquent aux administrations. Histoire d'être tout à fait certaine de ne pas inquiéter la clientèle placée dans l'asbl GIAL et FOURWIN - une centaine de personnes au total - Mathias précise d'ailleurs que "l'emploi n'est pas menacé", du moins à court terme . Thielemans propose donc de limiter les pouvoirs de l'administrateur-délégué et du secrétaire-général, de ne plus nommer que des fonctionnaires à ces postes et d'introduire un contrôle interne permanent. Bref, du pur cosmétique.

Rappelons par ailleurs que des bruits courent également au sujet de BRAVVO et des Cuisines bruxelloises, asbl qui sont elles aussi financées par la ville et sous le contrôle du PS.

Comme on dit dans les gazettes, "affaire à suivre"...


PS du 22/2/2006 : L'échevin Marie-Paule Mathias, nouvelle présidente de la GIAL, a quitté Ecolo pour le PS. Je me disais bien qu'il y avait un truc bizarre dans cette affaire...


20.2.06

Petite illustration du double standard

Alors que nos vaillants collectivistes laïcards continuent à "défendre la liberté d'expression" pour les gentils caricaturistes danois, une condamnation en Autriche et un procès en Belgique viennent illustrer à quelle point la liberté d'expression est devenue une notion à géométrie variable en Europe.

Le parallèle est frappant quand on considère le procès fait au président du Front National de Belgique : en effet, ce qu'on lui reproche, ce sont les caricatures publiées sur les tracts distribués par son parti dans les boîtes aux lettres bruxelloises. Caricatures dans lesquelles, entre autres bons mots, il attribue la responsabilité des événements du 11 septembre au "Kouskous Klan". J'aimerais bien qu'un membre du MRAX ou de je ne sais quelle autre officine m'explique quelle est la différence entre un Mahomet avec une bombe à la place du turban et ce bon mot frontiste. Pourquoi dans un cas parle-t-on de propos racistes et pas dans l'autre ? Après tout, la cible est la même, non ?

Evidemment, je pousse un peu le bouchon. Il est clair que dans un cas, nous parlons de journalistes, certes indélicats mais néanmoins corrects en règle générale, et dans l'autre d'un parti qui a fait de la haine raciale son principal programme. Soit.

Il n'empêche. Je ne peux m'empêcher de me sentir mal à l'aise quand j'apprends qu'un révisionniste est condamné à trois ans de prison pour avoir exprimé des thèses que les historiens ont peu de peine à réfuter, alors que les caricaturistes danois font figure de héros de la liberté d'expression. Dans les deux cas, une communauté est blessée par l'usage qui est fait de la liberté d'expression. Dans les deux cas, des gens ont été choqués et gênés par ce qui s'est dit. Qu'est-ce qui rend l'un condamnable et l'autre pas ?Le problème réside en fait dans la limitation de la liberté d'expression. D'ailleurs, à terme, de telles caricatures finiront aussi par être interdites. Les propos racistes figurent déjà dans la loi, tout cela n'est plus qu'une question de temps.

La liberté d'expression est entière ou n'est pas. En ouvrant la boîte de Pandore des limitations de cette liberté fondamentale, nos soi-disant démocraties ont commencé à arpenter le chemin qui mène vers la dictature.


L'auto-critique n'est plus ce qu'elle était

La Retebeuf a examiné, avec le sérieux propre au sévice public, si le camarade Philippot, Grand Bachi-Bouzouk du kolkhoze du boulevard Reyers, a respecté les règles déontologique propres à la profession en censurant une émission consacrée au plan Potemkine, au motif qu'elle donnait la parole à Alain Destexhe, le "sénateur libéral" préféré du boulevard de l'Empereur.

Mateusz nous apprend quel est le résultat de l'enquête ; la cellule "vigilance citoyenne et morale prolétarienne" estime que le Grand Bachi-Bouzouk n'a commis aucune faute. La seule surprise en somme, c'est qu'elle ne l'ait pas félicité d'avoir empêché un ennemi du peuple notoire de troubler la paix citoyenne avec ses insidieux mensonges sur la quart-mondialisation de la Wallonie, petite terre de socialisme et de convivialité.

Ceux qui la trouvent un peu mauvaise peuvent écrire à mediation@rtbf.be Ca ne sert à rien, mais ça soulage.


N°3 sur la corde raide (suite)

Le rédac’chef, alias n°2, est repassé dans mon bureau ce matin : je n’avais toujours pas de nouvelle idée à lui proposer (cf. l’épisode précédent). Il m’a seulement rappelé que la semaine dernière n°4 était devenu n°44, puis il est parti en fermant violement la porte. Un peu dépité, je suis sorti à mon tour, et je me suis dirigé vers la machine à café. Comme vous vous en doutez, la machine à café est l’endroit le plus fréquenté de tous les locaux de Chacun-Pour-Soi. Pour peu qu’on aille s’y prendre un petit noir à la pause de 10h et on y croise tout le monde.

C’est Mélo que j’ai vu le premier. Je crois bien qu’il ne loupe jamais son petit crème du matin. Il semblait quelque peu fatigué, il avait planché sur un problème juridique toute la nuit. Je lui ai parlé de mon différend avec le rédac’chef. Bien sûr qu’il était au courant – tout le monde est au courant, tout se sait à la rédac de CPS… Il m’a conseillé de l’accompagner à la messe dimanche prochain : il m’a assuré y avoir déjà croisé n°2, et m’afficher comme un bon chrétien pourrait peut-être être un moyen de renouer avec lui. Puis il est retourné dans son bureau, me laissant seul méditer ce conseil face à la machine à café qui n’en pouvait plus de pisser du capuccino.
Ronnie est alors arrivé. L’élégant Ronnie. Lui aussi avait son idée pour me remettre d’applomb avec n°2 : « Tu n’as qu’à porter un trois pièces comme moi, avec un chic petit nœud pap’, tu auras plus d’allure qu’avec ton baggy troué et tes skateshoes terreuses, et crois-moi n°2 ne manquera pas de te remarquer et d’apprécier ton effort de présentation ! ».
Sur ce Jabial pointe le bout de son nez. Il me suggère d’éviter de me tracasser, et laisse entendre qu’il connaît peut-être un moyen un peu plus expéditif pour arranger les choses si n°2 continue de me mettre la pression. Je n’ai pas tout de suite compris son sous-entendu, il a fallu qu’il nous parle de son nouveau bazooka qu’il était en train de monter dans son bureau pour que son projet m’apparaisse plus clairement…
J’étais en train de me dire que ces trois options avaient chacune leur intérêt, quand Vélodeus est apparu dans le hall, guidant sa bécane d’une main. S’arrêtant à notre niveau, il se joint tout de suite à la conversation et me fait lui aussi une proposition : pourquoi ne pas le rejoindre lors de la prochaine rando en vélo qu’il organise ce week-end ? N°2 en sera, et se prendre quelques dizaines de kms dans les mollets à ses côtés est une bonne opportunité pour rétablir le contact ! Pourquoi pas.
Surgit alors Chitah, qui nous avait écouté caché dans la plante verte de l’espace café en train de manger une banane. Dans le registre sport lui aussi, il me propose une après-m d’accrobranching (discipline très en vogue dans les stages collectifs pour jeunes cadres dynamiques). Il me dit qu’un de ses amis, du nom de Tarzan, s’occupe d’un parc du genre et peut nous faire un prix.
D’autres et d’autres sont encore arrivés, et tous avaient à chaque fois une meilleure idée.

Et puis tout le monde a regagné son bureau. Je suis resté seul face à la machine à café, cette grosse machine parée d’une grande vitrine luminescente « Nescafé » qui met en scène un nuage de mousse venant souiller les deux lèvres pulpeuses d’une femme qui est très certainement une princesse Dieu sait où.
Beaucoup d’idées pour regagner la sympathie de mon supérieur n°2, l’assurance que Chacun-Pour-Soi est décidemment une grande famille où tout le monde pense aux autres, au moins le temps de la pause café (le reste du temps, c’est… chacun pour soi) ; mais aucune nouvelle idée pour rédiger des billets qui satisferaient n°2… Et vous aussi, lecteurs et lectrices chéris !


19.2.06

Anniversaire du protocole de Kyoto

Envoyé par mon ami l'excellentissime Valium, un des deux tenanciers du blog Contrepoison, une étude de l'Agence Européenne de l'Environnement sur 15 pays européens ayant signé le protocole de Kyoto. (Je ne cherche pas ici à discuter de l'intérêt de ce protocole, ni de sa légitimité)
Voici le commentaire de l'Institut Hayek concernant cette étude de l'EEA, qui nous apprend quelquechose de tout à fait intéressant :
[..]voici qu'une Etude de l'Agence Européenne de l'Environnement démontre que 13 pays sur les 15 signataires du Protocole ont considérablement augmenté leurs émissions de gaz carbonique. Seules, la Suède et la Grande-Bretagne les ont baissées (de 5 et 7,8% respectivement). Et, le comble, cette étude nous apprend aussi qu'un autre pays a baissé ses émissions de gaz : les Etats-Unis ! En effet, la baisse est de 0,8% tandis que l'Espagne a augmenté les siennes de 33%, le Danemark de 25%, la France de 9,5% et l'Allemagne de 2%. Bizarrement, aucun média n'en parle en France.
En effet, c'est surprenant, les media français sont d'un distrait, parfois.....

PS: au passage, vous ne trouvez pas que la l'article du site de Greenpeace France et celui-ci provenant du Figaro, se ressemblent?


18.2.06

L’idéologie dominante

Réveillez-vous ! Vous êtes manipulés ! NOUS SOMMES TOUS MANIPULES !

Tout le monde sait bien que l’idéologie dominante, c’est le libéralisme. Les injustices, le chômage, la pauvreté, toute la misère du monde : c’est à cause du libéralisme ! N’est-ce pas ce que l’on entend partout, à la radio, à la télé, dans la bouche des étudiants, des universitaires et des politiciens ? Tout le monde critique le libéralisme. Il n’y a pas un mouvement dit « contestataire » qui ne s’affirme anti-libéral. A bas le libéralisme ! Résistons à la mondialisation capitaliste ! Halte au libre marché !... Mais si tout le monde critique le libéralisme, l’idéologie dominante est-elle vraiment le libéralisme, ou n’est-elle pas plutôt la critique du libéralisme ?


N°3 sur la corde raide

Bon, mon rédacteur en chef n’était pas content du tout après mes deux derniers posts. Peut-etre que ca en amuse certains, mais pas lui. Il est venu gueuler dans mon bureau et ça a resonné dans tous les locaux de Chacun-Pour-Soi… C’est bêta, je me suis juste mélangé les logins entre mon site d’alter-débileux et mon blog libertarien préféré (que voulez-vous, au prix auquel ils payent la ligne, en ces temps de crise, il faut bien manger à tous les râteliers si l’on veut survivre). Le rédac’chef m’a donc clairement fait comprendre que si je ne rattrapais pas ma boulette, j’étais viré. Alors faut que je trouve un truc… Et je compte aussi sur vous, mes lecteurs adorés, pour m’aider à trouver une nouvelle idée !


SarkRemove

Trouvé via un blog du journal Les Echos, l'idée rigolote d'un blogger de créer le plugin Firefox intitulé SarkRemove, qui permet de virer tous les liens liés à Sarko sur une page oueb.


A quand un vrai contrat de travail?

Une nouvelle chronique de l'excellent Paul Fabra, Vers une déroute de la politique Villepin-Borloo, consacré à la pire idée de l'année en matière de politique de gestion et d'entretien du chômage en France (abusivement appelée "politique de l'emploi") à savoir la mise en place du CNE/CPE.
Aucun des deux programmes gouvernementaux [NDLR : les plans Borloo et Villepin] ne sort de la méthode française d'approche de l'emploi. Cette méthode procède d'une vision statique des êtres et des choses qui tourne le dos à la logique du marché. La confection du CNE et du CPE en est une illustration. On n'y a envisagé le nouveau contrat que du point de vue d'un seul des deux cocontractants, l'entreprise. D'avance, la nature contractuelle de l'embauche se trouvait ainsi niée.
Et il a parfaitement raison : ce qu'il y a à faire en matière d'emploi, ce n'est pas favoriser l'un pendant des décennies (le salarié) pour ensuite tenter de favoriser l'autre (l'employeur), mais bien de lâcher la grappe à ceux qui devraient être des co-contractants.


17.2.06

La tarte aux fraises : encore une contradiction du capitalisme ultra-libéral

Alors comme ça il y a des fous furieux qui défendent coûte que coûte la liberté d’expression, et qui pensent qu’on n’aurait pas du interdire la publication des caricatures de Bernadette Chirac avec un bâton de dynamite dans la chatte.

Helas... Ces fous, ce sont les ultra-libéraux. Liberté, liberté, ils n’ont que ce mot à la bouche. Ok : imaginons un monde où l’on peut tout dire et tout publier. On pourrait donc imaginer la publication d’une bonne recette de tarte aux fraises – si si, c’est plausible. Mais si la recette est vraiment bonne, les gens vont préférer confectionner leurs tartes aux fraises eux-mêmes chez eux, plutôt que d’aller l’acheter toute prête dans les supermarchés. A terme, cette liberté d’expression remet donc en cause l’industrie de la tarte aux fraises, pilier du capitalisme mondial.

Bien sur la tarte aux fraises n’est qu’un exemple et le même schéma peut être appliqué à mille autres choses. On peut imaginer par exemple des recettes de hamburgers qui viendraient concurrencer MacDonald, véritable clef de voûte de l’impérialisme globaliste américain supra-libéral. A terme, c’est tout ce système qui s’effondre, sous le poids de ses contradictions (comme l’avait prévu Marx).

L’affaire des caricatures de Bernadette en salopette a donc mis en évidence une nouvelle absurdité du capitalisme ultra-libéral. Mais les ultra-libéraux ne veulent toujours pas comprendre, ils sont vraiment trop cons.


16.2.06

Un autre prurit socialiste à Bruxelles

Un duel de titans se joue à Bruxelles pour savoir qui va devenir président du FDF (Front démocratique des Francophones), un particule socialisant et anti-flamand rabique, partie prenante du MR déjà fort social-démocrate. Le blog Bruxelles-politique a déjà évoqué cette lutte fratricide opposant le nationaliste de gauche Olivier Maingain, actuel président du parti, et Didier Gosuin, dont il fut déjà question ici pour ses délires marxisants.

Hé bien, le tropisme socialisant des deux politiciens anti-flamîns peut s'expliquer en découvrant leur itinéraire politique. En effet, entre 1989 et 1991, Maingain occupa le poste de directeur-adjoint du ministre-président de la Communauté française... lequel était le PS Bernard Anselme (actuel bourgmestre de Namur, siège de la très socialiste Région wallonne...).

Quant à Gosuin, c'est encore mieux (enfin, on se comprend !). Car notre Iznogoud voulant devenir calife à la place du calife précéda celui-ci à cette même fonction de directeur-adjoint... d'un ministre-président qui n'était alors personne d'autre que Philippe Moureaux, dernier marxiste avoué (sans la moindre honte, malgré les 100 millions de morts dus au communisme !) de notre belle capitale bolchevico-eurocratique et président actuel de la section régionale du PS. Cela peut expliquer aussi que, dans l'agenda plus ou moins caché de Gosuin, figurerait l'envie d'accrocher le FDF au pôle des gauches gouvernant pour l'instant la Région bruxelloise. Au vu de ses prises de position dépensiogènes, il devrait aisément convaincre les socialistes de son engagement jamais démenti du côté des Forces du Progrès.

Qui se ressemble s'assemble...


J’ai honte d’être européen

Oui, j’ai honte, honte honte honte. Comme tout le monde, j’ai entendu parler de l’affaire des caricatures de Mahomet. Et j’ai voulu me ranger d’emblée du côté des défenseurs de la liberté d’expression. C’était sans même en savoir plus, sans même avoir vu les caricatures par exemple.

Mais depuis, je les ai vu… Quelle horreur. Je suis encore sous le choc. Au début je pensait qu’il s’agissait d’un crobar d’ado rigolard, du genre Mahomet avec trois bites dans la bouche, ou en train de s’enfoncer un croissant dans le cul, un truc pas forcément très fin mais gentillet quoi ! Bon sang, jamais je n’aurais imaginé quelque chose d’aussi ignoble. Vraiment, ils sont allés trop loin, beaucoup trop loin. Parler de crime contre l’humanité est presque trop faible en de telles circonstances.

A la limite, si ces caricatures avaient été publiées dans un petit journal de fachos danois dont personne n’a jamais entendu parler, on aurait peut-être pu dans une certaine mesure tenter de minimiser l’affaire. C’est comme National hebdo en France, ils racontent leurs conneries racistes dans leur coin et on s’en tamponne. Mais là, non, il a fallu que ces caricatures soient publiées dans le Jyllands-Posten, cette référence internationale dont le tirage quotidien s’élève à près de 6 milliards d’exemplaires et que tout le monde lit tous les matins partout sur la planète. Le Jyllands-Posten, comme chacun sait, c’est le grand porte-parole incontesté de l’Europe et même de l’Occident : c’est une civilisation entière qui s’exprime à travers lui, et même, en un sens, l’humanité.

Certains parlent de « provocations inutiles ». Bande de salauds ! Ces caricatures ne sont pas seulement des « provocations », elles sont une véritable agression, un véritable viol des musulmans ! Et c’est d’autant plus déguelasse qu’à l’inverse jamais personne n’a caricaturé les autres religions, chrétienne ou bouddhiste.

Mais d’où a pu sortir une idée aussi monstrueuse, aussi abominable que ces caricatures qui retournent facilement même le mieux accroché des estomacs ? L’autre jour j’ai entendu un facho évoquer les attentats du 11 septembre. Quelle hypocrisie ! Si les Etats-Unis se sont fait attaqués ainsi, c’est peut-être aussi qu’ils l’ont bien cherché, hein ! Et d’ailleurs, faudra pas venir chialer quand les Danois se seront pris quelques avions dans la gueule, ce sera bien fait. Ils l’auront mérité.

Alors oui j’ai honte d’être européen aujourd’hui, quand je vois comment mon pays a pu permettre une attaque aussi infâme et déloyale contre les musulmans. C’est tout notre système qui est pourri, complètement pourri. Comment parler de liberté si la liberté c’est aussi violer les musulmans ?

Qu’on en finisse avec la liberté, et qu’on rétablisse plutôt la justice. Que l’on crée par exemple un grand comité de consultation internationale auquel on soumettrait tout ce qui vise à être publié partout dans le monde, où chaque pays, chaque peuple, chaque groupe social, culturel, religieux, chaque minorité, aura son mot à dire sur tout. Chaque accord de publication devra être décidé à l’unanimité. Qu’on mette également en place, à plus court terme, des cellules de soutien psychologique pour assister les musulmans qui ont besoin de se remettre de cette agression. Tout cela pourrait être financé par un impôt européen spécialement créé – ce serait juste que ce soit les européens qui payent, puisque ce sont eux les coupables.

Mais d’abord qu’on condamne ces dessinateurs, ou plutôt ces terroristes intellectuels, ces criminels, ces véritables criminels contre l’humanité, à la prison à perpétuité. Ce n’est certainement pas suffisant comparé à ce dont ils se sont rendu coupable, mais c’est déjà mieux que rien. (On pourrait également les condamner à être caricaturé à leur tour, mais ce serait vraiment faire le jeu de leur terrorisme en introduisant dans notre système de droit et de paix démocratique universelle ce genre d’extrême violence…)


Destexhe sur une liste noire à la RTBF ?

Trouvé dans les commentaires d'un post de Prométhée.

Un vent favorable m'a apporté fortuitement une information cruciale : le nom d'Alain Destexhe se trouve sur une "Liste noire" de la Direction de l'Info et de l'Ethique (c'est un comble) de la RTBF.

Cela explique beaucoup de choses.

Et ce nom est sur cette liste depuis 2003. Cela doit correspondre à une "sortie audacieuse" du bonhomme. A l'heure actuelle, je ne vois pas laquelle, mais ça doit se retrouver.


Heurs et malheurs du gauchisme subsidié


Vu sur Télé-Bruxelles (oui, j'ai honte, mais que regarder quand on a des insomnies ?) : un collectif d' "artistes" est "censuré" par la commune de Saint-Gilles. Pour nos amis Français, il faut préciser que Saint-Gilles est le fief de Charles Picqué, un des grands pontes du PS bruxellois et accessoirement ministre-président de la région. Qu'a-t-il bien pu se passer pour que nos amis socialistes se brouillent avec ces personnages auxquels d'habitude on file des sousous chaque fois qu'ils jappent ?

La commune avait semble-t-il accordé à nos zartistes l'autorisation d'afficher dans des panneaux Decaux diverses "oeuvres", dont notamment une pub sur laquelle ils avaient gribouillé "100% des Belges n'ont pas voté le hold-up néolibéral européen". On voit que l'oeuvre était ambitieuse, le message original. Pas de bol, l'affiche ainsi détournée avait été réalisée par un client de la société Decaux qui, menacée de procès, a demandé à la commune de mettre fin à la plaisanterie. Lors de la réunion de concertation, les gribouillards sont montés sur leurs grands chevaux, insulté leurs interlocuteurs et sommé la commune de libérer à leur profit les espaces d'affichage publics. Et là, surprise, surprise, ils se sont fait jeter.

Moment d'anthologie: le porte-parole de nos adeptes de l'agit-prop qui déclare à TLB: "Decaux n'est que notre invité, la voie publique nous appartient et eux ils payent des loyers." Ben oui mon gars, tes potes et toi ne payez pas un franc de taxes et vivez de la charité publique, tandis que la société Decaux est un citoyen productif qui paie des impôts. Ce qui implique, soit dit en passant, que si la voie publique appartient à quelqu'un, ce n'est certainement pas aux "citoyens" dans ton genre, mais plutôt aux contribuables. Ah, la belle rigolade !

Tiens, j'y songe, se pourrait-il que TLB qui est sous la coupe de Philippe Moureaux, l'éternel rival de Picqué, ait voulu mettre ce dernier dans l'embarras ? Non, vous n'y songez pas...


Big Elio vous parle

S'il se trouvait encore un naïf dans ce pays pour douter de l'emprise du PS sur la RTBF, voici de quoi le détromper. Lorsqu'un journaliste est assez courageux pour aller voir ce qu'est réellement le Plan Potemkine (aka "Plan Marshall") et pour interviewer "celui par qui le scandale est arrivé", on censure et c'est à peine si on n'exige pas que l'impétrant fasse son auto-critique.

Détail cocasse, au JT tout brejnévien qui a précédé l'émission, on a entendu notamment le présentateur, veston bulgare vintage et sourire COMECON, annoncer "oui, il y a un domaine où la Wallonie fait mieux que la Flandre: l'agriculture biologique". Un peu comme le Congo quoi...

C'est cela, l'information façon PS.


Mon passeport pour l'emploi : une carte MR

Didier Reynders veille à l'emploi des jeunes: en témoigne un billet intitulé "une page qui se tourne..." sur ce blog.

Ce jeune homme "prend ses responsabilités" et met fin à ses études pour rejoindre le Ministère des finances. Au train où vont les choses, il sera sans doute ministre à 25 ans. Après tout, Freya est bien vice-premier ministre à trente ans, alors qu'à son âge elle avait laissé tomber ses études et explorait les paradis artificiels dans un squat amstellodamois.

Comme dit l'autre : "Yes, j'adore (sincère)"


Making the world safe for democracy



Guerre des civilisations ? Quelles "civilisations" ?


15.2.06

Censure à la RTBF

On sait que le PS domine largement le conseil d'administration de la RTBF et que son l'administrateur-général, Jean-Paul Philippot, est un fidèle serviteur du parti. Pensez-vous que cela pourrait avoir une quelconque influence, même minime, sur l'objectivité de l'information ? Meuh non bien sûr!


La perception de l'immigration: "nihil novi sub sole"

Je signale à nos lecteurs un fort intéressant post d'Harald sur l'immigration. Comme lui, je déplore la persistance des mêmes poncifs xénophobes que ceux qui avaient cours il y a 60 ou 70 ans.

A méditer alors que l'autoritarisme jacobin atteint les Pays-Bas, que l'Europe politique se tisse sur le dos des immigrés, et que l'Etat belge s'arroge le droit d' enfermer des individus d'autres nationalité comme de vulgaires malfaiteurs. Tout cela au motif de protéger notre "modèle" européen social-démocrate, cher aux syndicalistes xénophobes...


En finir avec le mythe de la bonté de l'Etat

Tous ceux qui sont assez âgés pour se rappeler des événements de Tchernobyl se souviennent sans aucun doute de ces récits de secouristes russes s'affairant sans protection autour du réacteur encore fumant, absorbant sans s'en rendre compte des doses léthales de radiations. Sans doute aussi se rappelleront-ils le silence de Moscou : les événements de Tchernobyl n'ont été admis par les autorités russes que quelques jours plus tard, quand il fut impossible de nier le problème parce qu'un gigantesque nuage radioactif se dirigeait vers nos vertes contrées. Pendant ce temps, la population ukrainienne elle-même était maintenue dans l'ignorance complète des événements. L'évacuation du voisinage immédiat de l'usine ne fut décidée que plusieurs jours après l'accident. Inutile de préciser, je présume, que le rayonnement radioactif absorbé par la population du cru a depuis causé d'innombrables décès.

Volà bien la réaction typique d'un gouvernement dictatorial communiste, me direz-vous : aucun respect des secouristes présents sur le site, aucune information à destination de la population de la zone touchée, voire carrément de la désinformation afin de minimiser les risques. Bref, un mépris total de la vie et de la santé des personnes directement concernées par la catastrophe. N'importe quel libertarien vous contredira cependant : c'est l'Etat le problème, pas le système politique.

Un article de The Economist vient malheureusement corroborrer les thèses libertariennes : ce style particulier de gestion des crises n'est pas l'apanage des vilains méchants communistes. Dans un article intitulé "The Hidden Killer" et daté du 11 février, le périodique nous apprend en effet qu'un juge New-Yorkais vient de condamner Mrs Whitman, responsable de l'Environment Protection Agency (EPA), l'agence américaine pour la protection de l'environnement : Mrs Whitman est reconnue coupable d'avoir "sciemment et à plusieurs reprises trompé le public sur la qualité de l'air dans les jours qui ont suivi les attaques".

En clair, l'EPA, qui a analysé l'air de New-York dès le 12 septembre, n'ignorait pas, par exemple, que les niveaux d'amiante dans l'échantillon testé étaient quatre fois plus élevés que le seuil de danger qu'elle avait elle-même déterminé. Des études menées par d'autres agences gouvernementales ainsi que des chercheurs indépendants ont corroborré ces résultats, et détecté des niveaux très élevés d'amiante dans les logements et les bureaux de Lower Manhattan. Pourtant, l'EPA n'a pas hésité, au même moment, à mentir en recommandant aux habitants de ce district de New-York de regagner leur logement et de retourner au travial ou à l'école.

Pire encore : l'EPA avait reçu pour mission du gouvernement fédéral de gérer le nettoyage et la décontamination des logements et des bureaux, mission qu'elle a sous-traitée aux services de la ville de New-York, qui ne possédaient ni l'équipement, ni le savoir-faire nécessaire à l'accomplissement de cette tâche. Par contre, l'agence s'est fort bien occupée de l'assainissement de son propre quartier général New-Yorkais, en faisant usage des technologies les plus récentes.

Enfin, l'article note qu'un autre juge a statué sur un procès intenté à Mme Whitman par les sauveteurs présents Ground Zero, dont plusieurs sont déjà décédés des suites d'infections respiratoires et de cancers causés par les émanations toxiques présentes sur le site. Mme Whitman et l'EPA, qui avaient pris la précaution d'émettre un avis distinct nettement plus objectif sur la qualité de l'air autour de Ground Zero, ont été exonérées de toute responsabilité.

Mensonges à la population, mépris des conditions de travail des sauveteurs présents sur le site, le parallèle est frappant. La conclusion ne l'est pas moins : l'Etat est une entité malfaisante, quel que soit le système politique en place. Les citoyens des démocraties les plus abouties ne sont pas plus à l'abri de la malfaisance étatique que les sujets des dictatures les plus abjectes.

Plus que jamais, le titre d'un ouvrage d'Albert Jay Nock reste d'actualité :

"Our enemy : the State"


14.2.06

La presse vous informe


La Libre Belgique publie un article au sujet des menaces de fermeture qui planent sur l'usine Volkswagen à Forest, un des gros employeurs en région bruxelloise. Aucune explication n'est fournie au sujet des raisons qui pousseraient la direction de VW à envisager de fermer Forest, alors que ses coûts de fabrication seraient inférieurs à ceux des usines allemandes du groupe. Il faut croire que la "Libre", seule en Belgique, ignore que la délégation locale du syndicat socialiste FGTB a été complètement infiltrée par le PTB et a mis l'usine en coupes réglées. Ca n'en reste d'ailleurs pas là, dès qu'il y a moyen d'aller foutre le boxon ailleurs, les communistes de chez VW sont au premier rang. Pas étonnant qu'à Wolfsburg, ils songent se défaire de cette chienlit.


13.2.06

"Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait"

La "BAF" publie sur son blog une vidéo où on voit ses deux animateurs "crasher" une manifestation musulmane contre les caricatures danoises. Si je ne peux m'empêcher d'admirer le côté macho de la chose, ce genre de provocation est tout simplement irresponsable et dégueulasse. Imaginons qu'ils se soient pris des coups, voire pire, comme il serait sans doute arrivé s'ils avaient été perturber n'importe quelle manifestation syndicale, Dieu seul sait vers quoi cela aurait pu mener dans le contexte actuel.

Au final cependant, quelques manifestants leur ont lancé des noms d'oiseaux, d'autres se sont interposés entre nos deux zéros et la foule (qui ignore d'ailleurs largement l'événement) et c'en est resté là. D'une certaine manière, la BAF a donc fait la démonstration contraire de celle qu'elle entendait provoquer. C'est plutôt rassurant.

PS : Les néocons et les fachos qui se pressent sur le blog des deux compères pour les féliciter a complètement zappé le fait qu'à aucun moment, ils n'ont subi la moindre pression physique. A les lire, on croirait au contraire que leurs idoles ont sauté sur Bagdad sans parachute et armés seulement d'un couteau suisse. Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre...


Google, le prochain Microsoft


Une campagne de Cult of the Dead Cow, contre Google (l'image pointe sur l'article de CdC). Et l'EFF met déjà en garde contre Google Desktop 3.


11.2.06

Encore un peu de bolchoMRdisme ?

Les Abbott & Costello du "libéralisme social" dont il fut question hier sur CPS ont encore fait plus fort qu'on ne pouvait l'imaginer pour défendre leur proposition socialiste de fonds éthiques rendus obligatoires. A la question de savoir s'ils devaient encore être considérés comme des libéraux (s'ils le furent jamais...), Gosuin a répondu, selon "La Libre":

(...) Nous prônons évidemment une gestion libérale. D'ailleurs les socialistes eux-mêmes la pratiquent régulièrement. (Francorchamps, la Carolo et autres frasques de sybarites irresponsables ne sont que d'aimables plaisanteries, bien entendu)

Et Miller (l'auteur de l'immortel programme de la fédération PRL-FDF-MCC de 1999) d'ajouter: "Même Elio est un libéral déguisé !" (aux lecteurs français: "Elio" n'est autre que le président du PS - on voit au passage combien ce petit monde est à tu et à toi...)

Une chose est certaine: R. Miller - dont le passé trotskiste est connu et dont l'admiration pour Marx ne s'est jamais démentie (il se vantait naguère de posséder un buste du philosophe communiste dans son bureau...) - est bel et bien un bolcho repeint en "libéral de gauche", tandis que Gosuin joue l'idiot utile du DiRupisme délétère. Après tout, les élections approchent à grands pas. C'est ce que l'on appelle "le sens du long terme en vue du Bien public"...


10.2.06

la viande halal sur le grill

Climax nous livre un excellent billet sur le non-événement du mois.


Bové à Auderghem

Le MR a beau être l'incarnation de la capitulation en rase campagne, on aimerait que quelqu'un à la Rue de Naples rappelle délicatement à Didier Gosuin qu'il n'est pas inscrit au PTB.

Le Soir nous apprend en effet que, de concert avec l'inventeur du "libéralisme social" Richard Miller, le Bové d'Auderghem râtisse à la gauche de la gauche en surenchérissant dans l'alter-compréhension.

Ceux qui veulent investir dans des fonds d'investissement "éthiques" peuvent déjà le faire, on ne voit donc pas ce qui justifie que nos deux compères en bolchoMRdisme imposent leur conception du monde à ceux qui n'y tiennent pas. La liberté, décidément, est de plus en plus malmenée en Belgique.


A Lasne, on sabre le champagne

Daniel Ducarme semble avoir décidé de créer une liste dissidente "réformatrice" à Schaerbeek. Disons le sans ambages, c'est une très mauvaise idée.

Tout d'abord, l'homme de Thuin semble avoir décidé de passer lui-même l'éponge sur ses aventures fiscales. Personnellement, je m'en tape, mais ça ne change rien au fait qu'il est avarié aux yeux de bon nombre d'électeurs. Ensuite, la section locale de son parti ne veut pas de lui, officiellement parce qu'il n'a aucun enracinement local. Ducarme ferait bien de se rappeler qu'il n'est plus en Hainaut où les mandataires socialistes qui ont eu de "petits problèmes" sont recasés avec la bénédiction de l'opinion, massivement acquise au PS grâce au poids de sa clientèle.

Peu me chaut, dans l'absolu, si c'est l'actuel bourgmestre Clerfayt ou Ducarme qui l'emporte. Mais la "dissidence" de l'homme de Thuin ne peut que profiter à Laurette Onkelinkx et, dans le meilleur des cas, aux écolos d'Isabelle Durant. Partant, son petit numéro est un chantage honteux et un acte objectif de collaboration avec le PS qui ne peut qu'inspirer le mépris le plus profond.


9.2.06

Le Roi contre l'absolutisme particratique

Depuis le discours (justement) contesté du Roi Albert II aux corps constitués, sur lequel Melodius est brillamment revenu, les réactions flamandes ont continué de fuser. Certains mandataires du Nord ont décidé de punir le monarque en réduisant ses fonctions déjà congrues à un rôle purement protocolaire. Pour ma part, sans être un monarchiste fervent, je considère que, si cela devait se réaliser dans le présent contexte politique fédéral, cette initiative offrirait désormais un pouvoir total et absolu aux particrates. En particulier, aux socialistes wallons qui continueraient de quémander des sousous pour leurs politiques de stérilisation économique en échange de leur soutien aux partis flamands composant la majorité fédérale.

Exiger un retrait plus important du Roi en la circonstance, cela revient donc à conforter la situation dramatique actuelle et à cautionner le suicide collectif des Wallons opéré avec l'argent du contribuable flamand. Est-ce bien moral ?


Discutez avec la Ligue Arabo-Européenne

L'AEL ouvre un blog sur lesquels les commentaires sont admis. Je suis curieux de voir si ce sera un lieu de dialogue ou un dépotoir.


Reynders et ses grands principes

A plusieurs reprises, nous avons stigmatisé le social-démocratisme qui ronge le MR - le prétendu mouvement libéral francophone de Belgique.

Une interview donnée hier à "La Libre Belgique" par Didier Reynders, le sinistre des Finances, confirme ce diagnostic. Interrogé sur la question des valeurs, le vice-premier ministre donne sa réponse en ces termes:

(Nos valeurs) vont bien au-delà de la liberté d'expression et de culte. Il y a tout d'abord la primauté de la personne qui implique l'égalité hommes et femmes. C'est aussi la séparation entre l'Eglise et l'Etat et la primauté du politique dans un système démocratique.

Avant d'ajouter que ces "principes" nous viennent du siècle des Lumières et sont universels.

Pour "l'égalité hommes-femmes", je ne me souviens pas que les philosophes du XVIIIe siècle fussent des précurseurs du Centre pour l'Egalité des Chances, cette arrière-cour du socialisme. De même, quand il parle de ce principe comme étant universel, je crois que le tropisme principautaire de Reynders lui fait prendre les lubies égalitaristes françaises pour des vérités établies. Car, soyons clairs, quand le président du MR et Grand Argentier du Royaume désargenté nous parle d'égalité homme-femme, il ne s'agit évidemment pas d'égalité devant la loi, mais bien pour lui de chanter indirectement, et de manière feutrée, les louanges de la politique de "genre", exigeant par exemple l'aberrante égalité dans les salaires. Donc, une pure manipulation de langage socialiste !

Quant à la présumée séparation de l'Eglise et l'Etat, là encore, notre excellence récolte un zéro pointé, car en Belgique elle n'existe tout simplement pas. Mais sans doute s'agit-il d'un lapsus reyndersien anticipant un secret désir de voir Liège rattachée à la France - ce en quoi on ne peut que l'encourager à déployer tous ses efforts pour nous ôter du pied cette épine contenant le poison du socialisme le plus mortifère.

Enfin et surtout, le lecteur aura remarqué la logique peu cartésienne de notre francolâtre distingué: il nous parle d'abord de la primauté de la personne... pour parachever son raisonnement en invoquant la primauté du Politique ! Ahh, le "politique", cet adjectif substantivé qui permet à nos maîtres de traiter leurs sujets comme s'ils n'étaient que de simples auxiliaires insérés dans leurs discours ampoulés. Voilà donc les valeurs chères à M. Reynders. Heureusement, nombre de personnes arrivant chez nous ne se soucient guère de ce prêchi-prêcha socialisant et préfèrent bosser et faire vivre leurs familles - au contraire des "petits blancs" formant une partie du bataillon des militants MRdistes.


Le banditisme public

De Standaard nous informe qu'il n'y a pas qu'en Walbanie que les pouvoirs publics se comportent comme des bandits. Le service "routes et circulation" de la Région flamande doit ainsi pour plus de 700.000 € à Shell, qui menace de couper les cartes de carburant à partir du 14 février. Tous les fonctionnaires ont alors reçu un mail de service... les enjoignant à faire le plein le 13 !

Heureusement, le ministre de tutelle Kris Peeters a décidé de régler la situation. Il n'empêche que ce genre de petits incidents illustre parfaitement qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Belgique, et que la Flandre n'est pas immunisée.


7.2.06

De quoi demain sera fait


Deux phrases pour exprimer mon humble opinion sur cette "affaire" des caricatures du prophète de l'Islam.


1 - Ce sont les mêmes, qui croient à tort appartenir au microcosme libéral, qui hurlaient à l'antisémitisme du saltimbanque Dieudonné il y a quelques mois, et qui maintenant applaudissent des deux mains la performance de ce journal danois publiant les caricatures du prophète de l'Islam et ce, en invoquant la liberté d'expression qu'ils reniaient à M. M'bala M'bala.
2 - L'augmentation de la vitesse de circulation de l'information semble avoir pour corollaire l'augmentation de la vitesse de disparition de l'information dans les cerveaux humains : dans un mois, six mois, dix ans, on aura une autre affaire des Versets Sataniques ou de La Dernière Tentation du Christ, on aura ensore une affaire du RER D, on aura un autre torrent d'articles sur une caricature de l'islam ou du christianisme, on aura encore des polémiques à propos du judaïsme ou de la philatélie, on aura encore une polémique sur la n-ième bulle de tel ou tel Pape.


6.2.06

Le Parrain II

D'après La Libre Belgique, van Caurleone préparerait son retour au devant de la scène. Qu'attend Elio pour mettre fin aux simagrées de celui qui incarne, mieux que quiconque depuis Guy Mathot, le "parvenu" socialiste dans toute sa splendeur ?


La liberté d'expression

Il ne manquait qu'un intervenant dans le merveilleux "débat" sur la liberté d'expression qui fait rage pour l'instant : la Ligue Arabo-Européenne d'Abou Jahjah.

Celle-ci publie désormais sur son site trois caricatures négationnistes qui se veulent une riposte aux fameuses caricatures danoises de Mohammed. Puisqu'il faut défendre la liberté d'expression, affirme l'AEL, et sans vouloir offenser qui que ce soit, à l'instar des journaux qui ont publié les caricatures de Mohammed, l'AEL participe au débat en s'attaquant aux tabous européens. Voici l'article dans lequel Abou Jahjah explique son point de vue.

Il ne fait à mes yeux aucun doute que ces caricatures tombent sous le coup de la loi belge (ainsi que de la loi française) et c'est la raison pour laquelle je ne les reproduirai pas ici. Ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque, surtout après avoir publié une des caricatures danoises. C'est pourquoi, après mûre réflexion, je retire la caricature danoise que j'avais reproduite, en protestation contre cette limitation de ma liberté d'expression.

Il faudra voir maintenant si les caricatures de l'AEL donneront lieu à des poursuites. Vu les réactions qu'on a déjà enregistrées auprès de certains représentants de la communauté juive de Belgique, il semblerait que ce soit inéluctable.

On vogue donc potentiellement en plein cauchemar. Comment en effet désigner autrement une situation où toute personne attachée à la liberté d'expression est obligée de défendre d'authentiques fouteurs de merde et autres salopards, qu'ils soient danois ou arabo-européens ? Merci en tout cas à tous ceux qui ont cru utile de légiférer sur l'histoire et sur les sentiments qu'il est permis d'exprimer à l'encontre de personnes d'une autre race que la sienne: votre brillante invention est en train de prendre les allures d'un boomerang mâtiné de SCUD.

Pour ma part, je crois que la question centrale est la suivante : à qui profite toute cette histoire ? Le journal danois, notoirement islamophobe, a voulu susciter "une réaction". Certains n'ont été que trop heureux de "réagir" et se sont concertés pour obtenir un effet maximum. Le résultat, c'est un foutoir où chacun se sent appelé à soutenir son côté, qui au nom du respect dû au Prophète, qui au nom de la liberté menacée. Sachons raison garder : la ligne conductrice doit être que la liberté d'expression est sacrée et que tout acte violent dirigé contre ceux qui exercent cette liberté doit être puni, d'où qu'il vienne. Résistons contre ceux qui ont trouvé un nouveau moyen de faire progresser leur agenda guerrier, en refusant de nous laisser monter la tête.


5.2.06

Créativité fiscale, suite et certainement pas fin

Découvert par Fredo sur le forum des libéraux français, la nouvelle idée de taxe de Xavier Bertrand expliquée dans le Figaro, dans le cadre de son prochain Plan National Nutrition Santé (le PNNS).
En gros, il s'agit d'une taxe sur les produits alimentaires les plus gras et les plus sucrés, bien que ce PNNS recouvre en fait moultes autres propositions comme cet extraordinaire "Promotion de l’allaitement maternel".On dira encore, ici ou là, qu'il s'agit d'une taxe payée par les entreprises de l'agroalimentaires, mais comme chacun sait, c'est une supercherie, c'est bien le consommateur final qui paiera, comme toujours.

Mais toi, lecteur assidu de Chacun pour soi, es-tu vraiment surpris par cette taxe? Ben non, car tu avais déjà lu, ici-même, un projet de la ville de Détroit tout à fait comparable, mais visant seulement (pour l'instant), les fast-food.

Il est presque évident que Xavier Bertrand va proposer la même chose, sous peu.


3.2.06

Nouveaux liens

Nos lecteurs attentifs auront peut-être remarqué que notre blogroll a été mis à jour. Quelques sites et blogs ont disparu du web et donc de notre liste des liens, dont notamment (hélas) celui de l'excellent Aristophane, mais d'autres ont été ajoutés.

Je vous invite à visiter les petits nouveaux, ils se trouvent sous le blog de Climax.


Ca sent les élections !

La commune de Saint-Josse-ten-Noode, un des fiefs bruxellois du PS, diminue les impôts qui frappent les personnes physiques. J'avoue avoir du mal à croire que le bourgmestre Demannez ait été soudainement, quelques mois à peine avant les élections communales, convaincu des mérites de la courbe de Laffer.

Que nos nombreux lecteurs socialistes, solidaires et citoyens ne s'inquiètent cependant pas; ce qui est "donné" d'une main est repris de l'autre, puisque la commune augmente la taxe sur les bureaux. On sait d'ailleurs que Saint-Josse-ten-Noode souffre d'une hyper-activité économique qui justifie amplement qu'on prenne des mesures urgentes de décroissance.


Caricatures

L'affaire des caricatures danoises est une occasion pour le monde musulman de se remettre en question.

Tout d'abord, même si ces caricatures ne sont pas très drôles, elles contiennent un message qui mérite d'être entendu: il y a un rapport inquiétant entre Islam et violence. Il n'est sans doute pas intrinsèque à l'Islam en tant que tel, quoi qu'en disent les salafistes et leurs homologues néo-conservateurs. Il ne concerne certainement pas l'écrasante majorité des musulmans. Mais il existe, et à ce titre il mérite d'être relevé. Le grand repli sur soi indigné et les rodomontades ne sont pas une réponse adéquate à cette critique.

Ensuite, il est pour le moins paradoxal que la réaction à une critique censément injuste et insultante sur ce lien entre Islam et violence soit-elle même violente. En d'autres termes, ce n'est pas très malin de valider une opinion qu'on prétend combattre. La question est évidemment de savoir quel est le vrai but des joyeux protestataires. J'ai pour ma part ma petite idée à ce sujet, ainsi que sur la complicité objective entre extrémistes dont chaque surenchère justifie celle du camp d'en face.

Enfin, les excités feraient mieux de balayer devant leur porte. Que je sache, on n'a pas encore lancé de cocktails molotov contre des mosquées ou des ambassades de pays musulmans pour protester contre les injures bien plus graves contre le christiansme, le judaïsme et généralement tout ce qui n'est pas musulman dans la presse des pays islamiques, qui est d'ailleurs généralement à la botte des gouvernements. Ils feraient bien également de s'intéresser au contraste entre la liberté religieuse et d'opinion en Occident et leur absence dans la plupart des pays où la religion qu'ils professent est majoritaire. Ce sont notamment les libertés publiques qui ont permis à l'Occident de connaître le développement que l'on sait. L'Islam par contre, est de l'aveu même de ceux qui prétendent le défendre, une civilisation en crise depuis plusieurs siècles. Cherchez l'erreur.


Liberté de la presse

Ce jour-là, Samir Hadi, habitant de la bande de Gaza était mal réveillé. Il faut dire qu'il avaient entendu les bombardements retentir toute la nuit, alors il n'avait pas beaucoup dormi. Comme tous les matins, devant sa table de petit déjeuner, il trouva son journal norvégien, et lorsqu'il l'ouvrit il fut scandalisé.

Vous pensez que cette histoire est vraie? Non? Moi non plus. Il faut dire que je ne lis pas de journaux norvégiens. Mon voisin ne lit pas de journaux norvégiens. Alors, croire qu'on en lit dans la bande de Gaza! Mais alors, qu'est-ce qui a rendu fous de rage une quantité impressionnante de personnes qui ont défilé, ont menacé d'attaquer l'ambassade de l'Union Européenne, ont déclaré vouloir kidnapper des ressortissants de celle-ci?

Il a bien fallu qu'ils voient des carricatures - mais ce qui est certain, c'est qu'ils ne les ont pas vues dans les journaux norvégiens. En fait, il est fort probable qu'on leur a montré des carricatures qui ne sont jamais parues:
http://www.jp.dk/meninger/ncartikel:aid=3527646

Devant ce déchaînement de violence, je ne peux que vous recommander de signer la pétition de soutien qu'on peut trouver ici:
http://www.petitiononline.com/danmark/


2.2.06

Les petits boulots de nos élus

La Tribune de Bruxelles, qui a décidément décidé de démentir la réputation de veulerie de la presse francophone de Belgique, publie un article fort intéressant au sujet des mandats illégaux de nos chers élus bruxellois. Sont ainsi épinglés, outre Yvan Mayeur (PS) qui a les honneurs d'un article séparé, Philippe Pivin (MR), Laurette Onkelinx (PS), Alain Leduc (PS), Philippe Moureaux (PS), Alain Lefèbvre (FDF), Mohammed Lahlali (PS), Hervé Doyen (Cdh) et Willem Draps (MR).

Il y en a également qui, sans violer la loi, semblent cumuler des fonctions dont la compatibilité pose question : Henri Dineur (PS) et Jean-Claude Laes (MR).

Enfin, de petits distraits oublient de signaler les mandats qu'ils exercent, bien qu'ils en aient l'obligation et sans semble-t-il pouvoir être punis pour cette omission : Walter Vandenbossche (CD&V), qui il est vrai a régularisé sa situation depuis, Didier van Eyll (FDF) et Saïd Deraoui (Ecolo).

Comme on voit, si le PS figure (évidemment...) en bonne place, il est loin d'être le seul à violer la loi. On est par exemple en droit d'exiger beaucoup mieux de la part du MR, qui après tout prétend être un parti libéral.

A noter la très intéressante analyse du Professeur Alain Eraly.

Merci en tout cas à la Tribune de Bruxelles: name them and shame them !


Droit d'expression

Une nouvelle fois, la liberté d'expression vient d'être foulée au pied.

Le directeur de la publication de France Soir est limogé par le propriétaire du journal pour avoir publié les caricatures danoises de Mahomet tant décriées. Notre ami Melodius nous a permis d'en voir la composition la plus critiquée.

Jacques Lefranc, donc, croyant qu'il était encore en droit d'imaginer qu'en France "Oui, on a le droit de caricaturer Dieu" se retrouve sans emploi. Peut-être a-t'il oublié qu'aujourd'hui, il est possible de critiquer Jehova, Jésus, Jupiter Zeus, leurs curés, pasteurs, ou prêtres en tous genre.

Mais il est désormais interdit de critiquer Allah, son prophète et l'ensemble de leurs croyants.

Inch Allah.


1.2.06

La paille et la poutre

Une fois n'est pas coûtume, CPS publie une image. J'ai beaucoup de respect pour l'Islam et son prophète Mohammed, mais pas au point d'accepter n'importe quoi. Il est particulièrement heurtant que le fer de lance de l'agression islamiste contre la liberté d'expression au nom du "respect" soit l'Arabie Saoudite, un pays qui s'illustre principalement par son absolu manque de respect - et le terme est faible - envers les religions ou philosophies autres que l'Islam et toute interprétation de l'Islam autre que celle de primitifs fanatisés.

Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'oeil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton oeil à toi, ne la vois-tu pas! Comment peux-tu dire à ton frère: Mon frère, attends, que j'enlève la poutre qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton oeil; et alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l'oeil de ton frère.

PS : j'ai ôté la caricature de Mohammed qui figurait ici, et je m'en explique dans ce post.


Pourquoi le roi est à côté de la plaque

J'aime bien Albert II, mais suis-je le seul francophone à être embarrassé par son discours aux corps constitués ?

Le problème fondamental de ce pays n'est pas, contrairement à ce que laisse penser le discours royal, le séparatisme flamand; c'est la quart-mondialisation de la Wallonie. Si on veut enrayer cette descente aux enfers, il faudra nécessairement passer par la destruction de l'état-PS, chose dont même Gérard Deprez avait fini par s'apercevoir. Malheureusement, à quelques exceptions près, notamment le courageux sénateur Alain Destexhe, personne ne semble vouloir aujourd'hui vouloir porter ce projet politique en Belgique francophone. Cette démission du monde politique, et singulièrement du MR, s'apparente à une véritable trahison. Les partis flamands, y compris ceux de droite, sont à peine moins coupables; après tout, personne ne les force à accepter de gouverner avec le PS ni encore moins à déclarer, comme l'a fait récemment le président du CD&V Yves Leterme, qu'ils verraient bien Elio premier ministre. S'il est possible d'isoler le plus grand parti flamand par un cordon sanitaire, on ne voit pas ce qui empêcherait d'agir de même envers le plus grand parti francophone, dont le caractère nocif n'est plus à démontrer.

Bart de Wever, président du parti flamand ultra-nationaliste NVA, soulignait à bon droit hier soir sur Canvas que c'est la première fois que le roi reconnait que la Flandre et Wallonie n'ont rien en commun d'un point de vue économique et politique et que la Wallonie bénéficie de transferts financiers importants. Ca, curieusement, la presse francophone n'y attache pas trop d'importance, car les transferts, chacun sait ça, c'est une invention "d'extrémisses".

N'en déplaise au souverain, il faut être deux pour danser. Si la Wallonie continue à bloquer, voire à saboter la modernisation de l'état belge, le séparatisme est la voie la moins difficile pour les Flamands qui ne sont pas prêts à accepter de financer la Walbanie socialiste ad vitam aeternam et à remettre aux calendes grecques des réformes économiques indispensables. Et ça, le vieux discours moralisateur et "solidaire" n'y pourra rien changer.